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Faire Saint-Denis en commun
/ Des idées par et pour les femmes

Samedi 9 novembre, environ 70 personnes ont participé à l’école Daniel Sorano, à un après-midi d’échanges intitulé « les Rencontres des femmes », organisé par la liste Faire Saint-Denis en commun
Samedi 9 novembre Faire Saint-Denis en commun organisait une rencontre des femmes à l'école Daniel Sorano. © Yslande Bossé
Samedi 9 novembre Faire Saint-Denis en commun organisait une rencontre des femmes à l'école Daniel Sorano. © Yslande Bossé

Santé-Parentalité, Urbanisme, Politique, Vieillissement-Handicap, Sport, Harcèlement ou encore Emploi-Formation-Conditions de travail… Tels sont les grands sujets sur lesquels des Dionysiennes se sont penchées samedi 9 novembre, lors des Rencontres des femmes organisées par la liste Faire Saint-Denis en commun à l’école Daniel Sorano.

Femmes et hommes présents (ils étaient une vingtaine) ont eu environ une heure pour faire état des « problèmes rencontrés » par les femmes dans leurs vies quotidiennes à Saint-Denis et lister leurs propositions en fonction de la thématique choisie, pour améliorer les politiques publiques. Objectif : mettre en évidence plusieurs idées pensées par et pour les femmes que pourraient porter la liste Faire Saint-Denis en commun en vue des élections municipales de 2020.

Chacune des tables mises à disposition pour « l’exercice » comptait entre 4 à 6 personnes. Faire Saint-Denis en commun a privilégié le travail de groupe et la rencontre entre des Dionysiennes venant de quartiers différents.

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« Épuisement des familles monoparentales »

Une habitante qui vit à Saint-Denis depuis 50 ans, et qui fait partie du groupe qui planche sur l’item Vieillissement-Handicap a évoqué ses difficultés à boucler les fins de mois avec sa « petite retraite ». « Je touche 700 euros de retraite et je paie un loyer de 400 euros ».

Sur la table consacrée au thème de l’urbanisme, Mme Ouadah a abordé les problèmes de deal et de bruit au niveau du square de Geyter mais aussi sa peur lorsqu’elle rentre chez elle tard la nuit. « Moi ce qui me dérange c’est le canal, il est délaissé et un peu crade. Pourquoi ne pas le réaménager pour faire un peu comme le Canal de l’Ourcq ? Les femmes pourraient faire leur sport là-bas en groupe », a témoigné cette résidente du quartier La Plaine. Autres constats et difficultés évoqués par les femmes : « l’épuisement des familles monoparentales », les problèmes de « mode de gardes pour les enfants », « la précarité de l’emploi féminin et des femmes sans papier », ou encore le « manque de piscine » dans la ville.

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« Plus d’éclairage la nuit »

La deuxième phase de la réunion a porté sur la « restitution » des propositions ainsi que des solutions avancées par les habitantes. Plusieurs tablées ont mis en avant la question de la mise en avant de la parole des femmes, que ce soit dans un groupe (« où la prise de parole entre les hommes et les femmes doit être alternée ») au sein de leur lieu de travail ou des instances politiques. « Comment faire pour que des femmes aient envie de rejoindre la campagne ? », a interrogé Cécile Gintrac, militante de Faire Saint-Denis en commun.

Les réponses apportées ont éclairé la question du temps à accorder aux femmes en mettant en place dans la ville de nouveaux « modes de gardes » pour les enfants. Un des groupes a par exemple soumis l'idée de créer une « équipe volante de travailleuses familiales par quartier » afin de répondre aux besoins de formation et de recherche d'emploi pour les femmes en difficulté. Autres propositions clés mises en lumière selon les thématiques des tables-rondes : « faire en sorte qu’il y ait plus d’éclairage la nuit » et repenser l'aménagement de l'espace urbain pour les femmes (item Urbanisme), « renforcer les services de gynécologie et d'ophtalmologie » (item Santé), « favoriser un meilleur développement du téléphone Grave Danger » (item harcèlement), mais aussi « créer à Saint-Denis des ambassadrices du sport » afin de promouvoir l'activité sportive chez les femmes. (item Sport).

En conclusion de cet après-midi d'échanges, Bally Bayagoko, tête de liste Faire Saint-Denis en commun a rappelé l'importance de ce « qu'apportent les femmes dans la société » et a estimé que certaines propositions « pouvaient être mises en oeuvre, d'autres mériteraient d'être retravaillées ». Pourront-elles servir de socle solide à un programme prenant en compte l'avis pluriel des Dionysiennes pour les municipales de mars prochain ? 

Yslande Bossé 

Réactions

@ le JSD . Il faudrait peut-être à un moment que vous approfondissiez le parcours de certain intervenant... vous présentez C.Gintrac comme une "militante de faire saint denis en commun" ! C'est avant tout une adepte de la branche indigeniste / décoloniale où l'on retrouve les Messaoudene, Verges, De cock, Bouteldja etc ... Saint Denis n'est qu'un prétexte pour asseoir leur idéologie. Il faudra bien entendu à un moment que Bally Bagayoko s'explique la dessus.
Il faudra aussi qu'il s'explique sur ces groupes de travail qu'il n'a jamais pensé durant ses 20 ans de mandat avec la majorité municipale. Ce n'est pas à 5 mois des élections avec de telles propositions primaires que la vie et la place des femmes vont changer. Prêt à tout pour siéger. De la pure démagogie.
Monsieur bakayoko découvrira qu'il y a du deal au square de geyter, que le canal est dangereux. C'est bien, heureusement qu'il n'est pas un élu de terrain.
70 ou 20 ? Vous annoncez en titre 70 participants et en lisant on découvre que ce sont environ 20 qui ont planché sur la question.. dont les membres de LFI qui ne brillent pas par leur attachement aux valeurs du féminisme. Elle est où la cohérence ou l’honnêteté ? On comprend que la municipalité et son journal ne veuillent pas trop froisser l’equipe Lfi locale dans l’espoir d’une prochaine alliance, mais quid de la réalité et de véracité des faits pour la cause qui est ici instrumentalisée ? Ces calculs et mensonges ne font pas avancer la cause et c’est bien dommage.
Bonjour @amina Ce sont les hommes présents qui étaient une vingtaine... "ils étaient" a été ajouté pour que ce soit plus clair.

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