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/ Des bêtes et des hommes

Avec Le Bestiaire, le chapiteau Raj’Ganawak lance, samedi 30 novembre, son cycle de cabarets autour de l’effondrement du vivant.
Cabaret des Métamorphoses © Chapiteau Raj'Ganawak
Cabaret des Métamorphoses © Chapiteau Raj'Ganawak

En 2020, à Paris, il sera désormais interdit pour les cirques d’exploiter les animaux sauvages. C’est un progrès pour certains, la mort de la tradition pour d’autres. Toujours est-il que cette actualité questionne sur le lien de plus en plus distendu entre l’être humain et la faune (sauvage ou urbaine) dont l’Homme a appris à se passer.

Le chapiteau Raj’Ganawak s’empare de cette problématique dans son premier cabaret de l’année qui accueillera de drôles de bêtes. Le Bestiaire qui se tiendra samedi 30 novembre interrogera le lien qu’entretiennent depuis la nuit des temps les animaux et les Hommes.

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« Sur ce rapport de domination de l’Homme sur l’animal dans le monde du spectacle, il y a un basculement des consciences, on observe une empathie envers les bêtes. Ce qui fait que notre espèce n’est pas complètement à jeter à la poubelle, avance Camo, la fondatrice du chapiteau. Pour autant, va-t-on finir par recréer des grandes zones qui nous sépareront définitivement des animaux ? Nous avons besoin d’eux pour nous réguler, ils sont très importants pour notre santé mentale ». Pour sa conférence donnée en clôture de l’exposition Sans bête qui préfigurait le cabaret, Nadia Barrientos, historienne d’art, a étudié la trace laissée par les animaux dans Saint-Denis.-

« Cette présence se limitait uniquement aux animaux de compagnies, oiseaux et insectes qui sont soit invisibles, soit considérés comme des nuisibles, résume Camo. Notre cabaret veut faire comprendre qu’il y a une disparition de la diversité qui est à l’œuvre et qui est dramatique ». « Cette disparition physique entraîne un appauvrissement de l’imaginaire », renchérit Anissa Allek, coordinatrice au sein du chapiteau. 
 

Cinq cabarets programmés

Cette saison, cinq cabarets développeront différents axes de réflexion autour du thème de l’effondrement du vivant. Après notre rapport aux animaux, le « Raj’Ga » approfondira le sujet avec les abysses et la mer, le Big Bang et le cosmos, la botanique et, enfin, nos propres mutations avec la 3e édition de son cabaret des métamorphoses. Ainsi, le chapiteau fait évoluer sa programmation et la recentre autour des cabarets.

« L’an passé nous avions une programmation avec des propositions qui nous ont été faites de l’extérieur. Le programme était éclectique et intéressant mais le cœur de nos envies c’est la création, confie Anissa Allek. Nous avons constaté qu’il y avait un réel engouement de l’équipe et du public autour du format cabaret ».

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Le Bestiaire du 30 novembre réunira danseurs, chanteurs lyriques, acteurs de théâtre, musiciens et circassiens en résidence au chapiteau pour la grande majorité d’entre eux. Les cabarets s’accompagneront toujours d’expositions organisées en amont pour lesquelles douze artistes et habitants investiront les poteaux du chapiteau et y concevront des autels en lien avec la thématique.

Maxime Longuet

Chapiteau Raj’Ganawak, 3, rue Ferdinand Gambon. Ouverture des portes à 19h30. Entrée prix libre. Adhésion à l’association : 1€.

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