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Propreté
/ Dernier avertissement avant sanction

Près de cinq mois après son lancement, petit tour en centre-ville de Saint-Denis avec la Brigade verte.
À l’intersection des rues Auguste-Delaune et Dezobry, les dépôts d’ordures sauvages sont fréquents. (©) Yann Mambert / Le Journal de Saint-Denis
À l’intersection des rues Auguste-Delaune et Dezobry, les dépôts d’ordures sauvages sont fréquents. (©) Yann Mambert / Le Journal de Saint-Denis

Patrouillant dans le centre-ville et le quartier de la gare ce vendredi 2 novembre, la Brigade verte est régulièrement arrêtée par des usagers qui signalent un problème. Ici, un scooter ventouse garé depuis plusieurs semaines, là, des dépôts d’ordure dans des buissons, ici encore, des évacuations bouchées qui ne permettent plus l’écoulement de l’eau de pluie…

Les sept agents de cette unité n’ont pas manqué de travail depuis leur présentation officielle le 19 juin dernier. « Cet été on faisait une vingtaine, et même une trentaine de signalements par jour. Aujourd’hui, on est plutôt à une moyenne d’une dizaine de signalements par jour », explique Anaïs. Avec ses collègues, elle nous montre un des « points noirs » identifiés, au croisement des rues Auguste-Delaune et Dezobry où passe la ligne 1 du tramway. Des commerçants et des riverains avaient pris l’habitude de jeter leurs ordures juste en bas d’un immeuble. « On a regardé les déchets et puis au fur et à mesure on a retrouvé les commerçants et les riverains auxquels ils apprtenaient pour leur dire que c’était interdit. »

« Ce point noir n’a pas disparu, mais le volume d’ordures déposées a drastiquement diminué », souligne Mélissa, montrant des photos au début de leur travail de médiation où les poubelles s’amoncelaient sur les lieux. Ce 2 novembre, un seul sac noir est posé sur la chaussée. « Selon la quantité des déchets ou du dépôt sauvage, la personne en infraction peut risquer jusqu’à 3 500 euros d’amende », prévient Farida Yousfi, responsable de la Brigade verte.

Pas encore assermentés

Mais presque cinq mois après leur présentation, les agents n’ont pas encore pu verbaliser les contrevenants, faute d’assermentation par le procureur de la République de Bobigny. Ces dernières sont délivrées à titre individuel à chaque agent, après une enquête de moralité menée par la police nationale. Les agents ont par ailleurs dû suivre une formation au Centre national de la fonction publique territoriale. « Les assermentations seront délivrées d’ici la fin de l’année, précise la responsable de l’unité municipale. Cela ne nous a pas empêchés de faire notre travail. On a profité de cette période pour faire de la prévention et de la médiation auprès des riverains, des commerçants, etc.», continue-t-elle. « On a fait remonter les dysfonctionnements vers les services concernés, à savoir la propreté, la voirie, la police municipale, les agents de surveillance de la voie publique (ASVP), etc. », rajoute Kevin.

Quand la Brigade verte rencontre un gros problème, comme un important dépôt sauvage, elle peut demander aux responsables de collecte de Plaine Commune d’intervenir en urgence. Ces agents travaillent du mardi au samedi de 9h à 17h. Ils interviennent dans le périmètre du centre-ville et peuvent intervenir occasionnellement dans d’autres secteurs de la ville suite à un signalement. D’ici l’année prochaine, la Brigade verte devrait compter au moins 10 agents et ainsi élargir son périmètre d’intervention. Farida Yousfi précise enfin que son unité ne se substitue pas à Allo Agglo, service de Plaine Commune que les habitants de la ville peuvent contacter en cas de dysfonctionnement en matière de propreté et voirie (0800074904). 

Aziz Oguz

brigade.verte@ville-saint-denis.fr

Du renfort à la Police municipale

En juin dernier, la démission de l’ancien adjoint à la tranquillité publique, Slimane Rabahllah (PSGE), avait révélé les problèmes de recrutement de la police municipale. À cette période, il manquait 23 agents sur les 55 postes. Aujourd’hui, il y a 40 agents en poste. «Petit à petit, les effectifs remontent », annonce-t-on du côté de la police municipale. Pour concurrencer les autres villes, la municipalité a fait un effort avec des salaires plus attractifs et des conditions de travail améliorées. Elle va par ailleurs recruter 12 gardes de l’espace public (GIP) d’ici janvier 2019. Ces contractuels travailleront en centre-ville (Gare, République et Carrefour) et seront formés pour devenir à terme policiers municipaux. Enfin, la Ville a aussi proposé à des agents de la tranquillité publique de devenir policiers municipaux : 12 ASVP et deux gardes de l’environnement se sont portés candidats. Cette première « promotion interne » devrait sortir de l’école fin 2019. 

AO

Réactions

On constate , semble-t-il, un très léger mieux ...... Il faut espérer que cette constatation va se confirmer et que rapidement il sera ENFIN possible de vivre dans une ville propre ......à condition, évidemment , que ses habitants et certains commerçants acceptent de ne plus se livrer à leurs incivilités habituelles...
Vivant à St-Denis depuis des décennies et ayant vécu plusieurs campagne electorale.. Cette mairie fera tout pour nettoyer la ville 18 mois avant les élections municipales et après on retrouvera la crasse habituelle, comme d'habitude..
En fait les incivilités continuent. Les agents qui assurent le ramassage des containers, et des poubelles , qui vident les corbeilles et qui , de manière plus générale, nettoyent régulièrement les trottoirs er les rues et les débarrassent de tous les cartons, matelas,meubles, immondices et divers qui y sont déposés, ont beaucoup de mérite. En effet, à peine ont-ils nettoyé et tourné les talons que déjà les trottoirs sont de nouveau utilisés comme dépotoirs par certains habitants et certains commerçants qui n'ont pas même le respect de ces ouvriers et de leur travail, pourtant ingrat. Dans ces conditions et puisque c'est un fait acquis que toute éducation au respect des règles élémentaires de vie en commun auprès ces asociaux, congénitalement inaptes à vivre en collectivité , est vouée à l'échec , je suggère la solution suivante : Que les ouvriers concernés cessent leur travail et laissent s'accumuler les immondices de toute sorte sur la voie publique. Les commerçants et les particuliers qui sont les auteurs des incivilités seront alors confrontés aux effets de celles-ci et contraints de vivre au quotidien dans leurs immondices. De même quand il est possible d'identifier les auteurs des dépôts sauvages à partir de ce qui est déposé de manière sauvage , il faudrait déverser devant leur commerce,leur pavillon ou leur immeuble ce qu'ils ont déposé sur la voie publique. Puisque certains se complaisent dans la pratique régulière et sans limites du dépôt sauvage sur la voie publique : répondons à leur souhait et remettons leurs immondices.
Ce n'est pas la mobilisation des ressources humaines et matérielles qui font la propreté d'une ville mais les habitants qui y vivent et les gens de passage. A Saint Denis, je constate un certain pourcentage de personnes à valeur sociale médiocre. En général ce sont des gens vivant dans une certaine précarité sociale. Plus une ville sera pauvre, plus elle sera sale!!!!!, bref une loi sociale naturelle.
MDR ! Expulsion des pollueurs et commerçants illégaux du Parvis de la Gare !!! quels sont les coûts de ces désastres environnementaux et de santé public ? Avec 11 millions d'euros perdus par an à cause de l'absentéisme du personnel communal et autres arrangements on a largement les moyens d'agir et d'en finir avec cette " Gestion au jour le jour " comme ADN. Les plusieurs centaines d' associations pourraient elles aussi participer contre subventions. C'est d'intérêt Général et Urgentissime. ça sent juste les municipales pour une énième décennie de retard par rapport à l'ensemble du Pays.

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