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Rénovation urbaine
/ Centre-ville ouvert

En janvier prochain, la Ville remettra à l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) ses quatre projets de quartiers, dûment chiffrés, en vue de leur financement par l’État.
Au coeur de la rénovation, la démolition de l'hôtel du Campanile (remplacé sur l'image par des arbres) libérera l'espace entre les places du Caquet et Jean-Jaurès.
Au coeur de la rénovation, la démolition de l'hôtel du Campanile (remplacé sur l'image par des arbres) libérera l'espace entre les places du Caquet et Jean-Jaurès.

Élaborés au titre du NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain) pour les quartiers dits prioritaires, ils portent sur Franc-Moisin, Floréal-Saussaie-Courtille et le centre-ville qu’il « faudra requalifier dans toutes ses dimensions », comme l’a dit Laurent Russier, jeudi 13 décembre en réunion publique. Pour « réaffirmer » cette centralité, les fonds de l’État sont sollicités sur deux projets. L’un permettra de poursuivre la résorption de l’habitat insalubre, dans la continuité du travail effectué depuis 2011 grâce au PNRQAD (Programme national de rénovation des quartiers anciens dégradés).

L’autre projet, objet de cette réunion à la résidence de personnes âgées Basilique, couvre le périmètre initial de la ZAC de rénovation livrée voilà plus de trente ans. Sur ces 13 hectares, s’emboîtent neuf pâtés d’immeubles, des îlots comme on les nomme encore, composés pour la plupart de logements sociaux et d’un centre commercial en déshérence. Le tout s’accompagnant d’espaces publics dépourvus de verdure, et par endroits étriqués. Quelles priorités, quelles solutions ?

Après deux ans de concertation, le projet a été arrêté dans ses grandes lignes avec le concours de Bruno Fortier, architecte urbaniste missionné par la Ville et Plaine Commune. Intervention la plus spectaculaire, la démolition de l’immeuble abritant l’hôtel du Campanile permettra d’ouvrir l’espace public entre places du Caquet et Jean-Jaurès. Elle aboutira aussi à libérer les abords du cinéma l’Écran qui y gagnera une nouvelle façade, une entrée plus accueillante. Et l’opportunité pourrait lui être donnée de pousser un peu les murs pour se doter d’une librairie, et d’une ou deux salles en plus. 
 

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1 074 logements seront réhabilités

Ouvrir l’espace, tel est aussi l’enjeu avec une autre démolition, de moindre importance, pour élargir le passage entre la place du Caquet et celle des Poulies avec sa station du T1. Elle se soldera par « la réduction en rez-de-chaussée des locaux commerciaux du supermarché caribéen (Bao), un logement restructuré et une terrasse coupée », comme le dira Sonia Ouldammar, directrice du développement et renouvellement à Plaine Commune Habitat, un bailleur très sollicité lors de la réunion du 13 décembre.

Car la rénovation du centre-ville se jouera aussi dans son patrimoine, dont l’îlot 8, cet ensemble aux façades hérissées de pointes, abritant le centre commercial et dont la réhabilitation est gelée depuis des années. Comme ses locataires en ont décidé, la dalle en hauteur, en partie plantée, restera ouverte et publique. Des logements à son pourtour seront convertis en locaux d’activités ou associatifs. Et un escalier monumental, doublé d’un ascenseur, la reliera à la place du Marché. Quant au centre commercial, « mis en vente il y a un an par son propriétaire Axa, soulignait Laurent Russier, il faudrait y investir des millions » afin d’en redimensionner les cellules commerciales et d’en redéployer les façades le long de l’espace public.

Avec les travaux engagés dans les îlots 3 et 8 gérés par PCH, et ceux de moindre ampleur prévus dans l’ensemble du périmètre, 1 074 logements seront réhabilités, et 1 205 bénéficieront de travaux sur les espaces extérieurs et parkings. La Ville en profitera pour déplacer des équipements qui y gagneront en surface, la crèche Poulbot et la Maison de la solidarité. Laquelle intégrerait les locaux de la sous-préfecture qu’il est prévu de transférer dans l’ancienne Banque de France, rue Catulienne. Le coût total du projet est estimé à 90,5 millions d’euros, avec un financement sollicité auprès de l’Anru de 34 %, complété par PCH (29 %), Plaine Commune (27 %) et la Ville (7 %). Les chantiers devraient s’échelonner à partir de 2020 sur huit à dix ans.

Reste l’ancien siège de l’Huma, bâtiment de l’architecte Niemeyer que l’État a mis en vente en l’abandonnant à sa décrépitude.

Marylène Lenfant

Réactions

Serait-il possible d'en savoir davantage sur l'élargissement du passage des Poulies ? Et d'avoir une description précise du projet ?
Bonjour, le projet a été défini dans ses grandes lignes. Il se précisera avec les propositions de financement de l'ANRU. Je vous invite pour en savoir plus à joindre la directrice de quartier, Natalia Castro Alvarado. Son mail : natalia.castroalvarado@ville-saint-denis.fr
Assez septique sur l'utilité du projet et sa qualité. J'aurai été curieux d'une vue à partir de la place du marché Combien coûte le projet pour planter six arbres et permettre d'agrandir la place ? N'y a t il pas un risque que les vendeurs à la sauvette affluent ? Esthétiquement, l'immeuble du campanile n'était pas le plus moche du quartier. Sa rondeur permettait d'assurer un contraste avec les immeubles anguleux du quartier et surtout de cacher l'horrible immeuble dans lequel se trouve l'écran De l'autre côté, pour une fois une boutique plutôt sympathique BOA s'est installée, pourquoi vouloir réduire sa surface ??????? N'y a t il pas plus urgent que d'utiliser l'argent de l'ANRU pour planter des arbres ... Pour des logements insalubres cela serait plus intéressant non ? On peut regretter que le choix ne se soit pas porter pour réhabiliter le campanile afin d'en faire un vrai hôtel sympathique près de la basilique (mixité sociale, clientèle pour les restos de la place...) L'écran est un très bon cinéma mais sa fréquentation actuelle justifie-t-elle de créer deux nouvelles salles ...,?,,,

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