Côté jardin / Des amis aux jardins


Afin de respecter l’équilibre naturel indispensable à la biodiversité, une faune sauvage existe et est présente dans nos villes pour contrer certains insectes. Le hérisson est un grand consommateur de limaces, d’escargots et il se plaît dans les jardins car il peut y trouver refuge l’hiver. Il va hiberner dès l’automne et jusqu’en avril sous un abri (bois, taillis…). Pensez-y dès maintenant. Le plus grand prédateur n’est pas le renard mais l’homme avec les pesticides et les voitures.


La taupe, si les jardiniers pestent à son égard, est gourmande de limaces, vers et larves du sol. La terre de la taupinière peut servir pour le rempotage ou pour les semis, tellement elle est légère. Les oiseaux aiment les fruits, certes, mais aussi les insectes qui s’abritent sous les feuilles des arbres et arbustes. Le pince-oreilles, de son vrai nom le forficule, se nourrit des déchets végétaux mais son régal est les pucerons, les acariens, les nématodes…


La coccinelle, une merveille qui pond une centaine d’œufs et dont la larve va dévorer une centaine de pucerons par jour. Faites le compte…

La musaraigne est une petite souris au nez pointu qui consomme un grand nombre de vers, de limaces, de chenilles. Ne pas confondre avec le mulot qui lui est un rongeur herbivore. Le lézard est un insectivore qui adore mouches, pucerons, araignées, chenilles. Pour la punaise, même si son odeur est désagréable, mouches blanches et acariens sont ses plats préférés. Les crapauds et les grenouilles se délectent d’insectes, y compris de doryphores pour le crapaud.


Le ver de terre est le témoin d’un sol sain. Il creuse des galeries qui permettent la pénétration de l’air et de l’eau dans le sol. La terre régurgitée est très riche en nutriments. Alors, ne détruisez pas cette faune, au contraire prenez-en soin, elle nous est très utile.

Jean-Claude Segonnes, association Saint-Denis, ville verte, ville fleurie