Côté commerce / Le Khédive

Sid-Ahmed Ould-Moussa (en rouge) et son équipe
Sid-Ahmed Ould-Moussa (en rouge) et son équipe


« C’est un club que je gère, pas un commerce. » C’est ainsi, le patron du Khédive a gardé l’esprit sportif. Avant de reprendre en 2001 le bar-tabac du 3, place Victor-Hugo, véritable institution de Saint-Denis située idéalement face à la mairie et à la basilique, Sid-Ahmed Ould-Moussa était entraîneur manageur de l’AS Cannes de volley-ball, en première division s’il vous plaît. Alors dans son café, il est comme sur les terrains : « Présent ! ». Toujours là pour accueillir l’habitué ou saluer le visiteur de passage : « On travaille beaucoup avec l’office de tourisme. Dans la salle du haut, on peut recevoir jusqu’à 55 personnes. »


L’ancien international d’Algérie, ex entraîneur de l’équipe nationale féminine, a commencé le volley à 5 ans, grâce à son père lui-même volleyeur. Sa carrière sportive a bifurqué sous l’impulsion de son épouse Nadia. « Sa famille avait une brasserie à Saint-Denis. » Au Khédive,elle s’occupe de la gestion et de la cuisine. « Plus les enfants et la maison. Je lui tire mon chapeau ! »


Et les clients aussi, qui plébiscitent sa souris d’agneau et ses frites maison. Le menu, 13 € pour la suggestion du jour (paella, blanquette, bourguignon…), un dessert ou une crêpe et un café, est très compétitif. «Ici, les bourses ne sont pas très fournies. Mais les gens sont sympas. Il y a des hauts et des bas, beaucoup de choses à faire, mais beaucoup de choses faites », reconnaît-il en montrant la place Victor-Hugo, satisfait de l’espace rénové qui lui permet l’une des plus belles terrasses de la ville. Ouvert de 7h30 à 20h30 (8h30/20h le dimanche. Fermé le lundi). Restauration uniquement le midi, salon de thé en journée.

P.D.S.C.

Le plus

Menu d’un bon rapport qualité/prix. L’immense terrasse face à la basilique de ce bel établissement rénové en 2007. L’amabilité du personnel, comme Driss au service et Christine au tabac.

Le moins

Les belles journées d’hiver, imprévisibles, augmentent la fréquentation. Faute d’extras, « on cavale un peu », reconnaît Sid-Ahmed, et le client doit patienter.