Côté commerce / Chez Rochette


Son CV est long comme un banquet de noces. Non pas qu’André Bourrouilhou soit inconstant. Le chef cuisinier est plutôt du genre perfectionniste, motivé par l’idée de maîtriser toutes les facettes de son métier. Charcuterie, poisson, sauce, pâtisserie, pain, viande… À 42 ans, et vingt-six années d’expérience, il aimerait encore suivre un stage en viennoiserie. Depuis le 7 mars midi, il a repris le restaurant Chez Rochette, que son créateur Philippe a dû céder pour raison de santé.

Le 20

« Quand je suis arrivé à Saint-Denis, il y a deux ans, j’ai demandé où je pouvais bien manger. » Invariablement, on lui donne l’adresse du 20 rue Gabriel-Péri. « Je me disais que si je pouvais avoir ce resto, ça serait génial… » Cet originaire de Pau a déjà possédé son propre établissement dans le 18e à Paris. Un semi gastronomique, bien noté dans les guides Michelin et Gault et Millau. Mais la pression est énorme. Il revend son affaire au bout de cinq ans.

Cuisine des origines

Avec l’esprit bistrot, il renoue avec un environnement « beaucoup moins stressant, plus simple. Je retrouve la cuisine de mes origines du Sud-Ouest ». Aussi propose-t-il à sa carte du foie gras naturellement fait maison. Tous les jours, l’ardoise change. Deux entrées, deux plats – viande et poisson – et deux desserts au choix pour 15 euros. Les produits proviennent essentiellement du marché et sont transformés avec Momo, son ami de vingt ans, en une cuisine savoureuse et créative.

Imagination

Côté ambiance, le professionnel ne manque pas non plus d’imagination. « J’ai un peu de mal à comprendre le concept de restaurant où l’on ne fait que manger. » Si soirées à thème et nouvel agencement n’en sont encore qu’à l’état de projet, la déclaration est pour le moins alléchante… Ouvert du lundi au vendredi le midi, le vendredi et le samedi soir. Tél. : 01 42 43 71 44.

P.D.S.C.

Le plus

Très bonne table où tout est sans aucun doute fait maison. Le midi 12 mars, on pouvait se régaler de petits artichauts, d’une salade de calamars et crevettes, de confit de canard rôti, de moelleux coulant au chocolat…

Le moins

On regrette qu’il n’existe pas de terrasse. Mais le restaurateur y réfléchit.