Côté commerce / Au Tonneau

DSCN0440.jpg
DSCN0440.jpg

« Si on me demande une rue au Blanc-Mesnil où j’habite, je ne connais pas. » Toni Do Vale ne loge plus à Saint-Denis depuis 1998, mais la Cité des Rois reste « sa » ville. Il y travaille au quotidien depuis 2004. Le dos meurtri, contraint d’abandonner son boulot de chef de chantier dans le bâtiment, il reprend cette année-là le café-restaurant Au Tonneau (35, rue Ernest-Renan) de spécialités franco-portugaises. 

Une affaire familiale

Avant le quartier Gare, Toni a connu Franc-Moisin, quand un immense bidonville accueillait ses compatriotes portugais exilés. Il y est arrivé en 1969, « dans les baraques », jusqu’en 1973, pour ensuite vivre à Allende. Avec son épouse Maria-Héléna et sa belle-fille Raquel, il fait tourner son affaire, où les habitués se retrouvent au bar ou dans la salle de restaurant, séparée, bien protégée de l’animation de la rue. 

L'exemple de grands cuisiniers

Maria-Héléna offre un service enjoué et souriant, toujours aux petits soins pour ses clients, en plus d’œuvrer aux fourneaux avec Raquel. « Ma femme connaît très bien la cuisine. Elle a travaillé pendant trente ans chez des personnalités – Denise Fabre, Alain Juppé, la mère de l’ambassadeur de France à l’ONU – auprès de grands cuisiniers. » 

Porc au miel et feijoada

Mais au tonneau, pas de chichis. Assiettes généreuses, simples mais goûteuses, comme ce rôti de porc au miel et romarin. Poisson tous les jours, belle brandade le mercredi, morue les vendredi et samedi, feijoada, carne alentejana… Faisant allusion à la mauvaise réputation du quartier Gare, qu’il juge s’être calmé depuis trois ans, Toni insiste : « Moi, j’ai grandi ici. On ne va pas m’apprendre la messe. »

Menu complet à 12 €, dont ¼ de vin rouge ou rosé. Ouvert dès 5h45 du mardi au dimanche, restauration le midi (sauf dimanche).

Patricia Da Silva Castro


Le plus

Salle de restaurant coupée du bar. Endroit chaleureux, bonne table. Spécialités portugaises sur commande, 2 ou 3 jours à l’avance (Tél. : 01 48 20 37 22).

Le moins

Le grand écran de télé peut déplaire. Et les retransmissions de « bons matches de foot », précise Toni, inconditionnel de l’équipe du FC Porto dont il est originaire.