Côté association / Choukaj


Kaki Kas mè 67 est un défilé qui partira le dimanche 5 mai à 17h de la place Victor-Hugo de Saint-Denis. À son origine, l’association Choukaj qui de cette manière va commémorer les événements de mai 1967 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe.


Tout commença par une grève d’ouvriers du bâtiment, réclamant 2 % d’augmentation de salaire. La population, manifesta sa solidarité et s’affronta aux forces de l’ordre (police et armée). Le bilan de ces émeutes, qualifiées de raciales et coloniales, a varié : 3 morts en 1967 jusqu’à 87 en 1985 voire plus aujourd’hui. Le défilé sera précédé d’un débat avec comme intervenant Raymond Gama, historien guadeloupéen, spécialiste de cette période, à 13h30, à la bourse du travail.


Choukaj, née en 2000 de jeunes guadeloupéens venus en métropole pour étudier ou travailler, revendique d’être à l’image de la société guadeloupéenne, composée de personnes d’origines africaine, indienne, européenne ou syro-libanaise. Son but : garder des liens avec leur culture d’origine mais aussi susciter une réflexion sur l’histoire de leur terre.


L’association est toujours basée à Saint-Denis même si aujourd’hui ses membres vivent un peu partout en Île-de-France. Ce mouvement articule son activité culturelle autour d’un « groupe à peau », nommé ainsi en raison des instruments utilisés (percussions). Dimanche 5 mai, c’est une mise en lumière des événements oubliés de fin mai 1967 qu’ils proposent sous forme d’un défilé en rythmes dans les rues de Saint-Denis.

V.L.C.


Contact : Maison de la vie associative (19, rue de la Boulangerie à Saint-Denis) ; http://choukaj.com/