Sports

JOP 2024
/ Bouygues construira la piscine olympique

La Métropole du Grand Paris a choisi Bouygues pour construire le centre aquatique olympique qui sera situé à la Plaine Saulnier. Des images du futur équipement ont été dévoilées.
Le futur centre aquatique olympique sera relié au Stade de France par une passerelle piétonne.  DR
Le futur centre aquatique olympique sera relié au Stade de France par une passerelle piétonne. DR

En lice avec deux autres finalistes, Opalia et Vinci, c’est finalement Bouygues (associé à Dalkia-EDF et Recrea) qui construira à Saint-Denis le futur centre aquatique olympique (CAO), qui sera situé juste en face du Stade du France. Maitre d’ouvrage de ce nouvel édifice, la Métropole du Grand Paris (MGP) a officialisé, ce jeudi 30 avril, le choix du constructeur et les grandes lignes du projet.

Pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024, le CAO sera composé d’un bassin de 50 mètres (10 lignes d’eau) pour les épreuves de natation et de waterpolo, ainsi qu’un bassin de plongeon de 22 mètres par 25, avec 6 000 places assises en forme de U. Il y aura en plus un terrain d’échauffement temporaire à l’extérieur, mais celui-ci sera démonté après les JOP.

En effet, « en mode héritage » comme le dit le MGP, resteront uniquement les deux bassins intérieurs. Le bassin principal de 50 mètres aura un fond mobile, ce qui permettra d’avoir deux bassins de 25 mètres si besoin. Avec le bassin de plongeon, il sera ainsi possible d’avoir trois bassins de même taille. Dans ce mode post-olympique, la capacité des tribunes oscillera entre 2 500 et 5 000 places.

Côté architecture, le centre aquatique aura « une toiture concave, tendue, lisse et d’aspect léger supportant une surface de panneaux photovoltaïques (environ 5 000 m2) » avec « une structure de halle sportive en bois avec des façades vitrées doublées de brise-soleil extérieurs en bois », décrit la MGP.

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Estimé à 113 millions d’euros dans un précèdent budget (et même 88,6 millions au commencement en 2018), le coût global de l’opération est maintenant fixé à 174,7 millions d’euros, dont 147 millions d’euros pour construire la piscine (126 millions) et le pont piéton au-dessus de l’autoroute A1 qui reliera le nouvel équipement au Stade de France (21 millions).

Financé à hauteur de 157 millions d’euros par la Solideo - la société de livraison des ouvrages olympiques - ( soit la moitié par l’Etat et l’autre moitié par les collectivités locales), la MGP rajoute 20 millions destinés à l’espace aquatique ludique.

Côté tarif, l’entrée aux bassins du CAO coûtera 4,80 euros pour un adulte (à partir de 16 ans), 3,60 euros pour les enfants de 3 à 15 ans, les étudiants et les demandeurs d’emploi, 1,50 euro par enfant pour les centres de loisirs et gratuit pour les petits jusqu’à 2 ans. Le visiteur devra en plus débourser entre 5,50 euros (adulte) et 4 euros pour accéder à l’espace aquatique ludique.

Selon le calendrier prévisionnel, la MGP prévoit le lancement des travaux du CAO et du franchissement à l’été 2021 pour finir en décembre 2023 et une mise à disposition de l’équipement en avril 2024. Quant à l’ouverture au grand public, elle est prévue à l’été 2025. Mais ces dates ne tiennent pas compte des aléas de l’épidémie de coronavirus, qui pourraient provoquer des retards.

La hausse des coûts pointée du doigt 

Le Comité de vigilance des JO 2024 de Saint-Denis a critiqué le manque de transparence de la Métropole du Grand Paris qui demande à avoir accès aux détails de l’accord trouvé avec Bouygues. « Le contrat de concession prévu fait exploser les niveaux de participation financière de l’État et des collectivités territoriales, de 87 millions d’euros confirmés en octobre 2018 à 175 millions aujourd’hui », reproche-t-il dans un courrier adressé le 8 mai aux élus dionysiens de la MGP, avant le vote le 15 mai sur le projet du CAO en conseil métropolitain.

« On peut craindre que les montants annoncés ne soient que la partie émergée de l’iceberg, alors que la teneur du contrat n’a pas été rendue publique, sans le moindre débat ni la moindre consultation des habitantes et habitants de Saint-Denis qui […] seront tous sans exception, directement ou indirectement, des contributeurs financiers pendant plusieurs décennies », continue-t-il. Dans une interview accordée au Parisien parue le 29 avril, le président de la MGP, Patrick Ollier, s’est félicité du projet du centre aquatique. « Ce sera un phare qui éclairera la Plaine Saulnier. Le bâtiment sera magnifique : 30m de hauteur, 106m sur 114 m… C’est majestueux, un symbole architectural exceptionnel », a-t-il vanté. Concernant la forte hausse des coûts, il a abordé le sujet sans répondre sur le fond. «Ce Centre aquatique olympique peut être un des ressorts de la relance économique pour l’Île-de-France. Les travaux doivent commencer à l’été 2021, des clauses d’insertion prévoient l’emploi de jeunes du département de SeineSaint-Denis. Dans ce drame que nous vivons, ces 147 millions d’euros contribueront à relancer la machine économique », a-t-il justifié. 

Aziz Oguz

Réactions

Bonjour ! En cette veille de 1er Mai des salarié.e.s confisquée ! Pour l article , on apprend que parmi les 3 groupes finalistes ,il y avait Vinci + Opalia + Bouygues Il est vrai que Plaine Commune - Bouygues & Vinci : c'est un trio INFERNAL !!! Et, cela ne date pas d'aujourd'hui !! Hi i i
Depuis les Jeux de Pékin en 2008 la nage en eau libre constitue une discipline olympique sur la distance de 10 km. Pour garder le cap et atteindre les bouées il faut résister au vent au courant aux vagues. C'est un sport complet qui demande de l'endurance et le sens de l'orientation. Les compétitions sont réglementées par la fédération internationale de natation et arbitrées par des juges-arbitres. En Seine-Saint-Denis où les nageurs en eau libre peuvent-ils s'entraîner ? Pourquoi les habitant(e)s de notre département seraient-ils privés de ce sport ? Le canal de Saint-Denis le canal de l'Ourcq et la Seine seront-t-ils un jour ouvert à la natation ? Pourquoi le Préfet de Seine-Saint-Denis refuse-t-il d'autoriser la natation dans le canal de Saint-Denis dans le canal de l'Ourcq et dans la Seine ?
"Vingt millions destinés à l’espace aquatique ludique" ??? il vaudrait mieux mettre ces vingt millions d'euros dans une grande salle de musculation/fitness à l'intérieur du CAO. La Métropole du Grand Paris fait n'importe quoi. D'autre part en mode héritage le centre aquatique doit posséder un bassin olympique de 50m. On s'entraîne bien mieux sur 50m que sur 25m.
Comme prévu les coûts ont été (volontairement ?) sous évalués. La politique Braouezéquienne montre son vrai visage: un gaspillage éhonté (et la moitié de ces coûts à la charge des collectivités locales !) pour la seule satisfaction des égos ! Et on en a pas fini: où en sont le village olympique, la reconstruction de la flèche de la basilique ? Les dionysiens,... en détresse sociale apprécieront ! Et qu'en pensent Russier, le PC ?
Et dire que les élus se félicitent encore et toujours d'avoir eu les JO. Eux si prompt à dénoncer le sport business... La on ne les entends plus. En grattant des créneaux ici et la, ils se trompent de publiques. Les habitants ont besoin de piscine du quotidien... (je ne manque pas de rappeler le fiasco de la baleine ou une poignée de maîtres nageurs ont fait la loi). Les habitants ne veulent pas de JO. Ils veulent que leurs quotidien s'améliorent... En l'occurrence ici, les JO ne sont absolument pas la priorité des habitants.
Où en est le déploiement de la 5G dans les neuf villes de Plaine Commune ? En 2021 à Saint-Denis à La Courneuve comment poura-t-on trouver du travail sans accès à la 5G ? Les athlètes viendront-ils aux Jeux Olympiques en absence de 5G ? Les meilleurs nageurs participeront-ils aux compétitions de natation organisées au CAO de Saint-Denis sans 5G ?
@lecteur-jsd A se demander comment ces "nageurs bioniques" vont pouvoir nager s'ils n'ont pas la 5G pour pouvoir exécuter en temps réel les "ordres" de leurs dirigeants/entraîneurs ;-)

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