En ville

Municipales 2020
/ Bagayoko barre (très) à gauche

Près de 200 personnes ont participé au premier meeting de Faire Saint-Denis en commun vendredi 22 novembre à l’école Jean-Vilar. La tête de liste Bally Bagayoko (LFI) a enregistré à cette occasion le ralliement de personnalités écologistes.
Plusieurs personnalités écologistes dont l'élue à la culture Sonia Pignot se sont ralliés à Faire Saint-Denis en commun. © Yann Lalande
Plusieurs personnalités écologistes dont l'élue à la culture Sonia Pignot se sont ralliés à Faire Saint-Denis en commun. © Yann Lalande

Le peuple, rien que le peuple. Le premier meeting de Faire Saint-Denis en commun, vendredi 22 novembre à l’école Jean-Vilar, avait une forte tonalité « Melenchonienne ». De Cécile Gintrac (Comité de vigilance JOP 2024) à  l’ancien footballeur Vikash Dhorassoo (tête de liste dans le XVIIIe arrondissement) en passant par Éric Coquerel (député LFI de la 1ère circonscription), Bénédicte Monville (conseillère régionale alternative écologiste et sociale du 77), Benjamin Darras (collectif Pleyel à venir), Djangou Traoré (association Franc-Moisin citoyenne) ou encore Laurent Servières (collectif Eau public et ancien candidat EELV aux législatives), tous les intervenants qui se sont succédés autour de Bally Bagayoko n’ont eu de cesse de mettre « le peuple de banlieue » au cœur de leurs interventions. 

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Résister à la politique de Macron

« On doit conquérir des villes pour les redonner au peuple et résister à la politique de Macron, lançait ainsi Éric Coquerel. Nos listes doivent être celles des quartiers populaires et leur ressembler. » Dans une longue tirade, Bénédicte Monville invitait l’auditoire à « sortir de cette logique colonialiste qu’on impose à nos quartiers pour les civiliser (…) C’est une démarche de réappropriation. »

« Face à de grands projets ce qui doit compter ce sont les besoins des habitants, » témoignait encore Cécile Gintrac, complétée plus tard par Benjamin Darras : « On veut nous faire croire que nous ne sommes pas capables de produire nous-même des solutions. » Un leitmotiv repris également par Djangou Traoré : « Il faut donner la parole aux habitants. Ce sont eux qui savent ce qu’ils veulent. » Et cette enfant du Franc-Moisin de remercier Faire Saint-Denis en commun « de la part des 10 000 habitants du quartier. »

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Une touche de vert

Très rouge, Faire Saint-Denis en commun s’est d’ailleurs teinté de vert vendredi avec l’officialisation du ralliement de personnalités écologistes (Majid Wannas, Eric Delion, Béatrice Geyre, Laurent Servières, etc.) dans le sillage de Sonia Pignot. Une demi-surprise puisque cette dernière siège au conseil municipal avec le groupe REVE-Insoumis.

« Nous devons reprendre le contrôle de nos destinées pour inventer un nouveau modèle de ville. C’est pour cela que nous avons fait le choix de participer à Faire-Saint-Denis en commun, assumait la maire-adjointe à la tribune. Saint-Denis doit rester une ville de résistance radicale. Nous allons prendre du plaisir à agir ensemble dans une démarche joyeuse. » Joyeuse mais combative à l’instar de Bally Bagayoko désormais prêt à mener bataille.

« Nous avons une responsabilité particulière, celle de bâtir un nouveau modèle. Si nous échouons, c’est l’ensemble des espoirs d’une population qui échouera. » Et la tête de liste de prévenir ses adversaires de gauche comme de droite : « La seule communauté ici, c’est la communauté dionysienne. Honte à ceux qui, la nuit tombée, nous taxent de démarche communautaire. Nous serons fair-play et respectueux de nos adversaires, mais nous n’accepterons pas d’être insulté et calomnié. Nous rendrons coup pour coup à la droite. » Quitte à taper en premier : « Si le RN n’a pas de visage dans cette campagne, nous sentons bien son odeur. »

Yann Lalande

Réactions

Et tous ces élus qui se présentent contre Laurent Russier sont toujours au conseil municipal avec leurs délégations et leurs indemnités. Philippe Caro et Fodhil Hamoudi, n'ont pas eu le même traitement de faveur...
Grand niveau ! "Dans une longue tirade, Bénédicte Monville invitait l’auditoire à « sortir de cette logique colonialiste qu’on impose à nos quartiers pour les civiliser (…) C’est une démarche de réappropriation." Logique colonialiste, ça veut dire quoi ? Imposer la République ? Imposer la loi française à des Français en territoire français ? Civiliser les quartiers ça veut dire quoi ? Imposer l'éducation ? Imposer l'ordre ? Refuser le deal ? Les incivilités ? En tout cas, nous sentons bien l'odeur des indigénistes racialistes qui ne font qu'opposer les habitants les uns aux autres.
Cumuler un emploi à temps plein à la Ratp avec une indemnité municipale qui additionnés font 7.500 euros par mois, voilà ce que trouve dégueulasse le "peuple de banlieue" ! Parce que les indemnités municipales sont piquées directement dans la poche de ce peuple de banlieue Mr Bagayoko !
« Si le RN n’a pas de visage dans cette campagne, nous sentons bien son odeur. ».....Bon comprenez que nous allons assister à une campagne totémique .....le combat sera axé vers un ennemi imaginaire "la drouaaate et l'extreme drouattte" et mettra de coté le bilan peu reluisant de l'action de Bally a la mairie et le vide abyssal de son programme qui n'est qu'une suite de poncifs démago.....
Je cite: "Saint-Denis doit rester une ville de résistance radicale". Mais une résistance radicale à quoi? A une ville correctement gérée (où était donc M. Bagayoko lorsque les 80 000 euros de subvention ont été votés lors de la dernière séance du Conseil municipale? Sa voix aurait fait la différence...)? A une ville propre et sécurisée pour nos enfants (que dit M. Bagayoko sur ces questions, on n'entend et ne lit rien depuis des semaines, mais on sait qu'il s'est opposé aux cameras de surveillance, les mêmes que demandent les utilisateurs du canal Saint Denis qui se font régulièrement agresser)? A une ville plus soucieuse de l'égalité entre citoyens et élus (pourquoi n'a t'il pas voté contre l'augmentation de ses indemnités par solidarité avec les habitants, sachant que la loi permettait cette augmentation mais ne l'imposait pas)? M. Bagayoko est dans la majorité depuis une décénnie, et est toujours adjoint à un maire qui a clairement indiqué que l'avis des habitants ne lui importe pas (voir ses réponses à l'association Amicanal suite aux agressions sur le canal Saint Denis). Dès lors, pourquoi et comment croire à un changement de méthode?
Toi Bally tu es victime de ce néocolonialisme, avec ta délégation aux sport depuis 10ans...tes collègues communiste pense que tu n'es bon que dans le sport apparemment
Complétement lunaire ! C'est quoi "la logique colonialiste qu'on impose aux quartiers pour les civiliser " ? B.Monville préconise l'indépendance pour ces quartiers ou l'autogestion ? Vraiment savoureux... Quand on lit les propos des intervenants, on se dit qu'ils sont vraiment déconnectés des enjeux d'une élection locale, là ça parle de "décolonisation", de "résistance"..Personnellement, j'attends plus des propositions concrètes en terme de sécurité, propreté, écologie, emploi et non des incantations stériles..
D'accord avec Azzedine. En langage marxiste, on appelle cela le "dédoublement légitime". On fait mine de se démarquer des sortants avec une once de critique avant de les retrouver au second tour si besoin. On tente d'occuper tout le spectre électoral pour mieux rabattre après. On épouse le mécontentement pour faire rentrer la rivière dans le lit. Les spéculateurs du grand paris se font pressants. N'est-ce pas?
Bonjour. @Lulu... il ne voulait pas se fâcher personnellement avec la MCA. Au cas ou la MCA ferait campagne contre lui... Je suis d'accord avec vous, son groupe vote contre et lui disparaît. Son vote aurait pu changer la donne. Il reste 4 ou 5 mois d'indemnités à prendre, on ne se fâche, du moins pas tout de suite, avec Laurent Russier.
Jetais mal à l'aise en lisant cet article. C'est quoi l'objectif, d'avoir le pendant de zemmour en la personne de madame monville. Je préfère que l'on se rassemble plutôt que d'attiser la haine.
Bagayoko était elu avec le pcf en 2001, 2008 et 2004. Il n'est absolument pas crédible
Maire d'une grande ville est un métier à plein temps difficile. Un débat télévisé permet de comparer les programmes, d'évaluer les candidats, de mesurer leur capacité à résoudre les problèmes complexes et leur capacité d'écoute. A la radio on peut tricher. A la télévision tout se voit, on ne peut pas cacher ses défauts. Pour les élections municipales il faut qu'en février 2020 FRANCE 3 et LEJSD organisent un débat télévisé retransmis en direct entre Alexandre Aïdara, Bally Bagayoko, Laurent Russier, Mathieu Hanotin, et les autres têtes de liste candidat(e)s au poste de maire de Saint-Denis.

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