En ville

200 personnes jusqu’à la sous-préfecture

Les enfants devant, les adultes derrière et une même exigence pour tout le monde : des papiers et un toit. Mercredi 8 juillet, de la place de la Résistance-et-de-la-Déportation jusqu’à la sous-préfecture, deux cents personnes environ ont manifesté dans le centre-ville. Dans le cortège, les habitants du 76 Péri à l’origine de la manif, ceux de la Poste, du 59-61 rue Charles-Michels, des résidences hôtelières de la Plaine, les expulsés du 2-4 rue Brise-Echalas, et des résidents d’un foyer de travailleurs immigrés de Saint-Ouen. Des têtes connues aussi, celles des soutiens toujours actifs (Jean-Marc Bourquin, Corinne Angelini, Yves Laverne, Alain Bertho…) et deux élus de la municipalité (Francis Langlade et Françoise Roblin). Lors de la prise de parole place du Caquet, l’affirmation de l’unité nécessaire a été brandie comme un étendard. « Chacun doit soutenir la lutte des autres, être unis face à l’Etat qui est une grosse machine. Ensemble nous allons gagner un logement et des papiers, parce que nous ne sommes pas des criminels et qu’ici nous sommes chez nous » : les déclarations des différents orateurs représentants les différents collectifs de mal logés allaient toutes dans ce sens. « Plus jamais chacun dans son coin », a lancé Vassindou Cissé, porte-parole des familles du 76 Péri, en guise de conclusion avant que la marche ne reprenne, sous la pluie, sa lente progression jusqu’à la sous-préfecture.
D.Sz