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Centre cardiologique du nord
/ « On reste disponible pour les personnes qui ont besoin de cardiologie »

Le Centre Cardiologique du Nord a dû s'adapter face à l'épidémie de Covid-19 mais continue malgré tout à traiter les pathologies cardiaques.
Le Centre cardiologique du nord poursuit les interventions urgentes liées notamment aux pathologies cardiaques en pleine crise sanitaire. © Yann Mambert
Le Centre cardiologique du nord poursuit les interventions urgentes liées notamment aux pathologies cardiaques en pleine crise sanitaire. © Yann Mambert
 
Face à l’afflux de malades du Covid-19, le Centre Cardiologique du Nord (CCN) s’est lui aussi organisé. Les trois quart de l’activité du CCN est désormais tournée vers la prise en charge des patients atteint par le coronavirus.
 
« Heureusement que l’on a augmenté la taille du service de réanimation en 2017, détaille Xavier Copie, cardiologue spécialisé dans les troubles du rythme et membre du directoire du CCN. On est passé de 8 à 14 lits de réanimation et là avec le Covid c’est 35 lits qui sont tous occupés, c’est énorme. D’habitude on a plutôt une dizaine de patients en réanimation et en post-réanimation.»
 
 
Même si l’essentiel du centre est désormais dédié à la gestion de la crise sanitaire actuelle, les interventions urgentes, comme les poses de pacemaker continuent d’être effectuées. « Nous avons temporairement crée 3 lits de réanimation dans le bloc de chirurgie cardiaque ce qui nous permet de prendre en charge les urgences. », décrit le docteur.  Le CCN reste disponible, une consultation cardiaque sans rendez-vous est toujours possible du lundi au vendredi de 9h à 18h. « Mais les patients eux-même ne viennent plus, témoigne Xavier Copie. Il n’y a que des patients liés au Covid qui viennent. Les patients de cardiologie ont peur, on leur dit de ne pas sortir donc ils obéissent. »
Toutes les opérations non urgentes ont été décalées. « On ne fait pas sortir des personnes, souvent âgées, pour se faire traiter d’une pathologie non urgente et qui risqueraient de tomber malades en venant », précise le docteur.
Des interventions ont d’ores et déjà été reprogrammées en juin mais l’incertitude concernant la date de sortie de la crise sanitaire pèse sur l’organisation de l’établissement. « La plupart des patients pourront attendre d’ici juin mais si on doit attendre septembre ou octobre ça va poser des problèmes de logistiques, il faudra opérer tout le monde en même temps et on aura ni les bras ni les locaux pour le faire », témoigne le rythmologue qui souhaite faire courir le moins de risque possible à ses patients. 
 
Si le coronavirus occupe désormais une énorme place dans l’activité du CCN, le message est clair : « On reste disponible pour les personnes qui ont besoin de cardiologie ».
 
Olivia Kouassi