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Fin du JSD, des politiques s’expriment
/ « Le JSD, c'était la démocratie »

Débat du JSD part en live sur les élections municipales de 2020. © Yann Mambert
Débat du JSD part en live sur les élections municipales de 2020. © Yann Mambert

Patrick Braouezec, ancien maire (PCF) de Saint-Denis (1991-2004)

J’ai appris la fin du JSD avec déception. C’est la fin d’une histoire. Et c’est toujours regrettable. Ce choix est légitime : le nouveau maire a considéré qu’il fallait en finir avec ce mode d’expression. Le journal était particulièrement original. Le JSD n’était pas un bulletin municipal. C’était un journal qui reflétait la réalité de la diversité communale. C’était un hebdomadaire pluraliste. Le JSD était une source d’information pour les Dionysiens qui pouvaient aussi s’exprimer dans le journal.

Ce journal d’information et d’opinion n’a jamais été la voix de son maitre et de la municipalité. Le journal a toujours été critiqué, mais il y avait du pluralisme politique. Les élus n’avaient pas leur mot à dire dans le contenu du journal.

Le JSD était toujours attentif à la diversité des points de vue. C’était d’ailleurs problématique. Certains élus pensaient que c’en était même trop. En effet, comme le JSD était hebdomadaire, il pouvait rebondir d’une semaine sur l’autre sur l’actualité. Et ce n’était pas forcément confortable pour la municipalité qui gérait la Ville. Elle était sous le feu de critiques en permanence. C’était peut-être pour cela que le nouveau maire a décidé de l’arrêter.

Laurent Russier, ancien maire (PCF) de Saint-Denis (2016-2020)

Lorsque Mathieu Hanotin a annoncé la fin de la subvention à l'association éditrice du JSD et donc la mort du journal, cela m'a mis en colère. En tant qu'élu et ancien maire, mais surtout en tant que Dionysien profondément attaché à sa ville. Le JSD, c'était la démocratie. Pas toujours confortable pour une équipe municipale. Mais la démocratie, c'est l'indépendance, c'est faire vivre la diversité d'opinion de la ville. Qui donnera la parole à l'opposition municipale, à des habitants en colère, à l'éducation populaire ? Sûrement pas un journal institutionnel, sans saveur, sans dissonance et qui « coûtera » autant. Le JSD était à l'image de la ville. Populaire, rebelle, diverse, solidaire, dure et attachante. Il donnait voix et force à celles et ceux qui font la richesse, la force, la solidarité de cette ville, dans chacun des quartiers.

Le JSD c'était la culture, le sport, la vie associative, mis en avant chaque semaine comme éléments essentiels à la vie de la cité. Le JSD c'était la qualité d'un travail journalistique, meilleur rempart contre la désinformation. Pour toutes ces raisons, le JSD était un lien pour ses habitants. Lien charnel avec le journal physique, lien compulsif avec le journal numérique, lien nostalgique pour la « diaspora » dionysienne. Le lien préféré d'information pour les Dionysien-ne-s. Finalement ce choix politique et la violence de son annonce pour les salariés est révélateur de leur vision des rapports sociaux, de la démocratie, de la culture, de la ville diverse et populaire.
 

Didier Paillard, ancien maire (PCF) de Saint-Denis (2004-2016)

Faire disparaître le Journal de Saint-Denis, c’est museler les Dionysiens. Le JSD est le seul vecteur de communication qui donnait de l’écho, de la force à ceux qui par leurs initiatives, leur créativité, leur générosité, leurs innovations, font Saint-Denis à visage humain. C’est faire taire le Saint-Denis bâtisseur d’avenir. C’est un coup contre la démocratie.

Jaklin Pavilla, ancienne maire adjointe (Front de gauche)

Lorsque ce 17 décembre dernier, le maire Mathieu Hanotin a annoncé l’arrêt de la subvention du Journal de Saint-Denis, au-delà de la colère, j’ai ressenti une immense tristesse. Ce journal nous est familier depuis sa création en 1986. Chaque semaine, depuis son passage à la formule hebdomadaire en 1992, c’était un rendez-vous, pour découvrir les news de Saint-Denis tant sur le plan culturel, sportif et politique… Le journal pour moi, ce sont des visages de journalistes ou de responsable comme Juliette Seydi, Yann Mambert, Dominique Sanchez, Gilles Hénique et bien d’autres… Personnellement, j’y suis très attachée. J’ai découvert beaucoup de talents via le portrait de la semaine ou encore la rubrique pour nos aînés. Originaire des Antilles, j’appréciais quand il y avait un reportage sur une association, ou une manifestation antillaise. Je savais qu’à partir du moment où M. Hanotin serait élu, il allait baisser la subvention au JSD, mais jamais je n’aurais pensé qu’il allait la supprimer aussi vite.

 « Nous ne partageons pas la même vision, le même choix de société »

Voilà pourquoi, je me suis battue auprès de Laurent Russier pour que ce monsieur ne soit pas à la tête de notre ville. Nous ne partageons pas la même vision, le même choix de société. Aujourd’hui, il ne fait que déconstruire tout ce que les municipalités précédentes ont réalisé ou projeté depuis des décennies. Derrière sa communication soi-disant transparente pour une ville équilibrée, il profite pour imposer un choix de société, qui divise plutôt que de rassembler et qui ne protège pas les plus vulnérables. Son projet est réservé à une seule catégorie de Dionysiens. Personne n’est dupe. Je profite de cette opportunité pour remercier toute l’équipe du JSD pour leur investissement auprès de la population, du monde associatif et ce, depuis très longtemps. 
 


 

Bally Bagayoko, ancien maire adjoint (LFI)

Acteur de la vie locale en tant militant associatif dans le domaine du sport depuis plus de 30 ans, je peux affirmer que le JSD sans être parfait a su se réinterroger. Et l’arrivée d’une nouvelle majorité était et aurait pu être l’occasion de poursuivre cette évolution au regard des besoins de la population et des lecteurs. Un modèle alternatif de communication apprécié des habitants n’aurait jamais dû être mis à mort pour des raisons abjectes. Car en réalité il n’y avait aucune volonté de la part du nouveau maire de maintenir le JSD.

On ne me fera jamais croire que l’on détruit un journal, existant depuis 1986, parce qu’un directeur de rédaction décide de partir. Dans le passé, le JSD a déjà connu, comme d’autres rédactions, des difficultés. On ne me fera jamais acquiescer à l’idée que l’on détruit un outil d’information locale car il y a du débat, parfois même des désaccords sur des sujets de société, cela s’appelle la démocratie, son contraire la dictature.

« Une faute politique »

C’est une décision indigne qui a lieu dans un contexte où la liberté d’expression, de penser et d’être informé est attaquée par le projet de loi sécurité globale. Le JSD n’était pas parfait et j’ai eu l’occasion de proposer avec Saint-Denis En Commun une refonte de son fonctionnement. La partie qui était souvent objet à débat portait sur l’expression des courants politiques. Cette partie pouvait parfaitement être repensée, voire retirée du JSD.

Par-delà cette nécessaire évolution, le JSD restait utile. Je suis d’autant interloqué que cette faute politique accouche du néant. Désormais où seront traitées les informations locales des acteurs du territoire ?   Sur ce point particulier, il est nécessaire d’avoir la constitution d’une commission populaire constituée, d’élu.e.s de la majorité, de l’opposition, d’habitants ( et pas que les ami.e.s ) pour suivre cette affaire. Devant autant de faux-semblant de la part de la majorité PS/Génération’S, je reste solidaire et reconnaissant du travail accompli. Force et honneur aux salarié.e.s.

Michel Ribay, ancien maire adjoint (EELV)

L’année 2020 restera dans les mémoires comme une année évènement. Inédite. De douleurs, de stupéfactions, de mensonges, de faillites et liquidations en tous genres. Le JSD n’aura pas échappé à cette atmosphère générale. Liquidé un soir de conseil municipal sans préavis, en direct. Vécu en live par les journalistes présents. Le droit du travail requiert « un entretien préalable ». On s’est contenté d’une communication du Maire. Au prétexte d’une « crise interne » (la vie d’une rédaction est faite chaque jour d’affrontements de points de vue) la liquidation est prononcée par l’actionnaire. Imaginons le paysage de désolation si à chaque désaccord fut-il profond au sein d’une rédaction il appartenait aux seuls actionnaires de prononcer la liquidation du titre… Qu’en serait-il de la liberté d’informer… y compris des désaccords.

Au regard du nombre d’années pendant lequel il a su, au gré de nouvelles formules, informer, satisfaire, énerver, scandaliser, illustrer la vie associative, relayer un projet, susciter des vocations ou témoigner des transformations de la ville, deux mois ont semblé trop. Ce journal faisait lien entre les Dionysiens. Attachant, conflictuel, incarné. De la chair dionysienne. Il faut se replonger dans le numéro 1000 pour l’éprouver. Merci pour ces moments. Le JSD disparu, nos boîtes aux lettres font la gueule. Catalogues criards, prospectus mensongers, prose administrative. Rien pour l’esprit et nos estomacs sont fragiles. Qu’on les épargne d’un pudding municipal.

Georges Sali, ancien élu municipal (PSG)

Fraîchement élu en 1989, je m’étais opposé à la création du JSD voulue par Marcelin Berthelot. L’ambition était louable sur le plan démocratique – et habile sur le plan politique. Mais pour être viable, il eut fallu avoir le courage de choisir une direction de rédaction vraiment indépendante de l’autorité municipale. Ce n’était pas possible, évidemment, même si, sur la dernière période, on a pu noter les efforts d’autonomie de la direction. Cela dit, le JSD était un support de communication local plutôt apprécié pour les informations locales qu’il permettait de partager : il conviendrait d’envisager des innovations qui permettraient de combler un vide qu’il serait dommageable de laisser s’installer.

Sonia Pignot, ancienne maire adjointe (EELV)

Un jour, on se réveille, et il n’est plus là. On sait qu’il ne sera plus là mais malgré tout on espère. Car il a toujours été là. Un peu comme un vieil oncle, qui ne vieillirait pas et qui nous donnait régulièrement des nouvelles de la famille. Parfois il nous agaçait, parfois il nous faisait rire, parfois on ne l’écoutait pas, le jetant négligemment sur la table du salon… On le regardait du coin de l’œil et puis le matin au café, on lui disait « bon OK, allez viens, je vais jeter un coup d’œil ». À des moments on lui en a voulu, parce qu’il n’annonçait pas que des bonnes nouvelles, mais il savait se faire pardonner avec ses petits clins d’œil, ses petites anecdotes. Et quelle fierté quand parfois il parlait de nous ou quand les enfants s’exclamaient « regarde, tu es dans le journal ! ». Alors, je sais que je continuerai quelque temps à farfouiller dans ma boîte aux lettres les mercredis, cherchant à tâtons s’il est là, comme une vieille habitude que l’on ne perd pas comme ça. Je sais que je continuerais à entendre ce ton si particulier qu’il avait de parler de nous, des Dionysiennes, des Dionysiens, avec malice, impertinence, intelligence. Avec amour. Parce que ça, ça ne s’oublie pas.
 

Stéphane Peu, député (PCF) de Saint-Denis (2e circonscription de Seine-Saint-Denis)

Lien social et identité locale. Voilà spontanément les mots qui me viennent à l’esprit quand je pense au Journal de Saint-Denis. Dans une ville comme la nôtre, qui est tout sauf une cité-dortoir sans âme ni caractère, le JSD est le média qui a permis durant près de trente ans d’être le reflet de ses richesses, de ses innovations et de ses difficultés. Dans notre région parisienne, il a joué le rôle dévolu en province à la presse régionale, celui de la proximité avec l’actualité des habitantes et des habitants, des institutions, des quartiers, des associations, des clubs de sport et des lieux de culture.

« Une mauvaise nouvelle pour la démocratie »

Les portraits hebdomadaires de Dionysiennes et de Dionysiens ont montré en chair et en os celles et ceux qui sont la grandeur de Saint-Denis, ces belles humanités diverses de notre banlieue. L’annonce de la mort subite du JSD est une mauvaise nouvelle pour la démocratie et la citoyenneté, particulièrement en cette lugubre période de Covid qui fait émerger l’impérieux besoin d’être ensemble pour avancer. Le couperet qui s’abat sur une expérience restée unique en France rouvrira-t-il le chemin de la création d’un traditionnel bulletin municipal ? C’est à craindre…

Je fais partie de celles et ceux qui continuent de penser qu’il vaudrait mieux se garder de revenir sur nos pas en ayant recours aux vieilles recettes pour, au contraire, défricher de nouvelles pistes, dans le même esprit novateur initié par le maire de l’époque Marcelin Berthelot qui avait permis la naissance du Journal de Saint-Denis. Le chantier est certes plus complexe mais il permettrait de continuer d’offrir – pourquoi pas en privilégiant le numérique ? – une information de qualité devenue une spécificité locale. 

 

Eric Coquerel, député (LFI) de la Plaine (1er circoncription de Seine-Saint-Denis)

Voir un journal disparaître est toujours une situation dramatique d’autant plus lorsque celui-ci à 35 ans d’histoire. Il est évident que la décision de couper les vivres du JSD prise par le nouveau maire de Saint-Denis amène inévitablement à sa disparition. Ce seront des journalistes qui ne pourront plus exercer leur métier. La disparition d’un journal c’est aussi à chaque fois un peu de pluralisme qui disparaît dans une situation où le pluralisme est toujours plus fragile. Je rappelle que contrairement à ce qui a été décidé après la seconde guerre mondiale par le conseil national de la résistance, la presse et les médias appartiennent pour la grande majorité à des grands groupes transversaux et à quelques milliardaires. Toute disparition d’un journal d’actualité et aussi d'opinion est du coup encore plus insupportable.

C'est d'autant plus insupportable lorsque c'est un journal local d’Île-de-France, parce que des journaux locaux en Île-de-France il n’y en a pas tant que ça. Je considère important qu’une ville et un bassin de vie comme Saint-Denis dispose d’un journal qui relate ses actualités.

« Un journal ancré à gauche »

Je regrette cette décision d'autant plus que je lisais le JSD, je le lisais assidûment et je trouvais que c’était un bon journal. C’est un journal ancré à gauche qui s’est efforcé de ne pas être le journal officiel et propagandiste de la mairie de Saint-Denis. Il a su donner la parole aux gens quand ils avaient des avis ou des nuances contraires. C'est un journal qui a, avant tout, été celui des habitants de Saint-Denis et de ce qu'ils sont dans leur diversité.

Ce sont pour toutes ces raisons, et même si je n'ai pas connu le journal de Saint-Denis depuis sa naissance mais depuis que je suis député, que je considère ce journal comme important.

Certes, le JSD n'était pas le journal habituel d’une mairie, dans lequel on voit sur toutes les pages la promotion du maire (ce que je trouve plutôt sain d’ailleurs). Est-ce là qui a conduit la nouvelle majorité à lui couper ses subventions ? Je trouve en tous les cas que prendre la responsabilité de couler ce journal est une responsabilité lourde de sens.

Je pense qu'il était possible d'avoir un changement de majorité municipale sans pour autant clore l'histoire du JSD. Je regrette ce choix et j'affirme toute ma solidarité avec la rédaction du journal. 
 

Houari Guermat, opposant divers droite, candidat aux élections municipales 2014 et 2020

C’est avec un pincement au cœur que je vais lire le dernier JSD. Ce journal est une institution dans la ville. Il a souvent été partial avec ses opposants. Personnellement, je me suis pris plusieurs coups par le JSD qui aidait le pouvoir en place. Néanmoins, depuis quelques années, il s’était un peu plus démocratisé. Il laissait la parole aux opposants. Il était devenu un journal un peu plus ouvert sur la ville depuis le départ de Dominique Sanchez et l’arrivée de Yann Lalande. Il y avait plus de neutralité, même s’il y avait toujours des articles pro-municipalité.
La fin de la subvention et la mort annoncé du journal par Mathieu Hanotin est un coup porté à la démocratie locale. Les justifications avancées sont de fausses excuses. C’est une décision politique. Il n’y a pas d’autre raison.

« On n’aura qu’une seule chaine : ce sera TV Hanotin »

Mathieu Hanotin a voulu récupérer la communication municipale. Et ne pas avoir un journal indépendant. Il veut garder uniquement une source de communication municipale maitrisée dans laquelle on dira : tout va bien à Saint-Denis, le maire est beau, jeune et super. Et ce même si la situation sécuritaire s’est fortement dégradé à Saint-Denis depuis son arrivée.
Ce n’était pas non plus le moment d’avoir un plan social : une dizaine de salariés vont se retrouver au chômage en pleine crise.
Je vais regretter le JSD. Parce que c’est un journal qui a accompagné tous les Dionysiens, le pouvoir municipal en place, comme les opposants. Ce sera maintenant beaucoup plus difficile de s’informer. Beaucoup de Dionysiens n’ont pas accès au Parisien ou à actu.fr. Les blogs ou les réseaux sociaux ne suffissent pas. La population sera informée que lors des campagnes électorales. A la place, on aura de la propagande municipale. L’opposition n’y existera plus. Il n’y aura plus la libre parole des autres partis politiques et des associations. Tous ceux qui ne seront pas dans le moule de la majorité socialiste vont disparaitre. Comme dans les années 50, on n’aura qu’une seule chaine : ce sera TV Hanotin.
 
 

Démocratie locale et pluralité d'expression
 

Sophie Rigard, élue municipal (Place Publique)

17 décembre 2020, 22h38 : heure du décès. Lors de ce Conseil municipal, Mathieu Hanotin annonce la fin du Journal de Saint-Denis ; comme ça, entre le fromage et le dessert. Deux journalistes présents s’étouffent : ils ont à peine un mois pour remercier les dix salariés et fermer boutique. Forcés ? Contraints ? La larme à l’œil ? Sûrement pas. La décision politique d’envoyer le JSD à l’abattoir est prise au moment où le candidat, déterminé à reprendre la rédaction du journal, est reçu par le cabinet du Maire et qu’il renonce « mystérieusement » au sortir de cette réunion. Faire évoluer le format actuel, augmenter la part d’auto-financement sans en faire la gazette des promos sur les yaourts… plusieurs options étaient sur la table si le Maire avait vraiment voulu garder le canard.

« Le JSD, c’était un journal, un vrai »

Le JSD, c’était un journal, un vrai. Un de ceux qui ne font pas relire les articles par le cabinet du Maire, n’en déplaise à ceux qui ont essayé. Un canal d’information toute boite, partout, pour tout le monde. Des enquêtes, des témoignages ; la parole des habitants, tout simplement et pourtant si importante. Un lieu d’expression démocratique, de débats, d’affrontements parfois. Ainsi va notre démocratie : dans les idées qui s’entrechoquent, souvent dans le conflit, plus rarement dans le consensus, bel et bien vivante. Du poil à gratter pour qui est obsédé par la maitrise : maitrise de l’image, maitrise des mots, communiquer plutôt qu’informer. Au diable l’information quand il s’agit de garder le pouvoir. Une question de pouvoir donc - encore lui - et de son exercice. Un rapport au débat, à la contradiction, à la pluralité d’expression. Une question de salubrité démocratique, en somme.

Un clap de fin c’est beau et triste à la fois. On dit merci, les lumières s’éteignent et on sent comme un vide. Et pourtant Saint-Denis, le vide, c’est pas son truc…
 

Silvia Capanema, conseillère départementale (Groupe insoumis et communistes)

Le JSD, je le lisais bien avant de m’engager dans l’action politique sur cette ville. Dans ses pages, je découvrais les habitants, ce que les enfants mangeaient à la cantine, les petites annonces locales (qui m’ont bien rendu service), l’actualité politique, les activités culturelles, sportives, solidaires. Et chaque manifestation avait son encart : chaque événement, les mobilisations des parents d’élèves, des bonnets d’âne....

« Une annonce brutale »

Un vrai journal local, avec certainement une orientation politique (comme toute la presse), mais aussi avec son indépendance. Le meilleur journal municipal, au moins en comparaison aux villes proches, et de loin ! Les derniers temps, nous avons pris l’habitude de le lire aussi sur les réseaux sociaux, et de relayer ses articles suivis de nos commentaires personnels. C’est l’histoire même de St-Denis qui est écrite dans les pages du JSD. Nous savions qu’il était menacé avec l’arrivée de la nouvelle équipe municipale. Mais nous ne nous attendions pas à une telle violence, comme la suppression de toute la subvention au journal annoncée par le maire M. Hanotin. Cette annonce brutale est la marque d’un manque de respect envers les journalistes et les citoyens de St-Denis.

J’espère que les équipes de la rédaction, soutenues par la population, sauront résister. Je souhaite que le JSD puisse exister sous une forme alternative, indépendante, plurielle. Le pluralisme de la presse, la démocratie locale, passe aussi par le JSD. 

Cécile Ranguin, ex-maire adjointe, co-secrétaire EELV Saint-Denis

Concernant cette décision d’arrêter le versement de la subvention, j’aurais aimé qu’il y ait un débat avant au conseil municipal. Cela a surpris tout le monde. Personnellement, élue de 2001 à 2020, c’est  un journal que j’ai bien connu pendant plusieurs mandats. La façon dont le journal traitait l’information vis-à-vis des habitants, il n’y avait pas de souci. Le journal apportait une information complète aux Dionysiens.

Mais c’est aussi un journal qui donnait la parole aux politiques. En tant qu’ancienne élue EELV en charge de délégations importantes dans le domaine de l’écologie, je regrette que ce journal n’ait pas laissé assez de place à mon parti et aux questions concernant le développement durable. Pourtant, ce sont des sujets d’avenir qui concernent tout le monde. 

Souvent, j’ai sollicité le Journal de Saint-Denis. Et souvent, le JSD ne faisaient que quelques lignes. Jamais, il ne valorisait nos actions. Les élus EELV en général le regrettent. On était minoritaire dans une majorité communiste. Et je trouve que le rôle du JSD était aussi de nous donner la parole. Je trouve que le JSD ne respectait pas le pluralisme.

Je ne sais pas ce que le maire Mathieu Hanotin va faire à la place du JSD, mais je crains que la nouvelle publication municipale ne respecte pas davantage le pluralisme. Si c’est un bulletin municipal, ce sera avant tout pour parler des actions de la municipalité, alors qu’il y a beaucoup de mobilisations des habitants. Le JSD a bien valorisé les associations, même si cela ne suffit pas pour faire un journal.

 

Bakary Soukouna, président de Nuage, élu d’opposition depuis 2020

C’est un choc. Je me désole de la décision de la municipalité de sacrifier un journal. Je ne m’y attendais pas. Pour moi, le JSD, c’est un journal d’information. Je lisais les informations sportives, culturelles, associatives du territoire. On pouvait s’informer, et on pouvait aussi apporter notre contribution. C’était un espace citoyen novateur. La disparation du JSD va laisser un grand vide

« le JSD, c’est le journal des habitants »

Le journal donnait la possibilité de découvrir des Dionysiens de tous âges. C’était un journal lu par tous. On pouvait parler des articles du journal au café. Le JSD a couvert les mobilisations citoyennes. C’était un journal présent pour les habitants. Le JSD donnait la parole aux habitants des quartiers populaires. Ce n’était pas un journal à sensation, mais d’informations sur le territoire. On était informé de ce qui passait à l’autre bout de la ville. Le journal permettait de créer du lien. Le danger que je voie, et j’espère que cela ne sera pas le cas, c’est que le maire mette en place un outil de communication faisant uniquement la promotion des actions municipales. Alors que le JSD, c’est le journal des habitants. L’action municipale y était traitée, mais il couvrait essentiellement des projets et des parcours citoyens du territoire.

Enfin, j’étais attaché à l’esprit du papier. Aujourd’hui, pour beaucoup, il est difficile de lire un livre. Le journal permettait de favoriser la lecture. L’écriture était accessible, pas technocratique. La fin du JSD, c’est une perte.

Comité local du NPA

Hanotin prive les habitant.e.s du Journal de Saint-Denis et condamne son personnel au chômage. Hanotin, depuis son élection, ose tout. Sa dernière décision couper les vivres du JSD, le journal de la ville, qui malgré ses imperfections a su être un média qui a permis que s’exprime la réalité sociale et culturelle de cette ville complexe qu’est Saint-Denis. Il est ainsi le média, parfois le seul, qui se fait l‘écho tant des luttes locales que des déclinaisons locales des luttes nationales, faisant un lien entre les acteurs et actrices des mobilisations. Au fil du temps le JSD a su se démarquer de la presse municipale traditionnelle, souvent faite de soumission, ce qui en fait une expérience remarquable. C’était enfin un lieu de débats, même insuffisant, entre les forces de la gauche sociale et politique. Pour le plus grand dépit de toutes les nuances de la droite dionysienne, PS compris. […]

Julien Colas, ancien maire-adjoint (Front de gauche)

C’est avec tristesse que j’ai appris la cessation définitive du JSD. Mes pensées vont tout d’abord à toute l’équipe du journal qui semble avoir pris connaissance à l’occasion d’un conseil municipal que leurs emplois ne seraient plus. Si tel est le cas, quel choc et indélicatesse. Mes pensées vont ensuite aux Dionysiens qui perdent un rendez-vous incontournable avec l’actualité de leur ville et ce depuis 35 ans.

Dans ces moments si délicats liés à la crise sanitaire avec des conséquences économiques si dramatiques plus que jamais nous avons besoin de moments collectifs nous permettant tous ensemble de faire société. Notre journal était un de ces moments. Mais au-delà, la perte du JSD entraîne la perte d’une clé essentielle à la démocratie : l’information et c’est à mon sens un très mauvais signal politique envoyé à la population.

Alice Rongier, adjointe au maire (PS)

Le Journal de Saint-Denis a baigné mon enfance et mon adolescence. Ma mère l’utilisait pour éplucher les pommes de terre et ma tante pour nettoyer ses carreaux. Déjà amoureuse de ma ville, je lisais les résultats sportifs, l’actualité jeunesse/vie des quartiers, la vie politique, le menu de la cantine et la publication des mariages. J’ai d’ailleurs eu la chance d’y être en photo. J’étais la star du lycée Suger. En mai1999, via le service jeunesse, je suis allée à Marseille accompagnée de Juliette Seydi qui a réalisé un reportage autour d’un échange jeunesse dionysien-marseillais. Le journal a valorisé notre action avec un reportage de trois pages. En 2002, lors d’un échange au Mali avec Bally Bagayoko, idem nous avons eu le droit à un bel encart. Tout comme en 2005, lors d’un voyage d’étude à Auschwitz avec Dominique Brousse. 22 ans plus tard, mon fils de 5 ans a eu la chance de voir publier sa photo en deuxième page. C’était pendant le confinement, nous sommes allés au parc de la Légion d’honneur. La photo parle d’elle-même. On le voit content de retrouver le parc et de pouvoir se balancer aux arbres. Il a fait la fierté de ses grands-parents. Est-ce de la reproduction sociale où marche-t-il sur mes pas ?

Adulte, mon regard envers ce journal a changé. Les articles étaient très intéressants par l’actualité sociale et l’esprit de défense du combat à gauche. J’ai aimé la page de présentation des acteurs de la vie de Saint-Denis. Ludo pour ma part a été le meilleur portrait fait. L’article l’incarnait totalement. Je remercie d’ailleurs le JSD pour cet article car il nous permet d’avoir un beau souvenir de lui. J’ai particulièrement apprécié la campagne municipale avec la présentation des idées de chaque candidat. Je garde un très bon souvenir du JSD. Je tiens à remercier l’ensemble des acteurs d’hier à aujourd’hui qui ont contribué à l’élaboration de ce journal.

Alexandre Aïdara, tête de liste LREM aux municipales 2020

J’ai plus tendance à éviter un jugement définitif et caricatural sur le JSD et pourtant, comme candidat à la municipalité, j’ai été parfois révolté et étonné par le traitement subi parfois par Changeons Saint-Denis. Au rang des points négatifs : le manque de neutralité dans la plupart des articles notamment lorsque le JSD titrait systématiquement sur des sujets nationaux, les retraites par exemple, en glorifiant les manifestants PCF, LFI et aussi Hanotin et son clan, la qualité inégale des articles, l’opposition de la rédaction à la position de Yann Lalande contre l’islamo-gauchisme […] suite à l’attentat odieux contre Samuel Paty, le coût du journal trop élevé pour le service rendu et le format même du journal totalement suranné. Mais ce serait injuste de ne pas reconnaître quelques points positifs : l’information culturelle et sportive, la présence de la vie citoyenne (portraits, etc.), les informations pratiques sur la vie dionysienne, le fait que le JSD qu’on l’aime ou pas faisait partie de l’identité de la ville.

J’en tire un bilan contrasté et en tout cas, comme j’en avais d’ailleurs parlé à Yann Lalande, voici le plan que je lui avais proposé, qui aurait conservé les bons côtés et neutralisé les côtés néfastes : 1) Sortir la politique du JSD car c’est ce qui nuisait à sa crédibilité […] (pour cela il faut une gazette municipale classique où on donne la parole aussi à l’opposition, systématiquement). 2) Recentrer le JSD sur Saint-Denis et la vie citoyenne, culturelle, sportive, pratique. 3) Changer son format pour en faire un objet plus moderne et maniable, mieux présenté. 4) Yann Lalande était à sa place mais il fallait revoir la composition de l’équipe et accompagner vers la sortie les quelques journalistes militants qui finalement l’ont en partie sabordé même si l’exécution du journal est imputable au maire. 5) Enfin, donner de l’autonomie au JSD par rapport à la municipalité et les subventionner de façon pérenne mais avec donc un cahier des charges précis qui permette d’allier qualité, neutralité et de ne pas dilapider les impôts des Dionysiens. […]

Corentin Duprey, maire adjoint, vice-président de Plaine Commune

Le JSD pour moi, ce sont d’abord ceux qui le font. Plusieurs acteurs de son élaboration m’ont ainsi particulièrement marqué. Dominique Sanchez, longtemps rédacteur en chef, est de ceux-là. Même si son traitement de l’information n’était pas toujours impartial, sans doute marqué par son engagement politique au Parti communiste et sa proximité avec l’ancienne majorité municipale, il était un homme de convictions et de culture avec qui échanger était aussi stimulant qu’agréable. Yann Lalande, qui lui a succédé, a su faire évoluer la ligne éditoriale dans un souci d’objectivité et de collégialité visible de l’extérieur de la rédaction. Il a aussi affirmé avec force de fermes convictions républicaines qui l’ont amené à faire le choix de démissionner de son poste. Je veux également rendre hommage au travail de Yann Mambert qui ne signe pas de papier mais donne à voir en images, avec son talent, son œil aiguisé et sa parfaite connaissance de la ville, ce que sont et font les Dionysien.ne.s. Pour finir, je veux saluer Grégoire Badufle, Président de l’association Communiquer Saint-Denis, qui a tout fait, jusqu’au bout, pour tenter de trouver un.e nouveau/elle rédacteur.trice en chef qui aurait pu permettre la poursuite de la publication du JSD. 

Réactions

La pluralité même dans les épitaphes.... c’est tout à votre honneur merveilleuse équipe du JSD... mais c’est tout? Ce sera tout? Un espoir peut il subsister? J’ai adoré le mot de S. Rigard « saint Denis le vide c’est pas son truc? » mais alors que faire ?
Encore une fois, les élus de l'ancienne majorité ne sort de pas de son petit périmètre du centre ville... Quand je lis Stéphane Peu dire que "Dans une ville comme la nôtre, qui est tout sauf une cité-dortoir sans âme ni caractère"... Il ne doit pas fréquenter les quartiers périphériques de la ville qui ne font pas ville, voir qu'on a l'impression que c'est une autre ville. Comment des élus ont pu laisser des quartiers pourrir pendant 40 ans en les laissant avec une seule ligne de bus et 2 ou 3 commerces de proximité pour 10 000 habitants. Ca pleure pour le JSD et la dizaine de journalistes mais le sort de milliers d'habitants... beaucoup moins. Braouezec, Peu, Bagayoko, Russier... enfermés dans l'idéologie et se jetant des fleurs, ils ont oublié pourquoi ils étaient élu. Défendre les plus faibles, pas les enfoncer. Le JSD ne concernait qu'un microcosme (dont je fais partie car je m’intéresse à la vie municipale) mais il ne faut pas se leurrer, il faut plus qu'un journal pour que les habitants puissent s’intéresser à leur ville. Bonne continuation aux journalistes en espérant qu'ils trouvent un nouveau point de chute.
Je suis triste de lire cette nouvelle. Bien qu'expatriée, je continuais aujourd'hui encore à lire le journal en ligne. J'aimais lire ce journal version papier quand j'habitais à Saint- Denis durant mon enfance, mon adolescence et ma vie de jeune adulte. J'attendais sa parution avec impatience car j'appréciais lire les articles exclusifs et authentiques de la vie dyonisienne ainsi que les témoignages de ses habitants. Je ne comprends pas exactement à quel point ce journal pose problème à l'élu actuel et à son administration. Cependant, je ne crois pas que la fermeture de ce journal soit une bonne décision. Il y a certainement d'autres solutions à proposer... Merci au JSD! S.T
Une chose me gêne ici, c'est la propension des anciens élus à mettre la responsabilité de cette fermeture sur le dos de la nouvelle Municipalité. Ils oublient quand même l'essentiel, à savoir que c'est un groupuscule de "journalistes" obscurantistes de la mouvance indigéniste (qu'ils ont toujours soutenu) qui est à l'origine du problème. Il n'y aurait pas eu cet évènement, il y a fort à parier que le JSD ne serait pas remis en cause, peut être restructuré ? Ces putschistes ne pensaient quand même pas que leur adversaire politique laisserait passer, à moins que leur but eut été de saborder le journal ?
Ma tribune (non retenue) pour le Journal de Saint-Denis. Je comprends bien qu'il n'y avait pas assez d'espace pour publier toutes les tribunes, pas de soucis. Edition lisible sur ce lien : https://lejsd.com/sites/lejsd.dev/files/JSD%201271.pdf "Nous étions un collectif de copropriétaires pour dénoncer les abus du syndic SDC de Saint-Denis. On a tout fait pour obtenir un article sur le JSD, et lorsque le premier article est sorti en novembre 2015, c'était une première victoire pour nous. Et depuis, le JSD a régulièrement publié des articles expliquant bien les différents abus des syndics de Saint-Denis, le tort qu'ils pouvaient faire dans les copropriétés, avec les cabinets PONCELET et SDC en premier lieu. Le JSD a sans doute été trop habitué à fonctionner avec un budget qui semblait illimité. Le JSD aurait du se préparer à une phase de transition, avant le changement de municipalité qui était prévisible, une transition du type : réduire la diffusion dans les boites aux lettres (les 3/4 des distributions terminent à la poubelle), réfléchir à une formule sur abonnement volontaire pour la diffusion (comme le fait le journal En Commun, de Plaine Commune), et développer davantage la version Internet du journal. Le JSD aurait du se préparer avant à cette transition, ce qui aurait pu lui éviter une disparition aussi soudaine. Je me souviendrais du JSD comme d'un journal qui donnait la parole aux habitants et j'ai bien conscience que désormais, le JSD sera remplacé par un journal municipal "traditionnel", un journal qui ne donnera donc plus la parole aux habitants."
Plus je relis les déclarations des élus de l'ancienne majorité, plus je me dit qu'ils ont rien compris à leur mémorable et lamentable défaite. Comment dire autant de bêtises, autant de rengaine, toujours aussi satisfait d'eux mêmes. Que des envolées lyrique " Le JSD c'est la démocratie"... Quelle blague. Pendant des années, avec leurs morgues, les anciens élus, sur de leur fait, ont muselé toute velléités d'opposition, de proposition pour améliorer le sort des habitants. Au contraire, ils ont sacrifiés les habitants pour le compte d'ambition personnelle pour éviter qu'on prenne leurs places si grassement indemnisés. Heureux de ne plus voir ces élus prétendument à gauche, prétendument humaniste, bétonneur compulsif. On espère plus jamais vous revoir aux manettes de la ville. Les habitants vous on montré la porte. La moindre des choses c'est de moins la ramener. Ils osent parler de démocratie alors que Dominique Sanchez est au PCF et qu'il a été, une fois à la retraite, assistant parlementaire de Stéphane Peu.
Ce journal était un torchon de l’ancienne municipalité
Tandis que les Citoyens payeurs de ce torchon s'écrient : "Gestes barrières aux Fachos et à leurs idéologies nauséabondes !!! " Extrémistes vous m'aurez pas ! " YOUPIIII que l'Intérêt Général reviennent avec la force des vraies Valeurs : Celles de Notre République et de sa Laïcité à la Française ! Le Bien Commun ne doit plus être galvaudé par des journaleux racistes qui imposent leur seule vérité. Les fonctionnaires journalistes, formés, compétents et talentueux ça existe ! Merci pour ce renouveau et ce sens philosophique de la DEMO-CRATIE. MERCI MERCI MERCI A LA NOUVELLE EQUIPE !!! Saint-Denis, Capitale Européenne de la Culture avec de belles plumes pour prendre de la hauteur !!
Un journal qui faisait la promotion des racialistes du PIR et autres épouvantails des islamophobe compulsifs tel que Zemmour et sa clique ainsi que du mouvement Traoré, BLM servant aussi à diviser le peuple au profit des puissants, ne mérite pas que je le finance. Merci Mr Hanotin.

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