En ville

« L’ambition est d’avoir un quartier de ville »

Affluence exceptionnelle, ce mardi 21 octobre, à la démarche-quartier. Les habitants sont venus découvrir la transformation annoncée de leur cité, laquelle devrait, d’ici 2015, ressembler davantage à un quartier de ville.

Le mardi 21 octobre, plus de 150 personnes avaient pris place dans la salle Ambroise-Croizat pour une réunion de démarche-quartier dont l’ordre du jour était exceptionnel. Ces habitants de Saint-Rémy venaient découvrir le projet de rénovation concocté pour la cité par l’Ogif, leur bailleur, avec France Habitation, Plaine commune et la Ville. Et en concertation avec leur amicale de locataires, qui s’y est fortement impliquée depuis un an. Rappelons qu’en octobre 2006, une première mouture avait été refusée par la CNL. La baisse du nombre de logements sociaux, au nom de la mixité sociale, lui laissant craindre quantité de départs obligés. Comme allait le confirmer l’enquête sociale, conduite à la fin 2006 dans cette cité de 414 logements sociaux, 60% des locataires « ont souhaité rester sur le site ou à proximité », a rappelé au soir de la réunion François Duquesnoy, directeur du renouvellement urbain à l’Ogif. Avec cette opération de reconstruction-démolition, dont sortiront 445 logements, « l’ambition, c’est de ne plus avoir une cité, mais un quartier de ville normal, avec des immeubles en bord de rue », a-t-il poursuivi, en commentant les plans masse réalisés par le cabinet Devillers, urbaniste missionné sur le projet.
Les concours d’architectes n’étant pas lancés avant 2009 pour les bâtiments, aucun dessin ne permet encore de visualiser le futur paysage. Mais le contraste est déjà éloquent. Sur la parcelle en triangle de cette partie nord de Saint-Rémy, les constructions se résument aujourd’hui à une morne barre et cinq bâtiments voisinant en zigzag, comme posés au hasard. Sur le nouveau plan, trois grandes unités d’habitations sont délimitées par deux rues nouvelles. L’ensemble se compose de sept immeubles comportant chacun différents niveaux, de un à huit étages. Pour les locataires aux revenus les plus bas (inférieures à 13 000 euros annuels pour une personne, et 21 120 euros pour deux), soit 80% de la population de la cité, seront proposés dans deux immeubles du site de Saint-Rémy, 146 logements PLUS (Prêt locatif à usage social). Une offre complétée sur deux terrains à proximité, aux abords de l’avenue Saint-Rémy et dans la rue Robert-Desnos, par 100 autres logements PLUS. « Le loyer au m2, charges comprises, restera le même, assurait M. Duquesnoy. Mais les appartements seront plus grands. La superficie des logements de Saint-Rémy est en effet de 10 à 15% inférieure à la moyenne des logements sociaux du même type. » D’où quelque hausse en perspective, et que nul ne conteste.
Pour les foyers disposant de revenus supérieurs, ont été prévus, en locatif intermédiaire, 49 logements PLS (Prêt locatif social, plafond annuel de 30 619 euros pour une personne et 45 760 pour deux) et 73 logements AFL (au titre du « 1% patronal »). Plus 43 logements en accession à la propriété. L’originalité du projet, c’est qu’il fera aussi côtoyer des jeunes adultes, salariés et « décohabitants » du logis parental, et des personnes âgées. 150 studios voisineront ainsi avec 70 foyers-logements dotés de services communs, le long de l’avenue du Docteur-Lamaze. Une voie quasi autoroutière auquel les bâtiments tourneront le dos. « Les lieux de vie s’ouvriront sur des espaces verts privatifs de l’autre côté», insistait M. Duquesnoy. Telle sera la règle : « de nombreux espaces verts privatifs ». Et des parkings en sous-sols pour les véhicules des résidents. Des places de stationnement seront néanmoins aménagées le long des voies, notamment dans la rue de Strasbourg. Laquelle gagnera elle aussi en agrément, avec une circulation routière réduite à deux voies, une piste cyclable, des alignements d’arbres, ainsi que les plantations et cheminements piétons du jardin public qui sera développé à partir du parterre à l’intersection avec l’avenue Saint-Rémy.
Le chantier devrait débuter en septembre 2009 et se poursuivre en cinq étapes de reconstruction-démolition jusqu’en mai 2015. Mais cet agenda sera fonction des subventions de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), qui a déjà approuvé le projet dans ses grandes lignes. Reste la grande question de l’heure : les retombées de la crise financière.
Marylène Lenfant

Réactions

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Ce champ nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur