En ville

Adrien Delacroix, président de PCH
/ « Améliorer la qualité de service rendu aux locataires »

L’adjoint au maire socialiste a succédé le 8 septembre à Laurent Russier, à la tête de Plaine Commune Habitat, principal bailleur social de la ville.
Adrien Delacroix, nouveau président de PCH. © Yann Lalande
Adrien Delacroix, nouveau président de PCH. © Yann Lalande

Le JSD : Commençons par l’actualité récente et la nouvelle agression d’un agent de PCH vendredi 25 septembre. Que pouvez-vous faire pour empêcher que des faits aussi graves ne se reproduisent ?

Adrien Delacroix : L’agression en question relève fort heureusement de l’exceptionnel. On peut se féliciter de l’intervention rapide de la police qui a pu interpeller l’agresseur dans la journée. Ce dernier a été condamné à 12 mois de prison avec sursis, 24 mois de mise à l’épreuve, et interdiction d’entrer dans une agence de PCH. Comme à chaque fois l’office a porté plainte et accompagné la victime. Nous allons également demander la résiliation du bail. Nous ne voulons pas laisser passer ce genre d’acte qui ne sont pas anodins et qu’il ne faut pas banaliser.

Tranquillité résidentielle

Le JSD : Dans quel état avez-vous trouvé l’office ? Ponction budgétaire de l’État, explosion des impayés des locataires pendant le confinement… PCH a-t-il encore les moyens de ses ambitions ?

AD : J’étais déjà administrateur de PCH depuis six ans, je ne découvre donc pas la situation de l’office, dont la gestion est plutôt saine à la base. Le choix de regrouper des petits offices au sein de PCH il y a quinze ans s’est avéré une bonne option. En revanche, la loi de finance qui a imposé des baisses de loyer pour compenser les baisses d’APL, la hausse de la TVA pour un certains nombres d’opérations et la hausse de cotisations diverses, compliquent la situation. Au regard des investissements d’un montant de 800 millions € sur huit ans que nous devons faire dans le cadre de la rénovation urbaines et des besoins de réhabilitation et de résidentialisation, nous serons dans une impasse financière à échéance 2026. Nous allons devoir faire des choix au-delà des mesures d’urgence déjà prises sur les travaux de maintenance notamment. Ces dernières ne peuvent pas être pérennes. On ne peut pas reporter les travaux d’année en année.

LIRE AUSSI / Mathieu Hanotin : « Plaine Commune doit redevenir un outil au service des villes »

Le JSD : Quelles vont être vos priorités dans les prochains mois ?

AD : La question de la propreté des espaces publics aux abords des immeubles, comme les aires de jeu, en est une. Il faut clarifier qui fait quoi avec Plaine Commune et au sein de Plaine Commune et apporter des réponses à des questions concrètes comme le mauvais usage des colonnes enterrées par exemple. L’autre enjeu c’est la tranquillité résidentielle. On peut être plus réactif en cas de dégradations, ou si des portes ne ferment plus. On va développer la vidéoprotection, notamment dans les parkings. Un partenariat plus fort avec la police municipale va voir le jour, en partageant notamment nos images de vidéoprotection au sein du Centre de supervision urbain. Plus globalement, on veut améliorer la qualité de service rendu aux locataires en mettant en place un centre de relation aux locataires, notamment.

Le JSD : La transparence dans l’attribution des logements est un thème qui s’est souvent invité dans les débats de la dernière campagne. Que comptez-vous mettre en place à ce sujet ?

AD : Il y a une question de pénurie de logements et il y aura toujours un décalage entre l’offre et la demande. Avoir des processus plus clairs ne fera pas avoir des logements plus vite aux demandeurs. En revanche, on ne peut pas se cacher derrière cette situation pour ne rien faire. Au contraire, c’est parce qu’on manque de logements qu’il y a besoin d’être irréprochable. La loi Elan oblige à mettre en place la cotation de la demande en septembre 2021. Nous allons lancer le chantier au prochain conseil de territoire de Plaine Commune, afin de nous mettre d’accord sur les critères de priorisation. L’idée est d’objectiver les demandes. Le demandeur aura un score. La cotation moyenne d’attribution sera également communiquée. Les commissions d’attribution continueront cependant de choisir les demandeurs. Ce n’est pas l’ordinateur qui fera les attributions. Il y aura encore un peu de souplesse, mais ce système doit éviter les abus.

Propos recueillis par Yann Lalande

Réactions

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Ce champ nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur