Stéphane Le Foll fait le job. Celui d’abord d’attirer du monde le 12 mars, dans le préau de l’école Jean-Vilar. Plus de cent personnes l’écoutent décliner les principales propositions parmi les soixante annoncées par François Hollande. M. Le Foll, député européen est un proche du candidat du PS. Il fut son « dircab » et se charge jusqu’au 6 mai de coordonner nationalement la campagne.
Georges Sali, président du comité de soutien, est entouré de Stéphane Privé, Majid Wannas qui a récemment adhéré au Parti radical de gauche, Yannick Trigance, Maud Lelièvre et Mathieu Hanotin. M. Sali, avant que ne s’engage la soirée, salue Patrick Braouezec « supporteur de Mélenchon mais fervent partisan du rassemblement de la gauche » venu faire un petit coucou. Et Bally Bagayoko, conseiller général et adjoint au maire, qui prend place dans l’assistance.
D’entrée de jeu, le responsable national du PS met les pendules à l’heure et combat tout triomphalisme sur l’issue du scrutin présidentiel. « Dimanche à Villepinte, la droite a montré qu’elle est toujours là. Rien n’est joué », avertit M. Le Foll qui a peut être déjà eu vent du sondage IFOP, divulgué le lendemain, qui place pour la première fois Nicolas Sarkozy en tête du premier tour.
Les priorités socialistes
Avant la vingtaine d’interventions émanant de la salle, sur des sujets aussi variés que la justice, la banlieue, l’hôpital, l’Éducation nationale, la paix, la politique étrangère, le pouvoir d’achat et l’emploi… le débatteur passe en revue les choix de société qui séparent selon lui droite et gauche : réaffirmation des priorités socialistes sur la jeunesse et l’école, transition écologique avec un million de logements à rénover, sanctions multipliées par cinq pour les maires qui ne veulent pas de HLM chez eux, réforme fiscale d’ampleur…
Avec une mise en garde répétée : nous ne sommes plus en 1981 et il n’y aura pas de baguette magique. Le changement sera fait de petits pas. Après deux heures de réunion, Stéphane Le Foll promet de revenir voir les militants si Hollande réussit aussi bien à Saint-Denis que Ségolène Royal en 2007. Un challenge pour booster les énergies dans la dernière ligne droite.
Dominique Sanchez