Au football, les petits clubs ont bon espritBay Lan Men, CASC, ASEP ou Amicale football club… Ces clubs locaux d’entreprise ou de quartier ne sont guère connus. Mais ils mettent tous un point d’honneur à entretenir l’esprit festif et la convivialité.
Bay Lan Men section football. Émanation de l’association antillo-dionysienne Bay Lanmen, le Bay Lan Men football a vu le jour « il y a une quinzaine d’années dans le but d’offrir une activité à des jeunes qui passaient leur temps à traîner dans la rue », raconte Alain Dracon, le responsable de cette section.
Aujourd’hui, l’unique équipe de ce club associatif évolue en DHR et compte dans ses rangs 25 joueurs. Les séances d’entraînement se déroulent tous les mardis et jeudis de 20h à 22h au complexe sportif Franc-Moisin, une cadence comparable à celle de n’importe quel autre club amateur. Seulement voilà, cette saison « nos joueurs ne sont pas très sérieux, beaucoup sèchent l’entraînement et l’arrivée du froid n’a rien arrangé. Résultat : ils manquent totalement de rythme le jour du match, le samedi après-midi », déplore Alain Dracon.
Ce manque de discipline se paie cash, à mi-saison, et le club végète dans les profondeurs du classement de son championnat. « Ceci dit ce n’est pas si grave, temporise le dirigeant, on est avant tout là pour s’amuser et se défouler. » Et celui-ci de regarder devant. « J’ai plein de projets : mettre en place dès la saison prochaine une équipe de vétérans et organiser des matchs en dehors de Saint-Denis, notamment en Angleterre où il y a une importante communauté antillaise. L’idée est de se rapprocher d’associations du même type que la nôtre afin de créer des synergies. »
« Le futsal rencontre un grand succès auprès du personnel municipal »
CASC de la mairie de Saint-Denis. Au club du comité d’entreprise de la municipalité dionysienne, le foot à onze a fait long feu, les adhérents ne jurent désormais que par le foot en salle qui se joue à cinq.
« Le futsal rencontre un grand succès auprès du personnel municipal car on peut le pratiquer toute l’année sans être dérangé par les intempéries et parce que des joueurs de tous niveaux peuvent évoluer ensemble », fait remarquer Alex N’Gang, chargé d’organiser cette activité. De fait, pour ce directeur de quartier à la Plaine, l’exiguïté du terrain facilite le placement et dépénalise les pertes de balle.
L’équipe se réunit, pour « des moments de pratique » plutôt que des entraînements, au stade Auguste-Delaune le mardi et le jeudi entre 12h et 13h30, « à l’heure de la pause déjeuner. » Et n’est inscrite dans aucun championnat préférant sacrifier la compétition sur l’autel des rencontres et des échanges entre employés de différents services.
« C’est l’objectif, souligne Alex. Grâce au football, des passerelles et des liens se sont créés, qui ont eu, j’en suis persuadé, un effet bénéfique sur notre travail de tous les jours. » Dans le groupe, composé d’une vingtaine de participants, on trouve aussi bien des joueurs du Sdus, 20 ans en moyenne, que des vétérans, tout près de la retraite. « L’ambiance est formidable, il n’y a pas d’esprit de concurrence. On vient pour transpirer un bon coup et se détendre avant d’aller reprendre le boulot. »
Il n’y a pas qu’au CASC que le foot à onze n’est plus en odeur de sainteté.
ASEP football. Il n’y a pas qu’au CASC que le foot à onze n’est plus en odeur de sainteté. Si l’Association sportive électricité de Paris (ASEP) comprend encore deux équipes vétérans (+ de 35 ans), les formations seniors ont quant à elles été dissoutes en fin de saison dernière compte tenu « d’une mauvaise gestion et des forfaits à répétition dus à un manque de motivation évident », détaille Philippe Couvidou, dirigeant de l’ASEP football. Désormais, ce sont les équipes de foot à sept qui font la fierté de cette section. « C’est une discipline que l’on pratique beaucoup en entreprise ou dans les quartiers et qui est en pleine expansion, poursuit Philippe Couvidou.
Les tacles et les hors-jeux ont été supprimés, ce qui limite fortement les contacts et les contestations ; comme au basket, un joueur peut sortir ou rentrer sur le terrain à tout moment. Et puis il n’y a pas d’arbitre, ce qui permet aux clubs d’avoir moins de dépenses et aux joueurs de plus se prendre en charge. »
En septembre dernier, l’ASEP a été mandaté par sa fédération de tutelle, la FSGT, pour faire la promotion du foot à sept au Japon. Une tournée couronnée de succès puisque les autorités sportives nippones ont décidé de développer cette pratique dans certaines entreprises.
L’équipe première et l’équipe réserve vétérans s’entraînent le jeudi de 20h à 22h au stade de la rue du Landy et jouent le dimanche matin au stade Nelson-Mandela. Les équipes à sept s’entraînent le mercredi midi à Mandela et disputent leurs rencontres à domicile le lundi à 20h au complexe sportif de L’Île des Vannes à Saint-Ouen.
Amicale football club. Voilà un club qui porte bien son nom. Dans cette association, créée en 1972 dans le quartier de la Plaine, le maître mot est plaisir. « Nos équipes sont inscrites dans des championnats, mais les résultats sont accessoires », assure Jean-Paul Calvayrac, un des fondateurs de l’Amicale.
Quand il en était à ses balbutiements, le club s’appuyait sur une équipe senior. Aujourd’hui, il compte deux formations vétérans. « Les joueurs ont vieilli mais ont souhaité rester au club, alors on s’est adapté et on a changé de catégorie », relate le dirigeant qui se félicite de la fidélité des adhérents. Si la compétition passe au second plan, les performances sont là.
La preuve : l’équipe 1, qui évolue en promotion d’honneur (PH), est actuellement 5e de son championnat. Alors que l’équipe 2, qui caracole en tête de son groupe de 1re division de district, conserve toutes ses chances de monter en Excellence en fin de saison. L’attrait pour cette équipe ne se dément pas. D’après Jean-Paul Calvayrac, « si on répondait favorablement à toutes les demandes, on aurait de quoi former au moins quatre équipes, or ce n’est pas l’objectif. »
Les entraînements ont lieu au stade Auguste-Delaune le mercredi de 20h à 22h, les matches à l’annexe du Stade de France pour l’équipe 1 et à Delaune pour l’équipe 2, le dimanche à 9h30.
Grégoire Remund
07-Feb-2010 16:44 | Actualisé le 07-Feb-2010 19:40 | Lien vers cet article | Imprimer l'article | Envoyer cet article à un ami | 2 réaction(s)
ernestjean13-Feb-2010 22:35
bay lan menAlain ,il ne faut baisser les bras;Tues dans la bonne attitude .Courage aux frigorifiés ,dans quelques jours le printemps .
Amitiés
mémé jacquet09-Feb-2010 08:38
saint-denis en premièrequ'est qu'ont attend pour fédérer l'ensemble de ses clubs pour en faire un grand !
messieurs les présidents oublier votre égos !
que de talents gachés ou partant vers d'autre cieux !
une ville comme saint-denis mérite mieux que des équipes évoluant en régionnale .
en deuxième division , en attendant pourquoi pas la première