« On va gagner, on va gagner ». C’est la foule des très grands soirs jeudi en mairie de Saint-Denis. Un millier de personnes autour de Patrick Braouezec et de sa suppléante Carinne Juste. « Nous sommes en train d'inventer une nouvelle forme de politique » explique le député Front de Gauche sortant « et on vit là des moments exceptionnels, dans un grand rassemblement populaire, guidé par le cœur et la raison, pour des objectifs concrets, pour vivre mieux et tous ensemble ». Citant le président socialiste du conseil général Claude Bartolone pour qui dans une interview a déclaré « quand les socialistes passent les communistes trépassent », Patrick Braouezec laisse tomber « ce n'est pas ma conception de l'union ».
Dans l’assistance des élus de villes voisines comme Michel Bourgain (EELV de l’Île-Saint-Denis) ou encore le député François Asensi, tout comme des élus de la majorité municipale, Didier Paillard, Stéphane Peu, David Proult, Fabienne Soulas, Francis Langlade, Madjid Messaoudène, Florence Haye… tout comme le socialiste Georges Sali qui dans une adresse aux électeur a expliqué vouloir « témoigner de ce qui se passe au PS actuellement. Un groupe de personnes, issu du syndicat étudiant UNEF, conduit par M. Hanotin, a littéralement atterri sur le territoire de Plaine Commune depuis très peu de temps en vue de permettre à ses protecteurs PS départementaux de faire tout simplement main basse sur notre ville ».
Et le président du groupe PS et partenaires du conseil municipal ajoute : « Un élu de gauche doit protéger par la solidarité la population dans sa diversité et combattre toutes les ségrégations tout en favorisant un développement économique et urbain de qualité. Or tel est l’engagement pris par Patrick Braouezec dans le cadre de la négociation du Contrat de Développement Territorial avec l’Etat : l’objectif est bien de veiller à ce que la dynamique du Grand Paris soit mise au bénéfice de tous les habitants de notre territoire ».
Les instances nationales Front de Gauche et PCF ont apporté leur soutien à Mathieu Hanotin, le socialiste arrivé en tête au premier tour (1200 voix d’avance) mais les instances locales de ces organisations, tout comme la Fase, la LCR… appellent à voter Braouezec, ainsi que le dissident PS Dieunor Excellent.
Vendredi matin, sur le marché central, Mathieu Hanotin poursuit sa campagne. « Bonjour, je compte sur vous pour dimanche » lance-t-il à ses électeurs potentiels. Beaucoup de sourire et de poignées de main sont échangés. « C’est sur, dimanche soir on va gagner » confie-t-il, tout en regrettant « la grande fébrilité de ces derniers jours ». Dans la nuit son local de la rue Désiré Lelay a fait les frais de quelques tagueurs. « Casse toi » lit-on sur la porte, entre autres amabilités. « C’est scandaleux n’est-ce pas » lance un jeune militant présent devant la porte.
Sur le marché, Mathieu Hanotin poursuit son périple. « Nous tractons ici comme nous le faisons dans les cités populaires. Avec dans l’idée qu’après les élections nous allons tous devoir travailler ensemble » dit-il. Le ministre Benoit Hamon est de retour à Saint-Denis ce matin. Pour l’après midi est annoncé Arnaud Montebourg. Des soutiens très officiels.
Toujours vendredi, la section PS de Saint-Denis indique qu'elle « apporte tout son soutien aux candidats socialistes Bruno Le Roux (1ère circonscription) et Mathieu Hanotin (2ème ). Elle appelle tous les électeurs de gauche à reporter sans réserve leurs voix sur ces deux candidats qui sont arrivés en tête au 1er tour ».
Et dans l'après-midi, en compagnie de jeunes militants scandant « Braouezec à la retraite » le ministre Arnaud Montebourg, avec le président du conseil général Claude Bartolone, le candidat Mathieu Hanotin et son suppléant Michel Fourcade ont fait un bruyant tour de ville. En parallèle, dans de multiples points des dizaines de militants soutenant la candidature de Patrick Braouezec continuaient le débat avec de nombreux dionysiens. Fin de la campagne officielle ce vendredi à minuit.
Et pour terminer, une certitude. Le socialiste Bruno Le Roux sera élu dimanche soir dans la première circonscription. Après le retrait de Hayat Dhalfa, il est le seul candidat présent.
Gérald Rossi.
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