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Journée sans voiture
/ Vers un centre vraiment piéton?

Pour rappeler les intrus au règlement et promouvoir les circulations douces, une journée sans voiture était organisée dans le centre piéton le 28 octobre. L’occasion d’y découvrir le nouveau Vélib’.
Principale attraction de la journée, le Vélib 2 a pu être testé par les futurs usagers.
Principale attraction de la journée, le Vélib 2 a pu être testé par les futurs usagers.

En mars 2005, après des mois de chantier pour adapter la voirie, le centre-ville se transformait en vaste plateau piéton. Et le nombre des voitures en circulation y était divisé par trois. De 12 000 à 3 000 par jour. Dix ans plus tard, on en comptait 4 000, avec les mêmes bornes de contrôle des accès et une réglementation inchangée. Et la tendance ne s’est pas inversée bien au contraire. « Les trois quarts des véhicules qui pénètrent dans le plateau piéton n’ont pas d’autorisation, relève Nicolas Laurent, chef de projet Grand centre-ville et mobilités. Il y a une attente très forte qu’on fasse mieux respecter le règlement. »

Samedi 28 octobre, la Ville a donc pris une mesure plus radicale. De 11h à 18h dans ce périmètre, une journée « sans ma voiture » a eu lieu, plus stricte que celle qu’organise chaque année la capitale. Même les résidents qui y disposent d’un parking n’ont pas été autorisés à franchir les bornes. D’où quelques tensions supplémentaires à gérer pour les neuf policiers municipaux et douze médiateurs de Partenaires pour la ville qui étaient postés aux trois points d’accès. Car leur tâche était d’abord de refouler ces intrus, qui ont pris pour habitude de se frayer la voie en collant aux véhicules autorisés. Les bornes d’accès les plus réputées pour faciliter cette pratique du « petit train » sont celles de la rue de Strasbourg où officiaient Jean-Marc et Fritz, avec le sourire et une fermeté sans faille.

 «Il y en a beaucoup qui ont le bip, mais pas le macaron  »

Les deux policiers municipaux ont été estomaqués par l’aplomb des conducteurs non autorisés qui « veulent rentrer. Il y en a aussi beaucoup qui ont le bip, mais pas le macaron qui va avec. Il y a vraiment un problème ! » Parmi les plus récalcitrants, le conducteur d’une Mercedes flambant neuve. « Vous connaissez les énergumènes à Saint-Denis ! Ils cassent les voitures », s’emporte-t-il quand les deux agents l’invitent à regagner l’un des trois parkings souterrains où le stationnement gratuit est par le gestionnaire. Mais pendant une heure trente seulement. « Ça, ça ne passe pas, reconnaît Jaklin Pavilla, 1er adjointe déléguée au Grand centre-ville. Il faut aussi que les résidents puissent rentrer chez eux. On aura des leçons à tirer. » L’Élue avance encore pour exemple cette fleuriste dont le livreur arrivé au-delà de 10h30, l’heure limite, a dû rebrousser chemin.

Le Vélib à partir de janvier

Grand motif de satisfaction, les mariages se sont tenus avec chacun les deux seules voitures autorisées, une règle tellement bafouée en temps ordinaire qu’elle semblait inapplicable. « C’est une journée qu’on va renouveler et améliorer, parce qu’il y a un travail de pédagogie à poursuivre sur la pollution, souligne Cécile Ranguin, adjointe à l’écologie et aux mobilités douces. Cela relève d’un projet global sur la place de la voiture. » L’occasion était ainsi donnée de présenter le Vélib’ 2, grande attraction du jour, dont quinze stations seront implantées à Saint-Denis à partir du 1er janvier. Parmi les curieux, cette jeune femme à la fois ravie et incrédule. « Vous êtes sûr qu’ils vont rester cette fois ? »  Difficile en effet de ne pas songer aux déboires de Plaine Commune avec son Velcom, éphémère vélo en libre-service, victime de vols en masse et de dégradation, abandonné en 2011. Comme l’expliquait l’un des démonstrateurs, le Vélib’ dans cette nouvelle version élaborée par le groupement Smovengo, et financée par la Ville, est doté d’un dispositif antivol qui en effet a tout l’air d’être inviolable.

Réactions

Cette pietonnisation est un échec. Premièrement, elle n'est pas respectée. Comme le dit si bien l'article, 3/4 des voitures dans ce secteur n'ont pas d'autorisation. Deuxièmement, il faut réduire ce secteur piéton. Pourquoi aussi grand ? L'intérêt ? Troisièmement. Cela a tué le commerce local. Années 80, on ferme la rue de la République, la rue meurt Années 2000, on ferme le centre-ville, les commerces meurt également. On empêche les personnes des autres villes qui ont un pouvoir d'achat supérieur aux dionysiens de s'arrêter dans notre ville et de consommer. Quatrièmement. Il faut vraiment trouver une solution pour ces parkings. C'est honteux pour une ville aussi grande d'avoir des parkings si sales et si dangereux. Municipaliser à nouveau ces parkings ? Cinquièmement. La sécurité ou plutôt l'insécurité a explosé, les v oitures n'étant plus la, la ville est devenue un véritable coupe gorge. Dommage qu'il n'y ait jamais de bilan
bonjour! Organiser une journée sans voiture dans une zone piétonne! Il faut vraiment habiter St Denis pour voir ça! La ville a cependant mis en oeuvre un moyen efficace pour limiter le nombre de voitures dans le centre : le piège! Je veux parler de la borne à l'entrée de la rue de la légion d'honneur. Je suis un proche voisin. Au début elle réussissait à détruire plus d'une voiture par jour! Parfois mème un autobus! Malheureusement quelqu'un a eu l'idée de la peindre en jaune, et son rendement a baissé -d'aprés mes observations- a deux voitures par semaine. Donc depuis 2005 au minimum 1248 voitures détruites, déjà pas mal! Depuis quelque temps, elle a été repeinte en noir, et le rendement est reparti à la hausse! Bien fait pour ces dangereux criminels qui osent utiliser leur voiture en ville!
Houari, il n'y a pas que les commerces qui ont souffert, il y a aussi le marché: Habitant ici depuis 20 ans, j'assiste à sa lente décrépitude depuis la piétonnisation. Avant des familles venaient en voiture de toute la région pour remplir le coffre de victuailles, maintenant c'est impossible... A l'époque le marché génait la municipalité, ils le trouvaient trop important (j'ai lu ça dans le JSD). Je me suis souvent demandé si brider le fonctionnement du marché n'était pas une arrière pensée de cette piétonnisation excessive. Mais rien ne l'empéchera, c'est tellement dans l'air du temps! Nicolas Laurent nous parle d'"une attente très forte qu'on fasse mieux respecter le réglement", mais quand on voit le nombre de gens qui justement ne le respectent pas, on peut dire qu'il y a une attente tout aussi forte pour son abolition!
Bonjour. Je partage le constat de Houari. La piétonnisation, associé à l'émergence des centres commerciaux, a achevé un centre ville déjà en déliquescence. Au lieu d'en faire un lieu de circulation, y compris les voitures de bourgeois, avec des commerces de qualités, le cinéma, le théâtre, des galeries, des fromagers des poissonniers qui ne font pas de la quantité. Les chantres du transports en commun ne les prennent pas. Ils sont bondés, sales, et passent à une fréquence très faible. Le dalle du marché est très "minéral" pour reprendre la novlangue municipale. Personne n'y reste. Se vanter d'avoir le plus grand piéton d'Europe, en excluant toute une partie de la population... c'est juste de la masturbation intellectuelle. Du moment que ce petit monde se retrouve au Khediv, l'essentiel est la. Nicolas Laurent. Il faut l'entendre parler du centre ville lors de cette conférence: https://www.citedelarchitecture.fr/fr/evenement/saint-denis-centralite-nouvelle-une-politique-urbaine-micro-echelle Il se fait bien plaisir.... Je crois que l'intéressé oublie un peu qu'il y a des habitants avec leurs contraintes... C'est toute une organisation municipale qui est hors des préoccupations essentielles des habitants, qui se fait plaisir avec des études, des fêtes, des voeux mais restent dans l'inaction permanente. Et quand ils font... c'est assez médiocre en général.
L'arrivée de stations Vélib'2 est une excellente nouvelle!!! Connaît-on déjà leur emplacement? Espérons qu'il y en aura plusieurs en centre-ville! L’inexistence de commerces de proximité n'est sans doute pas seulement due à la piétonisation ?! Comment se fait-il qu'il n'y ait presque aucune offre de restauration de qualité ? Pas de fromager?

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