Cultures

60 Adada
/ Végétalisons le béton !

Les artistes du 60 rue Péri investissent leur espace d’exposition, et débordent même rue du Jambon, avec des créations à tendance végétale. Et invitent les citoyens à en faire de même dans leur environnement quotidien.

Pour la troisième édition de son exposition collective, l’Atelier Des Artistes Dionysiens Associés (ADADA) évolue tel un lierre rampant depuis sa galerie jusque sur sa façade extérieure et investit la placette de la rue du jambon du 9 au 24 juin. Avec « Nature/dénature : Sauvage urbain », les artistes dionysiens végétalisent leur espace en « amoureux du vivant ». Des ossatures de parapluie à la forme arachnéenne s’agrippent au mur, des graminées issus de Jardins partagés du Vert Galant et de la boutique Nova Fleurs ont élu domicile dans des pneus de voitures ou sur les tableaux végétaux d’Antoine Petit qui parent la façade extérieure. A l’image d’un saxifraga poetica, plante minuscule capable de fracturer la roche, l’Adada forme un écrin chlorophyllien insolite au sein de la jungle urbaine dionysienne.

Dans cette flore on perçoit la création de Nicolas Cesbron, meuble à élixirs onirique qui pourrait appartenir à la famille des cucurbita, côtoyant les photos d’Olivier Rosenthal où le lierre utilise le barbelé comme un tuteur. Répondent aux sculptures métalliques et végétales de Marc Guillermin, la toile dédiée aux migrants de Florent Bauche et le cabinet des « curiosités du XXIè siècle » de Florence Bouvry.

S’il y a un message à retenir de l’exposition « Nature/dénature » c’est qu’il ne tient qu’aux citoyens de se réapproprier les murs de bétons et les trottoirs et de les végétaliser à leur tour. « On peut tous être acteurs, il faut prendre conscience qu’un arbre ce n’est pas du mobilier urbain », avance Olivier Rosenthal avec sa sensibilité qu’on lui connaît. « Notre démarche de végétaliser l’espace peut donner envie aux habitants de faire de même au quotidien », espère quant à elle Natalie Bertrand de l’Adada. Alors laissez-vous séduire vous aussi par le pouvoir des pédoncules, bourgeons et rhizomes en tout genre.

Pour faire vivre toutes ces œuvres, la galerie dionysienne a élaboré un plan de route. Le 17 juin, la Fabrique de sociologie s’invitera entre ses murs. Le 18 juin, un atelier plastique sera assuré par Olivier Rosenthal dès 14h. Puis à 15h30, débutera un parcours dans la ville mené par le Collectif Ecrivant. A 18h30, rendez-vous sera pris avec les performeurs Florent Bauche et Marie Willaime que l’on retrouvera pour la fête de la musique.

En effet, le 21 juin, des apéro-performances auront lieu toute la journée avec « L’Isoloir des mots de l’âme » de Tristan Félix, les « Chants et gestes chamaniques » de Tristan Félix et Olivier Rosenthal, « La Terre sous tes semelles » de Coline Merlo et les « Débordements » de Marie Willaime. A 19h, un dîner festif précédera un bal musette assuré par les Bal’U avant de laisser place aux rythmes afrobeat de Babacar Faye et les Baye Fall Toubab. Enfin, pour clore la soirée, Julie Lojkine animera un Dj Set pour cette faune et cette flore urbaine incandescente. Et le 23 juin à 21h, l’Adada projettera le docu-fiction satirique « Enfin de bonnes nouvelles » en présence de son réalisateur Vincent Glenn.

A noter qu’en résonnance à cette thématique « green », une déambulation autour de la végétalisation du Centre-Ville sera organisée le 1er juillet entre les différents jardins citoyens de Saint-Denis.

Maxime Longuet

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