À la une En ville

Hygiène
/ Un rat ça va, deux rats bonjour les dégâts

Les 23 et 24 novembre, le Franc Moisin a été le cadre d’une opération de dératisation coup de poing. La ville, Plaine Commune et les bailleurs entendent mener la vie dure aux rongeurs qui pullulent dans le quartier. Mais pas d’illusion, ils ne disparaîtront pas.
Le raticide est enterré soigneusement dans les galeries
Le raticide est enterré soigneusement dans les galeries

Ils sont près de deux fois plus nombreux que nous  dans les grands centres urbains (1) et sans eux, notre indispensable réseau d’assainissement serait toujours bouché (2). Vous ne voyez pas de qui je parle ? Forcément, ils ont si mauvaise presse que pour la plupart d’entre nous ils ne sont synonyme que de saleté, voir de peste. Cette fois, vous y êtes ? Eux ce sont les rats. Fidèles compagnons de l’homme, si peu désirés. Le problème c’est qu’il n’est pas si simple de s’en débarrasser. D’autant plus, comme quand c’est le cas au Franc-Moisin, la cité est infestée. « A ce stade si on ne traite pas simultanément et de façon coordonnée les espaces publics, les bâtiments et le réseau d’assainissement, notre action est inefficace, » détaille Mireille Benevolli, responsable de l’unité santé environnementale de la municipalité. D’où l’opération coup de poing des 23 et 24 novembre. « Certes on concentre le travail sur deux jours, mais il y a eu un gros boulot de préparation et de diagnostic en amont, rappelle David Proult, adjoint au maire, délégué au quartier Franc-Moisin – Bel air – Stade de France. Et surtout il va désormais falloir faire beaucoup de prévention afin que les rats ne reviennent pas aussi nombreux. »

Prévenir leur retour

En ne jetant pas ses déchets dans l’espace public, et en arrêtant de nourrir les pigeons par exemple. La lutte contre les rats est l’affaire de tous. C’est le message que portent « mamie » Danielle et Monique, deux habitantes engagées. « Avant la cité était propre, les gens faisaient plus attention et il n’y avait pas autant de rats. C’est peut-être une goutte d’eau dans la mer mais on va reproduire notre opération de nettoyage citoyen, dimanche 3 décembre après-midi. Parce qu’on ne peut pas tout attendre des pouvoirs publics. » En attendant les pouvoirs publics, qui auraient pu mieux préparer le terrain (squares recouverts de feuilles mortes, herbes hautes), s’activent par l’intermédiaire de Ludovic et Redouane les dératiseurs de la société HTPE-Elis : « On a détruit de nombreuses galeries autour de la place rouge ce matin. En deux jours on devrait disperser l’équivalent d’une dizaine de grands seaux de produits raticides dans le quartier. Pour les rongeurs les pastilles sont comme des bonbons. Ils meurent en deux à sept jours après absorption de la dose létale. » Pourquoi un tel délai ? « Le rat est un animal très intelligent. La colonie envoie un éclaireur pour goûter le produit et observe ce dernier pendant 24h. Le produit doit donc agir lentement. Par ailleurs nous devons varier les produits (3). »

Pour quelques mois le Franc-Moisin devrait donc connaître une accalmie. Mais la situation est loin d’être réglée. Encouragés par des hivers doux, dérangés par les nombreux grands travaux alentour, les rats ont colonisé de nombreuses cités de Saint-Denis (Colonel-Fabien, Gaston Dourdin). L’enjeu est désormais de réguler la population à un rat par habitant contre deux aujourd’hui. Pour se faire une seule solution : limiter les ressources de nos meilleurs ennemis à grande queue et longue moustache.

Yann Lalande.

(1) La population parisienne est estimée à 4 millions d’individus.

(2) A Paris les rongeurs consommeraient plus de 30 000 tonnes de déchets par an

(3) L’utilisation du gaz est désormais prohibée.

Réactions

Pas sûre que David Proult apprécie sa citation pleine de fautes... « Certes on concentre le travaille sur deux jours, mais il y a eu un gros de travail de préparation..." Sinon, opération nécessaire, les habitants ne supportent plus leur environnement envahi par les rats et la saleté. Etape suivante : la saleté ?
Je suis professionnel de la deratisation et cette opération est d'une grande bêtises, C'est vraiment du n'importe quoi. Si je vous écris C'est parce que je suis Dyonisiens et j'aime ma ville. Je suis prêt à vous donner plus d'explications.

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
ATTENTION : Afin d'éviter les abus, les réactions sont modérées 'a priori'. De ce fait, votre réaction n'apparaîtra que lorsqu'un modérateur l'aura validée. Merci de votre compréhension.
CAPTCHA
Cette question nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.