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Bus 153
/ Un bonheur un peu gâché

Elles étaient quatre de l’association Parazar à investir un bus de la ligne reliant la basilique à la Porte de la Chapelle. Le but : jouer avec les usagers, les amuser, les détendre… Une gageure en ce mercredi 5 juillet où la ligne était déviée.
Mercredi 5 juillet, dans le 153
Mercredi 5 juillet, dans le 153

Elena, Cécile, Annie et Aïda de l’association Parazar ont pris le bus 153, mercredi 5 juillet, à la station Basilique direction Porte de la Chapelle pour une opération intitulée « Le bonheur est dans le bus ». « Nous sommes là pour vous apporter du bonheur », lancent les participantes, à un public un peu serré. « C’est des bus en plus que devrait fournir la RATP », réplique une femme assise qui ajoute être bien plus souvent debout. Et il faut avouer que la tâche n’est pas facile pour les comédiennes. Elles organisent quelques jeux : « quelle est la meilleure pâtisserie de Saint-Denis ? ». « Lannois. » La bonne réponse permet à la gagnante de remporter un des bons d’achat mis à disposition par des commerçants dionysiens (1). Régulièrement, les actrices chantent « Le bonheur est dans le bus ». Cécile déclame, à tout nouvel arrivant : « un sourire ne coûte rien et produit beaucoup, il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne ». Et comme le 5 juillet c’est la veille du 6, jour du démarrage du festival dionysien « On va rire à Saint-Denis », c’est aussi l’occasion de distribuer des flyers avec le programme des quatre jours.

Ce type d’initiative renouvelée en raison du succès du Déambus le 18 mars dernier, à l’occasion de la Quinzaine antiraciste dionysienne, n’a pas connu le succès de la précédente édition. Initialement prévue le 1er juillet, cette dernière a été déplacée à cause de l’inauguration, le même jour, de la ligne 11 du tram. Le samedi semble un jour plus approprié pour des moments festifs dans les transports en commun. De plus, ce mercredi 5 juillet, Parazar a accumulé les malchances. La déviation de la ligne du 153 due aux travaux en centre-ville, et le contournement de l’avenue Romain-Rolland et de la cité Floréal où des bornes à incendie avaient été ouvertes, ont vidé le bus de ses occupants. L’énergie et le talent des protagonistes n’ont pas trouvé de public pour les porter. Les quelques rares passagers avaient les regards portés uniquement sur le parcours inhabituel du 153. Le meilleur moyen, pour eux, de saisir la station la plus proche de leur destination. Alors, même si certains ont joué le jeu, on sentait chez la plus part de l’agacement et peu de disponibilité pour un peu de rigolade avec Parazar. Les comédiennes ont ensuite investi un bus 253, direction La Courneuve, quelque peu démotivées. 

 

(1)pâtisserie Lannois, fleuriste Novafleur, librairie Folies d’encre

Réactions

le 153, symbole de la dégradation du "service public": délais d'attente interminables, bus bondés et surchauffés, itinéraires erratiques (on ne sait jamais quel itinéraire sera emprunté),... Les dionysiens sont ici encore abandonnés. Un autre exemple du mal vivre !

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