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De Dourdin à Franc-Moisin
/ Transhumance urbaine

Vendredi 30 juin, quarante-quatre moutons, emmenés par l’association Bergers urbains, ont traversé les rues dionysiennes, allant de Gaston-Dourdin à Franc-Moisin.
Les moutons des Bergers urbains sur la dalle de Gaston-Dourdin
Les moutons des Bergers urbains sur la dalle de Gaston-Dourdin

Vendredi 30 juin, les 44 moutons des Bergers urbains, une émanation de l’association Clinamen (1), ont transhumé de Gaston-Dourdin à Franc-Moisin, une initiative du bailleur Logirep qui s’inscrit dans la Semaine nationale des HLM.

À 10h, le troupeau occupe la dalle de Dourdin entouré des bergers et des représentants du bailleur. Peu à peu ils sont rejoints par quelques locataires, d’autres préfèrent observer de leur fenêtre. Chacun y va de sa photo ou de sa vidéo, téléphone portable en main. Les plus joyeux sont les enfants. Nathalie, membre de l’amicale des locataires qui soutient l’organisation de ce moment lance, ravie : « On se croirait dans Heidi. » Les moutons quittent la dalle et s’installent en contre-bas sur la pelouse. Ils peuvent se restaurer tranquillement, de même que les humains qui, en raison de la pluie, se regroupent sous un barnum. Logirep y propose boisson chaude ou froide et viennoiseries.

Autour de la collation, les discussions vont bon train. Bergers urbains décline la palette de ses activités, parmi lesquelles l’installation de poulailler. Nathalie se verrait bien se lancer dans la gestion des poules, pour peu qu’elle trouve de l’aide auprès d’autres locataires. Patrick Lim, gestionnaire du secteur pour Logirep, y voit aussi l’occasion de tisser des liens de voisinage. De l’autre côté de la clôture, les passants s’arrêtent un peu interloqués par la présence des ovins. Aux alentours de midi, quelques jeunes hilares font de même. « C’est vrai, vous, l’herbe, vous la manger pas ! », lance une habitante.

Une ferme éphémère à Franc-Moisin

Au cris des youp, youp ou tchip, tchip des bergers, le troupeau se reconstitue et arpente les rues dionysiennes direction Franc-Moisin. Sur place, une ferme éphémère permet aux habitants de s’essayer à quelques activités agricoles. Carder la laine, planter quelques fleurs, faucher l’herbe. Là encore, les plus intéressés restent les enfants même si les adultes ne boudent pas leur plaisir, avouant tous avoir des ancêtres paysans.

S’inscrivant dans un souci de développement durable, l’initiative pourrait, c’est du moins l’espoir des organisateurs, jouer un rôle dans l’attitude des habitants sur leur environnement, comme par exemple limiter les jets de tout et n’importe quoi des fenêtres.

 

(1) Clinamen qui se partage entre le parc Georges-Valbon et les abords de l’université Paris 13 organise régulièrement des événements autour de l’agriculture urbaine. Cet été plusieurs rendez-vous sont fixés à voir sur  www.association-clinamen.fr

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