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/ Théo et les autres

Samedi 11 février, environ 2000 personnes se sont réunis devant le tribunal de Bobigny.
Samedi 11 février, environ 2000 personnes se sont réunis devant le tribunal de Bobigny.

« Théo et Adama nous rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient. » Ce slogan vu lors du rassemblement à Bobigny le 11 février induit une histoire longue des violences policières. Le viol présumé de Théo à Aulnay n’est pas un simple fait divers, ni la mort d’Adama Traoré à la gendarmerie de Persan un cas isolé. En 2005, Zyed et Bouna s’électrocutaient à Clichy en fuyant un contrôle. Leur mort provoqua trois semaines de révolte dans les quartiers populaires. En 1983, la Marche pour l’égalité et contre le racisme avait déjà été déclenchée par les violences policières à Vénissieux.

Il ne s’agit pas d’incriminer toute une profession, mais de pointer un mal de société : un rapport du Défenseur des Droits en janvier 2017 révèle que les jeunes hommes « perçus comme noirs ou arabes » ont « une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlés ». Le président Hollande n’a pas tenu sa promesse de mettre en œuvre le récépissé contre les contrôles au faciès. Aujourd’hui que la société civile se mobilise, combien de Zyed, de Bouna, d’Adama, de Théo faudra-t-il avant que les politiques traitent ces problèmes avec l’urgence et la gravité nécessaires ?
 

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