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Initiative citoyenne
/ SOS îlot Simounet

Une dizaine de Dionysiens se désespèrent de la dégradation de leur habitat, l’îlot Simounet, remarquable par son architecture. Dépôts d’ordures en tout genre, état d’abandon des jardins privatifs… Ils ont lancé une pétition et un projet de jardin partagé.
Le jardin partagé de l’îlot Simounet, au fond de la cité, à côté du parc de la Légion d’honneur.
Le jardin partagé de l’îlot Simounet, au fond de la cité, à côté du parc de la Légion d’honneur.

Conscients d’habiter une réussite architecturale et de la voir en état d’abandon, une dizaine de locataires ont décidé de prendre leur environnement en main. L’îlot Simounet (du nom de son concepteur) – et c’est comme cela qu’ils voudraient que s’appelle leur cité, dénommée Îlot 1 – longe un côté du parc de la Légion d’honneur, avec à proximité la basilique et l’immeuble Niemeyer (ancien siège du journal l’Humanité). Lassés de voir s’accumuler les ordures autour des poubelles extérieures ou des colonnes enterrées, ils ont rédigé et proposé à leurs voisins la signature d’une pétition il y a quelques mois. Laquelle fût plutôt bien accueillie. Le 7 octobre dernier, Jaklin Pavilla, première maire adjointe en charge du Grand centre-ville, avait rendez-vous avec eux pour faire le tour du secteur et lister les points noirs. Plus personne ne sait à qui incombe l’entretien des espaces publics depuis la tentative de résidentialisation. C’est leconstat qui s’impose. À PCH le bailleur, ou à Plaine Commune ? À l’issue de la rencontre, tous s’accordent pour un rendez-vous régulier et trimestriel. Parmi les questions soulevées, une taraude particulièrement les riverains. Cette porte qui permettait auparavant une ouverture partielle (vacances scolaires d’été) sur le parc de la Légion d’honneur, désormais fermée en permanence. Ils la verraient bien, pour leur part, ouverte en continu, donnant ainsi un accès au parc sans devoir contourner une grande partie du centre-ville. 
 

Des jardins privatifs en friche

D’un côté revendicatif vis-à-vis des pouvoirs publics, ils se veulent aussi constructifs. Ils se sont lancés dans un projet de jardin partagé pour cultiver fruits, légumes et lien social. Parmi les plus assidus, Marie-Pierre, Catherine, Claire et Pierre. Une des particularités : cet ensemble d’ateliers d’artistes qui allient lieux de création et lieux de vie. Claire, artiste et investie dans le jardin partagé, occupe l’un d’entre eux. « La totalité est occupée par des artistes et on doit s’en féliciter. » La cité comprend aussi des jardins privatifs. Les habitants investis dans le projet souhaiteraient ne plus les voir en friche. « Comment inciter les locataires à prendre soin de leur terrain ?, se questionne Marie-Pierre. La solution passe peut-être par la mutualisation des savoir-faire, des outils… ». Le jardin partagé, conçu comme un lieu de rencontre, devrait être le premier pas pour un environnement pris en charge par tous, habitants et pouvoirs publics. 

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