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Dimanche 29 octobre, le Cosmos (en noir) a perdu contre le Sdus (en bleu) sur le terrain annexe du Stade de France. (©) Yann Lalande
Dimanche 29 octobre, le Cosmos (en noir) a perdu contre le Sdus (en bleu) sur le terrain annexe du Stade de France. (©) Yann Lalande

« On se cache toute la semaine qui suit quand on a perdu. » Telle est la dure loi du derby. Une sentence qu’Éric, joueur du Cosmos, scotché en tribune par une vieille blessure, accompagne d’un sourire. Comme pour rappeler que ça n’est que du foot. C’est donc au tour du Cosmos de raser les murs, à l’issue d’un derby de Saint-Denis qui a tenu toutes ses promesses ce 29 octobre. 200 spectateurs en tribune, un scénario haletant, cinq buts (1) et quelques prises de bec : un match entre le Cosmos et le Sdus n’est définitivement pas une rencontre comme les autres. Même s’il n’a jamais opposé les deux équipes premières, même s’il ne s’agit que d’un match de Départemental 1 (2), le derby déchaîne les passions et se nourrit de petites histoires comme celle des frères Soukouna chacun dans un camp. Des frangins aux trajectoires diamétralement opposées dimanche : pendant que Yamadou marquait pour le Sdus, Mamadou était suspendu côté Cosmos. Un véritable crève-cœur si l’on en croit Mamadou Soumaré, co-entraîneur du Cosmos et ancien joueur du Sdus pendant sept ans : « Tout le monde veut être titulaire pour ce match. Certains sont même prêts à cacher leurs petites blessures. »

« Comme papa ! »

Comme souvent dans les derbys, c’est d’abord une grosse affaire pour le « petit ». Et à Saint-Denis le « petit » c’est le Cosmos. Morad, qui comme beaucoup a connu les deux clubs, résume : « On a longtemps dit que le Sdus était plus aisé et que le Cosmos était l’équipe du quartier. Les temps ont changé et aujourd’hui beaucoup de joueurs sont passés par les deux équipes. Il y a toujours une rivalité mais tout le monde se connaît désormais. Maintenant le Sdus reste plus structuré et mieux armé financièrement. » Mais du coup comment choisir son camp quand, comme Ismaël et Amine, on a 6 et 10 ans ? « Nous c’est comme papa ! » Alors papa Morad ? « Je vais être derrière le petit poucet. Même si au fond j’aimerais un match nul. »

Stéphane Peu, député de la 2e circonscription, venu donné le coup d’envoi, ne se mouille pas plus : « Les deux clubs n’ont pas les mêmes histoires mais une ADN très voisine. Ce sont deux clubs d’une ville populaire. Il n’y a pas les riches d’un côté, les pauvres de l’autre. » Le match nul tout le monde y a cru jusqu’à la 88e minute et ce but de Nilton Monteiro, qui donnait la victoire aux Bleus de Saint-Denis. Mais comme dit aussi Éric, « des derbys, heureusement il y en a deux par an »… Rendez-vous en mars pour l’éternelle revanche.

Yann Lalande

(1) Cosmos/Sdus (b) : 2-3 (Buteurs. Cosmos : Steve Dorget 47’ ; Mary Ba 65’. Sdus : Mohamed Ghazi 10’ ; Yamadou Soukouna 35’ ; Nilton Monteiro 88’)
(2) Le Sdus est 9e après cette première victoire de la saison. Le Cosmos est 11e et avant-dernier avec un seul point au compteur.
 

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