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Lycée Suger
/ Retour sur la flambée de violence

Le 9 mars devant le lycée.
Le 9 mars devant le lycée.

Les graves actes de violence survenus autour puis dans l’enceinte du lycée Suger les 6 et 7 mars exacerbent des problèmes récurrents et profonds. Mais ils sont aussi l’inquiétant signe d’une étape franchie: le fait que des élèves ont participé à la tentative de mise à sac de leur lycée est essentiel. Cette fois, l’institution scolaire a été visée pour ce qu’elle représente par ses propres élèves alors que d’ordinaire la violence vient de l’extérieur dans le cadre, par exemple, de règlements de compte. Ce fut le cas à la rentrée de septembre, avec à la clé l’agression d’un surveillant et une longue grève qui n’a pas permis d’obtenir des moyens humains supplémentaires pour la sécurité. Cette attaque en règle qui intervient dans le contexte de l’affaire Théo, sans qu’il y soit fait explicitement référence, traduit un mal profondément enraciné : celui d’un lycée ou les jeunes qui le fréquentent sont nombreux à avoir le sentiment qu’il ne peut rien pour eux, rien pour les sortir de l’ornière d’un échec qu’ils estiment programmé. Suger est le symbole scolaire des inégalités territoriales et l’insuffisance de moyens dont il dispose compromet les efforts d’équipes pédagogiques pourtant réputées pour leur qualité.

 

Les relations entre les jeunes et la police, l’extrême tension qui les caractérise font  aussi partie de la vie dans nos quartiers populaires et sont ici au cœur du sujet. Les témoignages que nous avons recueillis, ainsi que ceux d’autres medias, ne laissent guère de place à l’optimisme quant à une amélioration. Les jeunes filles traitées de putes ou de salopes « bonnes à sucer des b... » ou les garçons à qui l’ont dit « on va te faire comme à Théo » ne sont pas près d’oublier l’humiliation infligée par des représentants d’un ordre républicain, ô combien important, surtout en ces temps troubles où notre société vit dans les doutes. La colère de mères d’élèves, respectables et respectées, que nous avons rencontrées sur l’esplanade du lycée, montre à quel point le sentiment d’être traités comme des chiens par l’uniforme va au delà de la jeune génération.

Dans la deuxième tempête de l’année qu’a du essuyer Suger, après celle de septembre, un autre élément constitue le triptyque d’un cocktail qui reste explosif. Le malaise qui oppose depuis des mois, voire des années, la direction de l’établissement à une partie de l’équipe enseignante  a percé au grand jour. Les critiques pleuvent sur la proviseure qui ne s’exprime pas. Des élèves et des parents présents lors de l’épisode violent ne sont pas en reste pour se joindre au concert et des appels à la démission ont même été publiquement lancés. Dans la liste des récriminations figure en bonne place la décision de faire sortir les élèves, le 7 mars, en les envoyant fatalement au devant des policiers qui avaient pris position. D’autres, ou les mêmes, se demandent aussi pourquoi le lycée a ouvert ses portes alors que la veille il y avait eu une première alerte et que la deuxième était prévisible.

Suger, souvent mis sous le feu des projecteurs pour la qualité de son BTS des métiers de l’image et du son, va avoir du travail pour redresser la pente. Il ne pourra être seul à le mener.  

Réactions

Je ne suis pas l'avocat du proviseur mais quand vous êtes pénalement responsable de votre établissement, que vous avez dans cet établissement 3 départs de feu volontaires, de l'essence répandu dans les couloirs et les escaliers, 1300 élèves présents, l'évacuation était la décision la plus responsable ... le reste n'est que politique et ... idéologie d'ultra gauche qui manipule les pauvres parents d'élèves. Chers parents, ceux que vous considérez le plus souvent comme les plus proches de vous et de vos difficultés ... sont en vérité ceux qui précipitent au nom d'une idéologie vos enfants dans l'échec ...
Bien évidemment, c'est toujours la faute de la police, de l'insuffisance des moyens, du proviseur, des enseignants etc etc Mais quid des individus qui ont commencé à saccager le lycée, LEUR LYCEE ? A Saint-Denis, où j'habite c'est toujours la faute de l'autre, des autres , de l'Etat, du département, de la Région etc etc Jamais celle des individus, des parents, des habitants, des délinquants, des voyous ..Et après on se retrouve avec un article du Figaro sur Moelenbeck sur Seine . Et qui voudra prendre en stage ou autre ,un élève du lycée Suger lequel lycée est désormais marqué au " fer rouge " ..Cela se rajoute au discrédit dont ma ville pâtit de plus en plus malgré des éléments positifs .
Pour Najat Belkacem c'est pas de la faute de l'état, c'est de la faute de Fillon et de Marine Le pen. Jamais les socialistes ne dénoncent les ultra gauchistes qui manipulent dans les banlieues et qui sont les principaux responsables des ghettos du 93 et de leur entretiens. On le voit avec l'arrivé de Valérie Pecresse qui met un frein aux subventions de la ghettoïsation ce qui ne fait pas plaisir aux Braouzec, Peu et co.

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