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Conseil municipal extraordinaire
/ Régie publique de l’eau: victoire d'étape

Réuni en session extraordinaire, le mercredi 15 novembre, le conseil municipal a approuvé le principe d’un passage en régie publique de l’eau.
Vers une régie publique de l'eau à Saint-Denis ?
Vers une régie publique de l'eau à Saint-Denis ?

 


La tenue d’un conseil municipal extraordinaire est toujours un événement pour la démocratie locale. Celui qui était convoqué par le maire le mercredi 15 novembre était aussi « une victoire d’étape » pour les militants du Collectif Eau publique. L’ensemble des élus a approuvé ce soir-là la cause qu’ils défendent depuis des mois : le passage dans les deux ans à une régie publique de l’eau, « bien commun vital », dont le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif) a toujours délégué la gestion à la multinationale Veolia, ex-Générale des eaux.

Le principe d’une gestion publique, salué par tous, était inscrit au premier alinéa du vœu qu’allaient  pourtant repousser les huit élus du Parti socialiste de gauche et écologistes. Ainsi Bertrand Godefroy estime-t-il irrecevable la demande faite à « Plaine Commune de ne pas réadhérer au Sedif, ou de ne pas inclure le territoire de Saint-Denis en cas de réadhésion au Sedif ». Pour l’élu PSGE (maj), rien ne justifie ce préalable car un délai de deux ans a été accordé par le Syndicat à Plaine Commune et à deux autres établissements publics territoriaux (EPT), Est Ensemble et Grand Orly Seine Bièvre, pour mener « des études dont personne ne connaît les conclusions ». De plus, Saint-Denis se doit, quoi qu’il en soit, de « promouvoir l’unité territoriale. »

Patrick Braouezec (maj-PCF) et Madjid Messaoudene (maj-Front de gauche) rappelleront quant à eux qu’en 2010 une majorité s’était exprimée au sein du Sedif pour la régie publique. Ces élus mandatés par les villes adhérentes n’en avaient pas moins voté à bulletin secret pour renouveler la délégation de service public à Veolia. Ce, « quel qu’en soit le bord politique ». Plus consensuelle, demande est aussi faite à Plaine Commune « d’engager dès 2018 des études indépendantes sur les modalités de mise en place d’une régie […] conjointement avec les deux autres EPT ». Rien n’a été anticipé, ni par la Ville, ni par Plaine Commune, regrette alors le PS (opp) Adrien Delacroix.

Autre demande au président de Plaine Commune, la mise en place d’un comité de pilotage des études de faisabilité. Il devra être ouvert aux élus de tous bords, ainsi qu’aux associations et collectifs d’habitants. Pour un meilleur « contrôle citoyen », Cécile Ranguin (maj-EELV) préconise en outre la tenue d’un « référendum d’initiative locale. » Le vœu se conclut par la demande à Plaine Commune d’établir avec le Sedif une convention pour assurer le temps des études « la continuité du service public de l’eau aux mêmes conditions. » « Avec les deux autres EPT, cela représente 1,5 million d’habitants. Il y aura un véritable rapport de force », relève Elisabeth Belin (maj-FdG).


Réactions

Bonjour. @Marylène LENFANT. Ok pour les bons sentiments mais vous oubliez, volontairement ou pas, les attaques et les accusations graves contre certains élus siégeant à Plaine commune. Un certain Patrick BRAOUEZEC, violemment accusé d'avoir tenté de voter en cati mini, une adhésion au SEDIF sans débat publique. Je rappelle qui siège à plaine commune. P. BRAOUEZEC, D. PAILLARD, L. RUSSIER, K CHIBANE.... Etc.... Et ensuite on vient jouer les preux chevalier.... Non. cela manque d'authenticité des élus, en particulier de la majorité, car ils sont longtemps au pouvoir. J'aurais souhaité un peu plus de partialité sur les débats et sur les historiques des décisions de chacun.
La demarche est bonne et le saut d'obstacle réussi : l'initiative citoyenne a été efficace et la municipalité a dû s'engager dans la bonne voie vers une régie publique. Mais il y a eu debat. Et l'article réussi ce tour de force de citer tous les groupes du conseil municipal ... sauf celui qui s'est engagé des sa création auprès du collectif Eau Publique et qui est intervenu à plusieurs reprises, de façon pertinente, argumentée et sans langue de bois lors de ce conseil extraordinaire. Tout le monde aura compris : omerta sur le groupe REVE-Insoumis et sur les interventions de Beatrice GEYRES, Conchita DIAS De Soto, Vincent HUET a plusieurs reprises. Maladresse journalistique involontaire, il faut l'espérer, certes mais mal venue car à contre courant et "mangeuse" de réalité. Un gros effort donc à faire pour être en adéquation avec elle et...avec l'objectivité. Cela vaut dans ce cas comme dans tous ceux à venir et pour tout le monde.
Bien que d'accord sur le principe du retour à la gestion publique de l'eau, l'idée que nos élus soient les futurs gestionnaires de ce service est assez inquiétante quand on voit comment d'autres services publics fonctionnent à St Denis... jusqu'à retourner en gestion privée dans l'espoir d'améliorer la prestation.
C es élus n'ont pas réussi à gérer une piscine municipale, la faisant repasser dans le privé et maintenant ils veulent gérer l'eau publique, très mauvaise nouvelle pour nous..

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