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Habitat indigne
/ Permanence pour les victimes du plomb

Une association spécialisée dans la lutte contre le saturnisme accueille les familles concernées tous les lundis en mairie pour mieux éradiquer cette maladie qui évolue à bas bruit.
Morgan Pinoteau et Angèle Moussi de l'Association des familles victimes du saturnisme.
Morgan Pinoteau et Angèle Moussi de l'Association des familles victimes du saturnisme.

Depuis le 11 septembre, l’Association des familles victimes du saturnisme (AFVS) assure une permanence « Habitat insalubre et exposé au plomb » tous les lundis de 14h à 16h au centre administratif (place du Caquet). Une présence hebdomadaire présentée comme l’aboutissement logique d’une collaboration de plusieurs années avec la Ville de Saint-Denis, rare commune à avoir développé une prise en charge spécifique sur cette question de santé publique. « Comme une très grosse partie de notre activité concerne ce territoire, avec Paris, il nous a semblé pertinent de nous rapprocher des familles dont nous sommes amenés à suivre les dossiers, avec l’idée aussi de pouvoir en toucher de nouvelles », explique Morgan Pinoteau, chargée de projet à l’AFVS.

Basée à Paris, dans le 17e, cette association accompagne les victimes du saturnisme infantile depuis sa création en 1998. Cette maladie méconnue, provoquée par une intoxication au plomb, peut entraîner chez l’enfant comme chez le fœtus des conséquences irrémédiables associées à des troubles neurologiques ou à un retard du développement. Elle est pourtant rarement suspectée, car souvent asymptomatique ou avec des manifestations cliniques non spécifiques (maux de ventre, anémie…).

Pour lutter contre cette maladie, l’approche privilégiée est donc environnementale, l’habitat ancien dégradé étant le vecteur principal d’exposition par ingestion ou inhalation de poussières contaminées. Bien qu’interdite depuis 1948, la peinture au plomb demeure en effet présente dans certains vieux immeubles, tel qu’il en existe à Saint-Denis, notamment dans le centre-ville, à la Plaine ou à Bel-Air. Il s’agit souvent de logements anciens, qui n’ont pas été réhabilités, avec de la peinture qui s’écaille aux murs, sur les portes ou les plinthes.« Les familles avec enfants ou femmes enceintes qui vivent dans ces immeubles peuvent nous contacter pour toute demande d’information et pour une évaluation de leur situation », précise Angèle Moussi, juriste à l’AFVS.

Si le risque d’une intoxication est confirmé, la procédure est lancée. Elle comprend un aspect santé, avec en premier lieu une prise de sang pour évaluer la concentration en plomb, et un volet logement, avec notamment la réalisation de travaux palliatifs pour éliminer les sources de contamination.


Renseignements ou demande derendez-vous : 09 53 27 25 45. Mail : afvs@free.fr.

Réactions

bon courage et succès à cette association la ville de saint denis est dans un état incroyablement honteux à qui la faute??????????????????????????

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