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« Inventons la Métropole du Grand Paris »
/ Paysage urbain et grand bain culturel

Le futur "Grand Bassin" imaginé par Jung Architectures et l'agence Encore Heureux.
Le futur "Grand Bassin" imaginé par Jung Architectures et l'agence Encore Heureux.

C’était selon les termes de ses instigateurs, Métropole du Grand Paris, Région Île-de-France et Société du Grand Paris, « la plus grande consultation internationale d’aménagement et d’urbanisme en Europe ». Lancée en octobre 2016, l’appel à manifestations d’intérêt « Inventons la Métropole du Grand Paris » s’est soldé le 18 octobre par l’annonce des équipes lauréates pour chacun des 51 sites sélectionnés. Parmi ceux-là, l’ancienne piscine municipale du boulevard Félix-Faure et une frange du quartier Pleyel de part et d’autre de la future gare du Grand Paris Express. Pour ce bout de territoire dont ils étaient quatre à imaginer le futur, c’est le groupement « Les Lumières Pleyel » porté par le promoteur Sogelym Dixence qui a remporté la mise. Avec une ambition : constituer une « porte d’entrée du Grand Paris ».

Une ligne de jardins suspendus

Entre le futur franchissement ferroviaire, dont le financement reste à confirmer, et ses abords dont une parcelle de 4 ha au sud de la gare, ce sont plus de 176 000 m2 de bureaux, logements, hôtel, résidence étudiante, commerces, équipements culturels et sportifs qui devraient être livrés entre 2023 et 2028. Le projet architectural est coordonné par l’agence norvégienne Snohetta avec six cabinets (Baumschlager Eberle, Chaix & Morel, Ateliers 2/3/4, Mars, Maud Caubet et Moreau Kusunoki). Il développera une nouvelle ligne d’horizon, dite skyline. Autrement dit, ces immeubles projetés le long des voies ferrées atteindront tous des hauteurs respectables, près de vingt étages. Jusqu’à culminer au moins pour deux d’entre eux au même niveau que la tour Pleyel avec ses 130 mètres. L’originalité étant qu’à mi-hauteur des bâtiments, « une vague verte » soit dessinée par « une ligne de jardins suspendus ». Annoncé comme le plus vertueux qui soit en termes d’émission carbone et de gestion des déchets, ce bout de ville devrait impliquer quantité d’acteurs culturels dont le Centquatre, Glazart, Mains d’Œuvres, l’Écran et la MSH Paris Nord.


Renaissance de l'ancienne piscine

À plusieurs encablures de ce chantier-mastodonte, l’ancienne piscine municipale fera peau neuve. Le groupe Cultplace, créateur entre autres de la Bellevilloise (Paris), a été désigné pour faire renaître de ses cendres ce lieu fermé il y a plus de vingt ans. À la réalisation on retrouve Jung Architectures et l’agence Encore Heureux, cabinet qui vient d’être nommé commissaire du pavillon français à la biennale d’architecture de Venise.

Le projet baptisé « Le Grand Bassin » repose sur quatre axes de développement : culture, journalisme (conférence, ateliers, projections), sport avec des espaces modulables pour pratiquer escalade, danse ou boxe, et entreprenariat. Enfin, un café-restaurant donnant sur la rue et des hébergements hôteliers accompagneront le projet. Les travaux seront lancés dans 18 mois maximum, un temps suffisant pour que la Ville de Saint-Denis et Cultplace puissent régler les derniers détails juridiques. L’objectif fixé est une livraison en 2021 et, d’ici-là, il faudra dénicher des investisseurs, ce que la participation de Vinci Immobilier pourrait faciliter. Quant à la Caisse des dépôts, elle sera mise à contribution mais de manière minoritaire assure-t-on du côté du futur exploitant. l

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