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JO 2024
/ Paysage olympique

Si la candidature de Paris l’emporte le 13 septembre prochain, jour de désignation de la ville hôte des JO, deux quartiers de Saint-Denis seront profondément transfigurés dans les années à venir, la Porte de Paris et Pleyel, où les dernières images ont été présentées le 4 avril en réunion publique.
Une passerelle au dessus de l’autoroute A1 reliera le Stade de France au centre aquatique.
Une passerelle au dessus de l’autoroute A1 reliera le Stade de France au centre aquatique.

A moins de six mois de la désignation de la ville hôte des Jeux olympiques 2024, Paris et Los Angeles se préparent aux dernières étapes d’un examen au long cours. Echelonnée sur deux ans et demi, la procédure de candidature prévoyait le dépôt de trois dossiers, entre février 2016 et février 2017, et deux grand oraux dont l’un s’est tenu en novembre 2016 au Qatar. L’autre, en juillet prochain à Lausanne, conclura cet agenda où reste encore un rendez-vous majeur. Ce sera à la mi-mai la visite des experts du CIO, Comité international olympique, qui viendront inspecter les sites. Le mardi 4 avril, les comités de candidature des deux villes avaient un autre rendez-vous important à honorer, au Danemark, avec les fédérations sportives internationales, qu’ils ont eu à convaincre des atouts de leur projet respectif.

(C)Paris2024-Luxigon-DPA

Depuis juin 2015 où Paris se portait candidate avec la Seine-Saint-Denis pour principal territoire partenaire, les contours des sites olympiques en projet se sont peu à peu précisés. Jusqu’à cette dernière livraison de plans et d’images que les urbanistes de Plaine Commune sont venus commenter le mardi 28 mars en réunion publique à Pleyel, quartier dont le dispositif olympique pour 2024 devrait parachever la mutation. Comme l’a détaillé Hélène Vicq, responsable du secteur aménagement Ouest à Plaine Commune, le village olympique s’étendra sur 50 hectares, à la jonction de Saint-Ouen, Saint-Denis et l’Ile Saint-Denis. Trois villes où seront réparties les fonctions, avec une zone logistique équipée d’une « gare routière pour des petites navettes » côté Saint-Ouen, une zone internationale de boutiques et de services sur l’Ile Saint-Denis et pour la plus vaste, la zone résidentielle sur le site dionysien d’Universeine. 17 000 athlètes avec leur équipe technique y seront hébergés en autant de logements, aux abords de la Cité du cinéma dont la grande nef se transformera pour eux en espace de restauration.

Cette zone résidentielle sera convertie au lendemain des JO en quartier d’habitation et d’activités, avec 3500 logements, dont 900 réservés aux étudiants, un nouveau groupe scolaire, un gymnase ainsi que des bureaux. Pour des raisons économiques, le choix a été donc fait de ne pas reproduire l’option de Londres et de Rio, des seuls immeubles de logements. Sur l’image panoramique qui leur était présentée, un « détail » pourtant a chagriné les habitants de Pleyel, qui étaient ce soir là une soixantaine : la tour imaginée sur le site Universeine par Dominique Perrault, l’architecte mandaté par Plaine Commune pour l’étude urbaine du village. Ce serait là pour lui « le signal important » qui s’imposerait comme un «pendant de la tour Pleyel », expliqueront les urbanistes de Plaine Commune. « Pour les autres bâtiments, on sera sur des hauteurs de R+5 ou R+6 », précisaient-ils.

Projet de longue date dont les JO accélèreraient la réalisation, une passerelle pour piétons, vélos et bus devrait relier au-dessus de la Seine Pleyel et son site Universeine à l’éco-quartier de l’Ile-Saint-Denis. Soit les deux principaux secteurs du village olympique. Si son financement pour 20 millions d’euros est encore loin d’être acquis, les lauréats de l’appel à projets ont été désignés le 21 février parmi les quatre équipes en lice. Il s’agit d’Artelia et du cabinet d’architectes Lavigne et Chéron, concepteurs d’un ouvrage épuré, en partie végétalisé, et qui offrira pour ses points de vue les agréments d’un belvédère. Surtout lors des JO, où les berges de Seine aux abords du village seront aménagés sur une portion de 1,5km pour le seul usage des piétons et vélos. Le fleuve, en ce mois d’août 2024, devant être fermé à la navigation pour des usages récréatifs, piscine, bar sur barge et jardins flottants.

Autre équipement majeur appelé à transformer le paysage dionysien, le centre aquatique projeté aux abords de la Porte de Paris. Il sera situé dans l’actuel périmètre du centre de recherches Engie qui devrait reconfigurer ses activités. Il libérerait 6,8 hectares sur les 12 qu’il occupe aujourd’hui. « Entre la piscine et le Stade de France, ce sont plus de 30% athlètes qui évolueront dans le secteur », signalent les urbanistes de Plaine Commune qui mentionnent entre les deux équipements la mise en place d’un franchissement. Une passerelle « à 4,5 ou 5 mètres au dessus de l’autoroute A1 ». La maîtrise d’ouvrage en sera assurée par la Métropole du Grand Paris. Comme le centre aquatique dont la Métropole sera aussi l’exploitant au lendemain des JO.

Réactions

Il y a un problème de positionnement de la piscine olympique (et de la passerelle sur l'A1) qui semble être positionnée à l'emplacement de GDF-Suez et non sur l'emplacement prévu à côté de l'immeuble Vente-Privée.
Juste un article d'un journal de gauche. http://www.liberation.fr/debats/2017/05/10/il-faut-retirer-paris-de-la-course-folle-aux-jeux-olympiques_1568563 Parce que nos élus ne le sont plus. Adepte du béton et de l'art d'engager les finances publiques dans l’abîme.

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