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/ Patrick Braouezec: « Pouvoir réadhérer ou pas »

Avec ses homologues d'Est Ensemble et du T12, le président de Plaine Commune a obtenu un délai de deux ans pour que soit étudié avec le Sedif la faisabilité d'une régie publique avant toute décision des élus territoriaux.
Patrick Braouezec
Patrick Braouezec

Sortir du Sedif ou pas ? Sur les 11 établissements publics territoriaux (EPT) qui en sont membres, huit ont renouvelé leur adhésion au 1er janvier 2018. Pour les trois autres, Plaine Commune, Est Ensemble et Grand-Orly Seine Bièvre (ou T 12), la question a soulevé tant de débats que les élus territoriaux n’avaient pas délibéré dans le délai légal à la fin septembre. Ils disposent à présent d’un délai de deux ans pour le faire, comme en ont convenu le 20 octobre le président du Sedif et ceux des trois EPT. L’accord sera soumis en novembre au vote du conseil de Plaine Commune. Et il sera discuté en conseil municipal extraordinaire le 15 novembre. Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, explique la genèse de cette décision.

Le JSD : Plaine Commune a obtenu un délai supplémentaire de deux ans pour réhadérer, ou pas, au Sedif. En quoi ce temps de réflexion est-il nécessaire pour juger de la faisabilité d’une régie publique de l’eau ?

Patrick Braouezec : La question du mode de gestion avait été tranchée par un vote au sein du Sedif en 2010. J’avais défendu la régie publique, on avait été battu. Dont acte. Et si la loi NoTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) n’avait pas modifié le statut de nos établissements, on n’aurait pas eu à délibérer et à se poser cette question avant 2022. On avait largement le temps de mener ces études. Il est hors de question de ne pas les mener avec le Sedif, parce qu’il dispose d’éléments techniques que nous n’avons pas. Nous avons trouvé cette solution qui est de ne pas réadhérer, mais de passer une convention pour travailler sur les différents scénarios, connaître les avantages et inconvénients de la régie publique ou de la DSP (délégation de service public) et qu’à la fin de ce travail chaque territoire, ou chaque ville, puisse réadhérer ou pas. Ça ne changera rien pour les usagers. Ça nous permettra par contre de garder une certaine liberté. Le danger, si on réadhérait, étant de ne pas pouvoir sortir faute d’une majorité qualifiée.

Le JSD : Les partisans d’une sortie du Sedif mettent aussi en avant une gestion épinglée par la Cour des comptes. Qu’en pensez-vous ?

P.B. : Je ne rentre pas dans ces considérations. Comme André Santini nous l’a fait remarquer, chacune des villes est responsable de la gestion du Sedif. Chacune d’elles a un élu mandaté pour y siéger. Si elles étaient plus attentives à la présence de leur délégué au sein du Sedif, on n’en serait pas à ces allégations plus ou moins suspicieuses. Quand Santini regrette qu’ils ne soient pas forcément assidus, il ne le dit ni pour Gilles Poux, ni pour Karina Kellner, pour prendre les deux représentants de Plaine Commune au bureau du Sedif, mais en désigne d’autres qui ne remplissent pas leur rôle.

Pour en savoir plus: 

Réactions

Il veut pas partir en retraite le vieillard..lui qui se battait pour une retraite à 60ans pour tous, il faut qu'il en profite et nous laisse enfin vivre
Le SEDIF a été créé en 1923. Ce syndicat mixte est responsable de la production d'eau potable pour 4,7 millions de personnes. Les réunions du comité syndical du SEDIF ne sont pas publiques. Elles sont opaques et secrètes. Elles ne font l'objet d'aucun compte-rendu encore moins de retransmissions vidéos. Les citoyens n'ont aucune chance de contrôler l'assiduité des élus locaux aux réunions du comité syndical du SEDIF. Et VÉOLA semble corrompre discrètement les élus locaux. C'est son cœur de métier. Offrir des cadeaux des emplois pour faciliter la signature d'une délégation de service public sur 20 ou 50 ans semble être le domaine d'expertise de l'ex Générale des Eaux.
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