Communiqué EELV
/ Mobilisation le 12 septembre contre la loi dite « travail ».

Nom ou initiales: 
Michel Ribay

Ce jeudi 31 aout, le gouvernement a rendu public le contenu de ses ordonnances concernant la réforme du droit du travail.
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Cette réforme, purement idéologique,​ est imposée aux syndicats et aux parlementaires, niant de facto la valeur du dialogue social et politique pour réguler la société. Elle voudrait faire croire qu’en dérégulant le marché du travail, en offrant moins de protection aux salarié-es, on pourrait créer de l’emploi. Aucun élément, aucune étude, ni même aucun argument ne permet d’étayer cette affirmation. Il ne s’agit que de demandes d’une partie des employeur-es, soucieux d’avoir plus de liberté​s​ pour licencier ou réduire les avantages sociaux.

Trois point​s​ particulièrement néfastes doivent être ​signalés :

Le plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif, limitée à 3 mois seulement en dessous de 2 ans d’ancienneté ;

La fusion des instances du personnel. Le CHSCT qui travaille sur les conditions de travail des salariés, leur sécurité, les maladies professionnelles, le stress au travail est une instance efficace, qui permet l’amélioration de la qualité de vie au travail et la préservation de la santé des salariés.

C’est pourquoi la partie ​la plus rétrograde ​du patronat cherche depuis longtemps à en limiter les prérogatives. Emmanuel Macron leur aura donc donné raison. Ceci est d’autant plus dommageable que les ordonnances ne précisent pas les moyens alloués à la nouvelle instance fusionnée (appelée Comité social et économique).

La possibilité de contourner les syndicats pour signer des accords d’entreprise dans les entreprises de moins de 50 salariés.​C’est la négation du principe constitutionnel de dialogue social avec les syndicats, une volonté d’effacer les acquis du CNR et de mai 68. ​

Alors même que les études du FMI confirment que les organisations syndicales contribuent à réduire les inégalités de salaires, la réforme cherche à les affaiblir en les excluant, de fait, du champ des entreprises de moins de 50 salariés.

Cette réforme ne présente par ailleurs aucune avancée significative concernant les droits des salarié-es, en dehors de l’augmentation – faible- de l’indemnité légale de licenciement de 1/5ème de mois à ¼ de mois par année d’ancienneté. On aurait pourtant pu attendre d’une réforme moderne et progressiste qu’elle soit équilibrée entre les avancées pour l’employeur et celles pour les salarié-es. On aurait ainsi pu espérer une régulation de l’économie collaborative, un encadrement de l’emploi des vrais-faux salarié-es « uberisés » payés à la tâche et précarisés. Hélas, les salarié-es précaires n’ont semble-t-il rien à attendre de ce gouvernement.

En outre, il y a également la question des primes, notamment les primes d’ancienneté, désormais négociées au niveau de l’entreprise et non de la branche. Une façon d’organiser une fois de plus la course au moins-disant social entre entreprises. Exercer une pression à la baisse sur les salaires apparait de plus en plus comme l’un des objectifs de ce gouvernement.

Facilitation des licenciements, affaiblissement des organisations syndicales, démantèlement des CHSCT, cette réforme suit une logique très claire d’affaiblissement des salarié-es dans leur rapport à l’employeur-e.

Une réforme idéologique, cousue de préjugés, qui n’aura malheureusement aucun effet sur l’emploi mais qui, en renforçant le déséquilibre existant entre les employeur-es et les salarié-es (​déjà ​subordonné-es et sous pression d’un chômage de masse)​,​ aura des effets dévastateurs sur la collectivité en entreprise​, en fragilisant la cohésion sociale. ​

EELV appelle donc à la mobilisation sociale le 12 septembre, partout en France, contre la loi dite « travail ».

Communiqué EELV

Réactions

Bonjour M. RIBAY
Je suis sarcastique mais votre collègue au conseil municipal (un certain P. B) avait dit de MACRON comme une personne qui peut réussir.

C'est des types comme cela qui sont censés représente la gauche??? Même R. HUE a soutenu Macron.

Quand je dis les élus de la majorité municipal ne représente pas la gauche par leurs choix. Il ne font que maintenir les plus faibles dans cet état de faiblesse permanente.

La première de chose, c'est de demander la démission des élus qui soutenu Macron au lieu de Mélanchon.
P. BROUAEZEC est l'incarnation même du libéralisme par sa volonté de maintenir une classe populaire corvéable à merci. En ne lui donnant ni la sécurité ni la liberté.

Deux contreparties ont été obtenu. L'une par Jean-Claude Mailly est le rôle accru des branches dans plusieurs domaines de la négociation collective. La deuxième faible contrepartie est l'augmentation de l'indemnité légale de licenciement passant à 25% de mois de salaire par année d'ancienneté sans rapport avec la facilitation accrue des licenciements individuels (dans la presse c'est un mois de salaire par année d'ancienneté). Il faut combattre politiquement La République en Marche. EELV est-il contre ou pour la définition d'une liste de candidates et de candidats de gauche aux élections sénatoriales du dimanche 24 septembre 2017 incluant celles et ceux du Parti Socialiste ?

Il est fort probable que Jean Claude Mailly de FO sera aux années 2010 ce que Nicole Notat fut dans les années 90 à la CFDT.
C'est ce qui restera dans l'histoire du syndicalisme.

Quant aux sénatoriales, EELV et le Parti socialiste cohabiteront sur une liste pour les sénatoriales.

L'accroissement du rôle des branches dont Jean-Claude Mailly se vante, est passé en désintox dans Libération du 7 septembre. La pénibilité descend au niveau entreprise (quel silence assourdissant de la Cfdt !). Seuls deux nouveaux thèmes arrivent au niveau branche : 1) les contrats courts (cdd, cdi de chantier, temps partiel, intérim,...) ils dépendaient auparavant du Code du Travail, c'est une régression sociale. 2) la possibilité de préempter de donner la primauté à l'accord de branche sur quatre thèmes (prévention des risques professionnels, primes pour travaux dangereux, handicap, effectifs pour désignation des délégués syndicaux). On s'aperçoit qu'en fait le rôle de la branche décroit et passe d'une compétence universelle à une compétence limitée. Pour les sénatoriales du 24 septembre 2017 il y aura donc deux listes de gauche en Seine-Saint-Denis une liste PCF et une liste EELV-PS. L'absence d'union de la gauche va renforcer la droite (LREM UDI et LR).

Au-delà de la violence de ces ordonnances, je ne crois pas du tout en leur efficacité pour diminuer le chômage.

Comme l'écrit Michel RIBAY, ces ordonnances sont surtout tournées vers les TPE / PME de moins de 50 salariés ... or, il est de notoriété publique que les employeurs de ces TPE / PME s'assoient déjà allégrement sur l'application stricte du Code du Travail.

Donner encore plus de liberté là où ces employeurs font déjà ce qu'ils veulent, ne changera pas grand chose.

@Mourad, il est faux d'écrire que "ça ne changera pas grand chose". Les cinq ordonnances de changeront tout dans le secteur privé quelque soit la taille des entreprise grandes et petites. La suppression des Chsct impactera la santé de 19,3 millions de salariés. Non seulement ces cinq ordonnances ne réduiront pas le taux de chômage de la France mais elles déséquilibreront davantage la relation entre un salarié et son employeur.

@Azzedine

Karl Marx parlait "d'armée de réserve du capitalisme"...Braouzec a toujours été dans son rôle depuis 40ans et ceux qui ne voulait pas voir, pour leur petit intérêt personnel, n'ont rien vu et se cachait derrière les valeurs humanitaire, valeur dont ils ont vidé le contenu pour ne garder que la partie communication.

Bonjour.
@Abdel.
Le projet municipale ne se cache pas. C'est de maintenir la ville populaire.
En français, et pas en langage de communiquant, c'est pauvre.
Ils n'ont jamais eu de projet de changer la vie de habitants.
Et oui, il faut des pauvres pour accepter les conditions de travail inacceptables. Des types comme BRAOUEZEC ou PEU ne devrait plus s'appeler communistes. Ils en ont que l'étiquette. Leurs actes et décisions leurs donnent tords.
L'un défends les nouveaux de travail contributifs.... en d'autres termes maintenir le travail hors du cadre du code du travail (cotisations, sécurité sociale, on s'assoit dessus).
L'autres défends des profs hors sols et en dehors des réalités.

En attendant des sans papiers tunisiens vendent des drogues dures aux milieux des gosses à Gabriel Péri.

Continuer de nier la réalité des HABITANTS en leur rajoutant une couche de misère à chaque fois. La révolte gronde Messieurs les élus. Réveillez vous.

Doit on tous accepter des élus mal élus???

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