Cultures

Métis
/ Mandela - Gandhi, rencontre au sommet musical

Le festival salue le centenaire de la naissance de l’artisan de la fin de l’apartheid, Nelson Mandela, en consacrant son édition 2018 à l’Afrique du Sud. À la basilique de Saint-Denis, Métis convoquera aussi l’esprit du chantre de la non-violence, Gandhi, qui a passé une vingtaine d’années dans la nation Arc-en-ciel, pour un concert melting-pot unique.

Il y a cent ans naissait l’une des figures politiques les plus importantes du XXe siècle. Il a été un modèle de lutte pour les droits civiques et en a payé le prix fort : vingt-sept ans de prison. Cette longue détention a fait de Nelson Mandela le symbole de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, pays qu’il finit par diriger durant cinq ans. Le festival Métis a tenu à célébrer le centième anniversaire de la naissance de Madiba (décédé en 2013), comme le surnomment ses compatriotes, avec un programme étoffé à l’image de la Nation Arc-en-ciel. Du 15 mai au 22 juin, une série de concerts se tiendra dans tout le territoire de Plaine Commune.

En ouverture, la trompette virtuose du jazzman Marcus Wyatt résonnera aux Archives nationales (site de Pierrefitte). Sur scène, Bokani Dyer, pianiste natif du Botswana, et son acolyte chanteur, compositeur et poète Sakhile Moleshe, accompagneront le soliste. Dans son édito, Nathalie Rappaport, directrice du Festival de Saint-Denis et de Métis, salue la diversité sonore sud-africaine. « L’Afrique du Sud résonne également des musiques apportées par les Indiens installés dès 1860 à Durban. Et dans le domaine classique, des chanteurs lyriques formés à l’école de l’Opéra du Cap font désormais les belles heures des grandes scènes d’opéra du monde entier. »

 Musicalement parlant, l’Afrique du Sud est connue pour son isicathamiya(ensembles vocaux traditionnels zoulous), sa nouvelle scène techno issue des townships mais aussi son jazz décloisonné et fiévreux. On ignore en revanche que le pays est doté de la seule compagnie d’opéra du continent africain, la Cape Town Opera Company. Parmi les talents formés en son sein, Lukhanyo Moyake, jeune ténor aperçu dans des productions telles que les opéras La Traviata, Rigoletto ou Carmen. Dans le cadre de Métis, il chantera le 24 mai à l’auditorium du CRR 93 (Aubervilliers) aux côtés de Siphamandla Yakupa, une autre pensionnaire de la compagnie d’opéra du Cap. Le duo, accompagné au piano par Albert Horne, interprétera des airs de comédies musicales, d’opéras et des chants traditionnels. Un concert dans le prolongement de la soirée d’ouverture de Métis 2017.  

Grand défenseur des droits de l’homme et symbole de la non-violence, Gandhi sera lui aussi mis à l’honneur. L’ancien leader indien a passé vingt et un ans en Afrique du Sud entre Durban et Johannesburg. Il s’y est construit politiquement et élaboré la Satyagraha, doctrine qui prône la résistance passive. Elle résonnera dans les mouvements de luttes sud-africains comme ceux menés par Mandela. Le festival Métis propose donc de convoquer les esprits de ces deux figures emblématiques avec une soirée de clôture le 22 juin dans la basilique de Saint-Denis. Au vu du programme, il faut s’attendre un melting-pot musical unique. S’y rencontreront le ténor Lukhanyo Moyake, la chorale des White Birds de Mpumalanga (un bidonville de Durban) et l’Orchestre national d’Île-de-France dirigé par le chef britannique Alpesh Chauhan, né d’un père tanzanien et d’une mère kenyane issus de la diaspora indienne gujarati… Sur scène se dessine tout en nuances un pan de l’histoire de l’Afrique du Sud et de l’ensemble du Continent Noir.

Maxime Longuet

Toute la programmation et réservations sur : www.metis-plainecommune.com. Billetterie 01 48 13 06 07.

Réactions

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Cette question nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.