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Présidentielles 2017
/ Macron en marche dans le 93

Mardi 7 février, salle de la Légion d’honneur, le sénateur maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, est venu soutenir le candidat de son choix, dont le mouvement aurait déjà séduit 2 800 adhérents en Seine-Saint-Denis.
Au meeting d'En Marche 93, dans la salle de la Légion d'honneur, à Saint-Denis, mardi 7 février 2017
Au meeting d'En Marche 93, dans la salle de la Légion d'honneur, à Saint-Denis, mardi 7 février 2017

Il manque quelques sièges sur l’estrade, l’organigramme projeté au mur est flou... On sent que tout n’est pas encore parfaitement rodé. « Nous sommes victimes de notre succès ! Plein de gens nous rejoignent, de droite, de gauche ou qui n’ont jamais fait de politique. », sourit Fabrice Scagni, responsable en Seine-Saint-Denis de la logistique pour En Marche, le mouvement lancé en avril 2016 par Emmanuel Macron. « On a déjà 2 800 adhérents dans le 93. »

Quant au reste du pays, « nous sommes 185 000 », affirme Alexandre Aïdara, référent départemental, en montrant des images du meeting donné par Emmanuel Macron devant 8 000 personnes, samedi 4 février, à Lyon. Trois jours plus tard, à Saint-Denis, ils et elles sont un peu plus de deux cents, reflétant la diversité de la population, venu-e-s écouter Gérard Collomb dans la salle de la Légion d’honneur.

Le sénateur maire socialiste de Lyon, rappelle en introduction M. Aïdara, est l’un des premiers à avoir rejoint la « révolution » d’Emmanuel Macron. « Notre pays est bloqué. Il faut transcender les clivages traditionnels pour trouver une nouvelle voie », prône Alexandre Aïdara, lui-même issu du PS, « un parti profondément en crise. » Plutôt qu’un « catalogue de mesures clientélistes », le projet Macron sera un « plan global de transformation du pays ».

Gérard Collomb en donne les grandes lignes : valorisation du « travail » et de l’entrepreneuriat, opposés à « l’assistanat » auquel est ramené le revenu universel de Benoit Hamon (un « RSA + ») ; cela dans l’espoir de « rouvrir une période de prospérité par la croissance », soutenue par la « modernisation » et le progrès technologique.

Pour que les « champions » français et européens concurrencent les groupes américains et chinois, M. Macron allégerait beaucoup leurs charges sociales. De même, la suppression des cotisations sur les bas salaires les ferait augmenter d’autant. Mais en affirmant simultanément l’attachement de son candidat à un modèle social visant à préserver « les individus, pas les emplois » (ces derniers étant voués à muter sans cesse), M. Collomb s'abstient de résoudre une contradiction : comment financer une protection sociale tout en supprimant les prélèvements sociaux ?

Après avoir livré un plaidoyer plus étayé en faveur d’un urbanisme de mixité sociale à son auditoire séquano-dionysien, Gérard Collomb le laisse sur une note messianique : « Je crois qu’une immense vague s’est levée dans le pays. »


Réactions

Bonjour. Est ce que P. BRAOUEZEC se tâte toujours pour rejoindre E. MACRON? Je rappelle qui est l'un et l'autre. P. BRAOUEZEC président de Plaine Commune et conseiller municipal de Saint Denis. E. MACRON ancien de la banque Rotchild et ancien membre de gouvernement actuel sur lequel le conseil municipal ne cesse de vomir. J'aimerais qu'on m'explique la cohérence de P. BRAOUEZEC à part l'opportunisme bien entendu. Et du conseil municipal si jamais cette alliance contre nature devait se faire.
Fière d'avoir un référant qui comme Alexandre aidara De nouvelles visions pour les années à venir

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