À la une En ville

1re circonscription
/ Ménard-Coquerel, un second tour clivé

Le candidat de la République en marche, qui penche bien à droite, est arrivé largement en tête au premier tour. Il affronte un proche de Mélenchon, soutenu par un PCF défait dimanche dernier.
Eric Coquerel en tractage à Pleyel lors de la présidentielle.
Eric Coquerel en tractage à Pleyel lors de la présidentielle.

Le poing et la rose ont aussi été un fardeau à porter dans la 1re circonscription. Le socialiste Yannick Trigance n’a pas atteint la décimale des suffrages exprimés (9,4% sur l’ensemble de la circonscription et 6,44% dans les sept bureaux dionysiens) quand Bruno Le Roux en 2012 n’était pas loin d’atteindre l’élection au premier tour. Mais à gauche, l’autre déconvenue est à mettre au débit du PCF. Son candidat Frédéric Durand n’a pas fait le poids face à l’Insoumis Éric Coquerel. L’emprise d’élu local de Saint-Ouen du premier n’a pas suffi à résister, même dans sa ville, à la marque nationale du second. L’un des lieutenants de Jean-Luc Mélenchon atteint 19% quand l’ex journaliste de l’Humanité n’engrange que 7,6%.

Dans cette circonscription aux quatre communes (Épinay, L’Île-Saint-Denis, Saint-Ouen et un petit bout de Saint-Denis) où le nuancier de la diversité politique des maires est étendu (centriste non inscrit, écologiste, droite et communiste), le camp LR représenté par l’adjointe au maire audonienne Marina Venturini doit se contenter d’un petit 12,7%. La lessiveuse de la République en marche, comme partout, a essoré à grande vitesse sur sa droite comme sur sa gauche en propulsant Sébastien Ménard en tête, et largement, avec 31,9% et même 41,92% dans les bureaux de la Plaine er de Pleyel.

Dimanche 18 juin, dans cette circonscription, le duel Ménard-Coquerel prendra plus que dans d’autres la tournure d’un affrontement droite-gauche. Le profil politique de l’a peine quadragénaire qui se présente pour donner une majorité au président Macron penche clairement à tribord puisque le petit patron d’aujourd’hui était hier collaborateur de ministres de l’ère Sarkozy-Fillon. Mme Venturini, candidate défaite de LR, n’a d’ailleurs pas tardé à expliquer à ses électeurs qu’il « est de notre responsabilité, dimanche prochain, de faire barrage à l’extrême gauche ».

À l’inverse, la famille désunie FI-PCF se rabiboche pour tenter de freiner le train En marche. Ainsi, Frédéric Durand souligne que « nous avons défendu un même projet porté par Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle » et appelle par conséquent « à voter pour Éric Coquerel pour ne pas laisser les mains libres à Macron et sa politique ultralibérale. Nos territoires ont besoin de députés capables de se battre et de construire une alternative ». De son côté, le proche de Jean-Luc Mélenchon« adresse un appel aux milieux populaires et à la jeunesse, qui se sont moins mobilisés cette fois-ci que pour l'élection présidentielle ». De fait, ils ont entre les mains l’issue d’un scrutin où LREM est en ballotage favorable si la participation électorale reste aussi basse (63 % d’abstention). « Par votre vote, vous pouvez cette fois l'emporter et faire grandir à l'Assemblée nationale une opposition écologique et sociale », martèle M. Coquerel qui prévoit d’arpenter le terrain pour convaincre que ce troisième tour de la présidentielle vaut la peine de passer dans l’isoloir. Vaste chantier.

Réactions

Sauf surcroît peu probable de la participation ... Circo pliée = 55/45 minimum pour Ménard.

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
ATTENTION : Afin d'éviter les abus, les réactions sont modérées 'a priori'. De ce fait, votre réaction n'apparaîtra que lorsqu'un modérateur l'aura validée. Merci de votre compréhension.
CAPTCHA
Cette question nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.