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Journée contre les discriminations LGBT
/ Luttons gaiement

Grande première samedi 13 octobre, la Ville de Saint-Denis et l'association Aides organisent une journée contre les LGBTphobies.
La journée contre les discriminations touchant les LGBT+ aura lieu sur le parvis de l'hôtel de ville. (©) Yann Mambert / Le Journal de Saint-Denis
La journée contre les discriminations touchant les LGBT+ aura lieu sur le parvis de l'hôtel de ville. (©) Yann Mambert / Le Journal de Saint-Denis

« Historiquement, cela ne s’est jamais fait. C’est la première fois qu’un tel événement a lieu dans une ville populaire comme Saint-Denis. On va mettre un grand coup de pied dans la fourmilière », annonce avec « fierté » Madjid Messaoudene, conseiller délégué à la lutte contre les discriminations.

Samedi 13 octobre, la Ville organise, en partenariat avec l’antenne dionysienne de l’association Aides, une journée contre les discriminations envers les lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et plus (LGBT +). Dès la matinée, un village associatif, avec une quinzaine de stands, sera installé sur le parvis de l’hôtel de ville. Pour l’occasion, de nombreuses associations de la ville vont se mobiliser, comme le Mrap, la Ligue des droits de l’homme, Amnesty international ou encore Saint-Denis ville au cœur. Act Up, Inter-LGBT, le Refuge, SOS Homophobie seront également présents.
 

Pas de groupe homophobe constitué en Seine-Saint-Denis

Symboliquement, deux passages piétons du centre-ville arboreront les couleurs de l’arc-en-ciel, étendard LGBT. Du saut à l’élastique à 50 mètres du sol sera également proposé sur la place Jean-Jaurès. Les fonds récoltés iront à Aides. Avec cette journée, Madjid Messaoudene veut « démonter l’idée que Saint-Denis comme d’autres villes populaires sont des repères d’homophobes. Il y a de l’homophobie en banlieue, mais il n’y en a pas plus qu’ailleurs. Le problème, c’est qu’on ne parle pas assez de l’homosexualité. Plus on en parlera, moins on aura de paroles homophobes décomplexées. Si on abordait ces questions, notamment au collège, on n’aurait pas, comme j’ai pu l’entendre, une parole homophobe libérée de la part des jeunes. Cette parole n’est pas construite idéologiquement mais elle existe. Il n’y a pas de groupe homophobe constitué en Seine-Saint-Denis. Pour moi, les plus dangereux, ils sont à Versailles. C’est la Manif pour tous », explique l’élu en charge de l’égalité femme-homme et de la lutte contre les discriminations.

Une marche des fiertés en mai 2019

À 17h30, un débat sur la convergence des luttes LGBT +avec la lutte antiraciste en salle du conseil municipal clôturera la journée. Pour Madjid Messaoudene, c’est une erreur de vouloir hiérarchiser les combats. « Pour moi, taper sur un homosexuel ou une femme voilée, c’est la même chose. Quelle que soit la discrimination, aucune n’est acceptable.»

La rencontre sera animée par Rokhaya Diallo, en présence de Charly Rivière d’Act Up Paris, Giovanna Rincon d’Acceptees-Transgenres, et du parrain de la journée, l’humoriste Océan, anciennement Océane. Un homme transgenre qui a fait son coming-out en mai dernier. Un premier temps d’échange aura lieu après la projection à 14 h, en salle du conseil municipal, du courtmétrage Scred. Réalisé et joué par les comédiens Simon Frenay et David Chausse, le film raconte les retrouvailles de deux jeunes hommes sur un banc, tourné au bord du canal Saint-Denis.

Drôle et touchant, le film parle de la difficulté d’assumer son orientation sexuelle. « On s’est inspiré des gens que l’on a pu voir en Seine-Saint-Denis, raconte le Dionysien Simon Frenay. À Saint-Denis, il y a des homosexuels comme ailleurs. Sauf qu’ici, les gens ne sont pas habitués à voir deux hommes ou deux femmes se tenir par la main ou s’embrasser. Ils sont moins confrontés à ces gestes d’affection, comme on peut l’être à Paris.»

Lui-même, qui a grandi dans la campagne aixoise, a eu du mal à assumer sa sexualité quand il était jeune. Il s’est forcé à sortir avec des filles pour répondre à la pression sociale. « Je vivais une remise en question permanente. J’étais sans cesse en affrontement avec moi-même et avec les autres. » Il a, lui, manqué de représentations LGBT auxquelles s’identifier lors de son adolescence. Il pense que c’est encore plus le cas pour les jeunes issus de la diversité, qu’ils soient noirs, arabes ou asiatiques.

L’association Saint-Denis ville au cœur, dont il est membre, organisera la première marche des fiertés LGBT +à Saint-Denis en mai 2019.

Aziz Oguz

Samedi 13 octobre, Journée contre les discriminations envers les lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et plus (LGBT +).

Réactions

@Aziz Oguz - Je viens de prendre connaissance de l'échange que vous avez eu avec Adrien Delacroix hier soir (repris dans le Facebook de M. Messaoudene). Je ne pense pas qu'il appartienne à un journaliste du JSD qui est tenu par un cahier des charges bien précis, de définir ce qui est un vrai ou un faux débat, une vraie ou une fausse polémique et encore moins d'attribuer des points "Godwin" ... d'autant plus qu'il s'agit d'un élu. Les personnes qui me lisent ici connaissent "tout le bien" que je porte au PS local et à M.Hanotin mais sur ce sujet particulier Adrien Delacroix pose de bonnes questions concernant les liens étroits existants entre M. Messaoudene et le PIR, sa porte parole Houria Bouteldja proférant régulièrement des propos homophobes notamment dans ses écrits ... mais pas que ...
Bonjour Mourad, En tant que journaliste, il est de mon droit de répondre à un lecteur, qu'il soit élu ou non. Qu'Adrien Delacroix attaque Madjid Messaoudene, ce n'est pas mon affaire. Qu'il le fasse, Madjid Messaoudene est assez grand pour se défendre lui-même. Le problème, c'est que Adrien Delacroix met en cause le JSD sur son traitement journalistique. Comme j'ai écrit l'article, je réponds. S'il veut remettre en question mon travail, qu'il le fasse également avec Tetû qui a publié un article en exclusivité sur cette journée contre les LGBTphobies (voici l'article : https://tetu.com/2018/09/27/info-tetu-journee-contre-les-lgbtphobies-a-saint-denis-le-13-octobre/ ) ainsi que Libération, Mediapart et Politis qui sont partenaires de l'événement. Qu'il remette également en question les partenaires associatives à savoir SOS Homophobie, Act Up, Aides, la Ligue des droits de l'homme, le Mrap, Saint-Denis ville au coeur, etc. Qu'Adrien Delacroix se serve de mon article pour critiquer Madjid Messaoudene, c'est son droit, qu'il le fasse et je m'en moque, mais on n'a pas à me faire une leçon de journalisme. Faites de la politique, je fais mon travail de journaliste. Bien cordialement, Aziz Oguz
@messaoudene. Je lis vos propos rapportés dans l'article. Oui il y a plus d'actes homophones en banlieue qu'à Paris, renseignez vous avant de dire n'importe quoi. De parler de la manifestation pour tous n'a rien à voir en l'occurrence. Vous aimez diluer le débat et le rendre illisible. "La femme voilée agressée ", sérieusement ? Quel est le rapport et en plus l'exemple est mal choisi pour notre département car cela doit arriver tellement peu souvent.
Quoi que fasse cet élu c'est jamais bien ça me le rend sympathique. Merci à vous !
L'apologie de la victimisation sous couvert de discriminations en tout genre est devenu l'ertzatz idéologique parfait pour tout ceux à la recherche d'un clientélisme basée sur les minorités socioculturelles hors normes via une propagande politique low cost et une pensée unique de type "il y a des bons d'un coté et les fachos de l'autre, votez donc pour les bons".
Vous avez raison @Etienne ... une personne qui met dans son facebook le jour de la mort de Charles Aznavour " RIP Charles Ingalls" ne peut être qu'une personne sympathique et attachante. Madjid Madj Messaoudene - 2 octobre, 02:22 · RIP Charles Ingalls
"Pour moi, taper sur un homosexuel ou une femme voilée, c’est la même chose." Et si on tape une femme pas voilée, c'est pas la même chose ? Petit rappel au délégué, il a en charge toutes les discriminations, toutes !!! Qu'il regarde du côté de l'universalisme des droits, ça lui ouvrira l'esprit et lui apaisera l'âme.
Bonjour, Je n'ai pas vu cet article dans le journal papier, il y était ? Et pourquoi (encore et toujours) avertir si peu de temps en avance (juste 2 jours) ? Comme si on avait le temps de lire le journal dès qu'il arrivait. Dommage.
@snoopy l'article était en Une de la version papier, parue le mercredi 10 octobre pour un évènement qui avait lieu le samedi 13 octobre. Difficile de faire plus visible. Cordialement Yann Lalande

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