Cultures

Musée d’art et d’histoire
/ Lumière sur les pétroleuses de la Commune

Lithographie d'époque réalisée par un caricaturiste loyaliste (1871)
Lithographie d'époque réalisée par un caricaturiste loyaliste (1871)

Mercredi 8 mars, le musée d’art et d’histoire organisait une visite autour du mythe des pétroleuses de la Commune de Paris, dont la collection ouvrira à nouveau ses portes en mai prochain. Il était question de lever le voile sur la signification de cette prétendue légende qui divise les historiens. En 1871, les caricaturistes pro-versaillais dépeignaient grossièrement ces Parisiennes munies de bidons remplis de pétrole et décrites comme barbares et immorales. Cette manœuvre de la propagande loyaliste visait en réalité à minimiser les revendications et l’usage des droits civiques des femmes. Certaines d’entre elles, comme l’emblématique Louise Michel, ont été condamnées à la suite de la Semaine sanglante marquée par l’incendie de l’Hôtel de Paris. Pour autant, contre ces femmes, jamais l’embrasement volontaire n’a été retenu dans les chefs d’accusation, ce qui participe à entretenir le flou autour de leur existence dont le combat pour les droits civiques des femmes est, lui, bien réel. Tricoteuses (1795), pétroleuses (1871), suffragettes (1907), midinettes (1917) ou « féminazies » (1992), sous ces différentes appellations se cachaient la volonté insidieuse de dénaturer les revendications de citoyennes considérées de seconde zone…

MLo

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