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Urinoirs
/ Leur avenir se débouche

L’urinoir du passage Haguette va tester un nouveau dispositif pour pallier les comportements inadaptés de certains usagers.

En janvier, on parlait déjà dans ces pages de l’extension des urinoirs dans l’hyper centre-ville. Six mois après leur installation, le bilan de ces toilettes publiques d’un nouveau genre – uniquement masculin – est mitigé. « Les urinoirs sont utilisés mais des usages posent problème », résume Hakim Rebiha, adjoint au maire en charge de la voirie. Après s’être soulagés, des hommes se nettoient le sexe avec un mouchoir en papier ou une lingette qu’ils jettent dans la cuvette, alors qu’une poubelle est généralement située à proximité. Résultat, le système se bouche, avec un récipient plein à ras-bord. Plus rarement, il arrive que des utilisateurs y fassent la grosse commission… « J’ai déjà surpris des hommes pisser à côté d’urinoirs en bon état. Les gens sont dégueulasses ! s’énerve l’adjoint.C’est un problème de comportement, de civisme et d’éducation. Ils ne respectent pas l’espace public, les riverains et eux-mêmes. » Pour remédier à la situation, un nouveau dispositif sera testé d'ici mi-juillet à l’urinoir du passage Haguette, l’une des plus problématiques des six pissotières. 

Les deux nouvelles cuvettes auront une grille inclinée à 45 degrés pour empêcher que des objets obstruent le système. Des corbeilles seront aussi installées à l’intérieur des toilettes. « C’est une expérimentation. Si cela fonctionne, on va la généraliser », explique Rachida Zarban, de l’Unité territoriale voirie de Plaine Commune. Hakim Rebiha espère ainsi répondre au mécontentement des habitants « qui râlent à juste titre ». « On n’est pas contre les urinoirs car cela répond à un besoin. Mais on critique la manière dont cela a été fait. Les habitants auraient dû être consultés », témoigne Geneviève Bellanger, du collectif Haguette. « On a installé les urinoirs dans les lieux où les habitants nous ont exposé des problèmes », répond Hakim Rebiha.

Passage Haguette, suite à de graves dysfonctionnements, une pétition a été adressée au maire en mai. Les habitants y ont demandé un entretien quotidien, contre trois par semaine (lundi, mercredi et jeudi), et la création de toilettes publiques mixtes avec du personnel. La Ville est contrainte financièrement, explique l’adjoint. Une société externe fait le nettoyage pour un coût annuel de plus de 100 000 €. Toutefois, « il y a du mieux… quand ils ne sont pas bouchés », observe une riveraine d’Haguette. Pour les urinoirs, il y a donc de l’espoir.

Aziz Oguz

Réactions

Bonjour. J'avais un prof de français qui nous disait une phrase en latin pour éviter les répititions dans une composition. "BIS REPETITA NON PLACET". Je dirais à Hakim Rebiha la même chose. Ça ne marche pas. La ville telle quelle est actuellement, c'est à dire un dépotoir à ciel ouvert, est une situation voulue. P. BRAOUEZEC ne mets pas de moyen supplémentaire alors que la ville est sur utilisée. Il faut changer de méthode. Changer les usages. Fermez les salons de coiffure qui vendent de l'alcool. Fermez les sandwisheries plus tôt. Enlevez un jour de marché. Baissez cette activité nuisible qui permettent à la ville de souffler qui ne rapporte rien de positif. Mais non, on persiste dans la bêtise.
Totalement d'accord avec le commentaire ci-dessus. La ville étouffe. Trop de béton, trop d'habitations, trop de passage, trop.... Il faut laisser la ville respirer.. arreter de construire, de produire, réduire certaines activités...
100.000 € non mais je rêve, j'en ai vraiment assez de cette ville qui ne règle pas les problèmes en amont. Comme le dit Azzedine commencez par fermer les épiceries qui vendent de l'alcool à tous les coins de rue, il y a un phénomène que l'on ne voyait pas il y a quelques années ces bandes d'ivrognes qui stationnent à la porte de ces commercent et qui s'alcoolisent, il y en a même un maintenant Bd Marcel Sembat à la place du commissariat juste sous les fenêtres d'un immeuble c'est une honte. Et c'est pour ces ivrognes qu'on dépense 100.000 €.
"La création de toilettes publiques MIXTES avec du personnel dedans !!" Oui et re-oui c'est même plus qu'évident ! Nous sommes loin d'être au Japon ou dans une autre agglo de France normale mais bien à Saint-Denis - l'inimitée - la contre-exemple -. Montmartre a ses toilettes urbaines et payantes...c'est toujours moins onéreux que les attentats à la pudeur et les odeurs de pisse dont nous sommes victimes, enfants inclus. Une chose m'échappe, pourquoi ne verbalise-t-on pas JAMAIS, les commerces complices de cette détérioration de l' Espace toujours plus hyper masculinisé et genré (les voitures servent aussi de comptoir de bar ou de fauteuil au profit du commerçant...) Finalement Les contribuables sont les seuls vrais victimes de tout ce cirque municipal et de son incompétence flagrante. - Pourquoi pas des urinoirs secs qui font pousser des fleurs. (à côté des bazars et des taxiphones qui font bars jusqu'à 22h) http://alternatives.blog.lemonde.fr/2016/05/22/luritrottoir-mobilier-urbain-utile-pour-pisser-fertile/ - Des « miroirs » en métal venant se greffer au coin d’un mur, censés renvoyer le jet d’urine sur son auteur d’origine. - Des distributeurs d'URINELLE - A-t-on fait une cartographie des déjections humaines sauvages ? Rallumons les Lumières à Saint-Denis...et que cessent leur blabla d' Humanistes auto-proclamés. Sont tellement en décalage avec notre siècle...
Une autre solution serait de taxer les commerces vendant de l'alcool afin de leur faire payer les urinoirs publics qui servent à leur clients pour se soulager. On pourrait même imposer des urinoirs à l'intérieur de ces commerces !
Bonjour. Dans la catégorie pansement sur une jambe de bois, je cite « On a installé les urinoirs dans les lieux où les habitants nous ont exposé des problèmes », de Hakim Rebiha. Au lieu de changer les comportements avec les "commerçants", fermer le passage à la circulation, non on persiste encore. Hakim Rebiha a déjà échoué sur ce sujet sur le quartier de la gare. Je pense ce s'il ne change pas de méthode en agissant pas sur les comportements... c'est un échec annoncé. S'il y a du passage et de la vente d'alcool qui provoque les rues pleines d'urines, faites en sorte de réduire ce flux d'indésirables. La première a été faite avec une fermeture plus tôt des salons de coiffure rue Gabriel Péri et à la gare. Il faut accélérer ce mouvement. Laisser la ville respirer. Allez je vous fais quelques propostions. C'est gratuit. - Mettre le mardi et vendredi le marché uniquement en alimentaire uniquement dans la halle et juste autour. Et le faire toute la journée. - Donner une heure à laquelle, les sandwicheries doivent fermer. - Agir sur les commerces qui vendent de l'alcool toute la nuit. (deux rue bonnevide, dans le quartier de la gare) - Avoir une vrai politique sur les commerces de proximité. 10 salons de coiffure affro dans la mêmes rues, ou 10 grecs ou tacos, macdo alignés.... J. COLAS un mot sur ces anomalies ??? Ce type de restauration provoque beaucoup de déchet dans les rues.

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