Communiqué
/ Les violences intervenues au Lycée Suger ne justifient pas la remise en cause des droits et des libertés

Nom ou initiales: 
Ligue des Droits de l'Homme

Suite aux violences commises le 7 mars 2017 au Lycée Suger à Saint-Denis, cinquante-cinq jeunes ont été interpellés et placés en garde à vue.

Selon les témoignages recueillis, trente-huit d'entre eux, mineurs pour la plupart, ont été détenus dans une même cellule pendant plus de vingt-quatre heures, avant d'être relâchés sans charges, ni poursuites. 

Sans contester la nécessité d'une réponse pénale aux actes de violence commis le 7 mars, la Ligue des Droits de l'Homme, Section Saint-Denis Plaine Commune, dénonce les conditions d'interpellation ainsi que la durée et la promiscuité des gardes à vue des jeunes interpellés.

Elle appelle les autorités de police à s’assurer, en cas d'interpellations collectives, que toute privation de liberté est strictement et individuellement nécessaire et qu'elle respecte la dignité des personnes concernées.

Elle rappelle, concernant les conditions de ces interpellations, que les lanceurs de balles de défense ne peuvent être utilisés que pour « dissuader et ou neutraliser une personne violente ou dangereuse » (Instr. n°2014 - 5334 - D DGPN et n°058000 GEND/CAB, 2 sept. 2014) et que le Défenseur des Droits recommande l'interdiction des flashballs dans un contexte de manifestation, « au vu de l'imprécision de ces armes et de la gravité des lésions pouvant découler de leur usage » (Décision MDS-2015-147 du 16 juillet 2015).

Il n'est pas acceptable que des atteintes soient ainsi portées aux droits des habitants de Seine-SaintDenis dans le but de donner des gages à ceux qui affirment, idéologiquement ou par calcul démagogique, que le maintien de l'ordre public ne sera jamais assez absolu, en dépit de la reconduction de l'état d'urgence depuis bientôt 16 mois.

Communiqué

Réactions

Votre dernier paragraphe est scandaleux : vous laissez entendre qu'il y aurait en Seine St-Denis des préconisations particulières en matière "d'ordre public" pour satisfaire la fachosphère.

Donnez vos preuves ou fermez-là ... c'est déjà suffisamment compliqué.

Mourad, au delà des pratiques différenciées pour le maintien de l'ordre , en fonction des publics ,des lieux , des motifs et des organisateurs de la manifestation d'autres consignes peuvent être données en fonction du contexte politique .La manipulation, l'instrumentalisation des mouvements populaires est un classique depuis.... toujours.
Oui ce gouvernement peut vouloir justifier en permanence le maintien de l'état d'urgence.
Créer dans ce cadre un sentiment permanent d'insécurité ou de violences est une pratique courante, ici ou ailleurs.
Mourad votre naïveté me désespère.

@démocratie - toujours intéressant d'échanger avec vous !

Si je vous comprends bien, il existerait donc un "contexte politique" (le duo Hollande / Cazeneuve ? sinon qui sont ces personnes alimentant le contexte politique ?) qui "manipulerait", qui "instrumentaliserait" l'opinion pour justifier l'état d'urgence ...et cela surtout en Seine Saint-Denis !

Je préfère rester avec ma naïveté plutôt qu'adhérer à toutes ces théories complotistes.

Après on s'étonne que les gamins en sont des inconditionnels.

C'est vrai c'est comme le gars qui se prend un coup de tournevis sur la tête place du 8 mai 1945 et qui est entre la vie et la mort. Ca ne justifie pas que l'on mette son agresseur en garde à vue, ni qu'on se mette à lutter contre les revendeurs à la sauvette à Saint-Denis. C'est vrai, et puis quoi encore, on se mettrait à défendre la population contre l'action des délinquants, ça serait du jamais vu à Saint-Denis, du moins dans un passé récent !

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