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Quartier Porte de Paris
/ Les rénovations avancent

Lancé en 2010 le programme de résorption de l’habitat insalubre conduit par la Soreqa aborde ses derniers chantiers.
A l'intersection des rues Aubert et Gabriel-Péri, l'immeuble reconstruit à l'identique.
A l'intersection des rues Aubert et Gabriel-Péri, l'immeuble reconstruit à l'identique.

Voilà près de sept ans que la Soreqa s’est attelée à un programme de résorption de l’habitat insalubre, sans précédent à Saint-Denis. Dans les deux secteurs, Brise-Échalas et Porte de Paris, qui lui était assignés par Plaine Commune au titre du PNRQAD (Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés), cette société publique d’aménagement a acquis la quasi totalité des taudis et des friches inscrits sur sa fiche de route. Elle a relogé les occupants et a réalisé diagnostic et études de programmation. 295 logements ont ainsi été livrés depuis 2014, ou le seront prochainement. 180 sont projetés dans les dernières opérations dont l’achèvement est prévu à l’horizon 2019-2020.

Parmi ceux-là, la reconstruction à l’identique de l’immeuble à l’intersection des rues Aubert et Gabriel-Péri. En partie masqué par une fresque de Nemo, il collectionnait du haut de ses quatre étages arrêtés d’insalubrité et de péril, jusqu’à être évacué en octobre 2011. Préconisé par l’architecte des Bâtiments de France, l’objectif est alors de le réhabiliter. Mais la bâtisse aux planchers pour moitié écroulés est maintenue par une multitude d’étais. La démolition s’impose. La parcelle de 390 m2, à présent déblayée, a été vendue à Immobilière 3F et à BâtiPlaine pour un programme d’habitat social confié au cabinet d’architecte Galiano et Simon. Il se compose de quatorze logements avec des espaces commerciaux en rez-de-chaussée. C’est moitié moins qu’il n’en comptait.

D’apparence plus discrète, les immeubles des 39 et 50, rue Gabriel-Péri n’en ont pas moins marqué la chronique de l’insalubrité à Saint-Denis. L’un au 39 a été dévasté en septembre 2012 par un incendie qui a fait trois morts. Et l’autre, situé en vis-à-vis, dissimulait derrière son étroite façade un taudis des plus sordides pour ses occupants sans-papiers. Construit en pierre de taille, l’immeuble du 39, faute de bâche de protection, a été encore endommagé par les intempéries. Il n’en sera pas moins réhabilité, comme l’étroite bâtisse du 50 Péri, selon les plans d’Olivier de Certeau. Maître d’ouvrage au côté de BâtiPlaine, et futur bailleur, l’Immobilière 3F proposera à la mi-2019 treize logements d'un côté (au 39) et 5 de l'autre (au 50), qui seront en location sociale. Plus des espaces commerciaux en rez-de-chaussée. Après le démarrage de ces chantiers, un autre sera lancé au printemps sur la friche du 13, rue Riant. Dessiné par Benjamin Fleury avec une toiture plantée, l’immeuble se composera de seize logements vendus en accession sociale par la CAPS. 

Marylène Lenfant

Pour en savoir plus: 

Réactions

Belles opérations mais qu'en est-il de l'immeuble jouxtant l'immeuble qui sera reconstruit à l'identique rue Gabriel Péri? il est également de belle facture et mériterait lui aussi d'être rénové.

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