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/ Les parents de Pasteur sont vigilants

Les parents d'élèves bloquent symboliquement l'école Pasteur au premier jour de la rentrée 2016
Les parents d'élèves bloquent symboliquement l'école Pasteur au premier jour de la rentrée 2016

Sur la grille d’entrée de l’école Pasteur, les parents ont accroché des banderoles. Un écolier, cartable sur le dos, vient se planter devant pour les déchiffrer en silence. Puis c’est au tour du policier de la Brigade d’information de voie publique d’approcher. Dans son talkie-walkie, d'une voix neutre, l'élocution bien dstincte, il lit à un interlocuteur invisible les slogans revendicatifs : « L’Education nationale tue l’avenir de nos enfants », et sur l’autre : « Collectif parents Floréal-Saussaie-Courtille, égalité pour nos enfants ».

Comme ils l’avaient annoncé avant l’été, les parents d’élèves de l’école Pasteur ont bien bloqué la rentrée dans leur établissement, ce jeudi 1er septembre 2016, afin de protester contre la décision prise par l’inspection académique d’y fermer une classe. Dans une école élémentaire comme celle-ci classée « Réseau Education Prioritaire », il ne devrait pas y avoir plus de 23 élèves par division. Mégaphone à la main, Mounir Othman s’adresse aux autres parents : « En CE2, CMI et CM2, ça dépasse. Presque toutes les classes vont être au-dessus des seuils. » Une maman glisse à sa voisine : « A Gennevilliers, ils sont seulement dix-huit par classe, tu te rends compte ? ».

La directrice de l’école s’adresse très posément aux parents mobilisés : « Je vous demande de ne pas perturber trop longtemps la rentrée des enfants. » Une occupation symbolique est décrétée jusqu’à neuf heures. « On refuse cette fermeture ! », lance Nina Boumellah à l’assemblée des parents réunis dans le préau. « A Saint-Denis, les parents sont conscients, les parents n’acceptent pas tout ! On veut que les enseignants travaillent dans de bonnes conditions, on veut que nos enfants réussissent, on veut en faire des ingénieurs, des médecins… »

Au micro de France Inter, qui s’est déplacé pour couvrir cette rentrée mouvementée, Mounir Othman expose les raisons du mouvement, et notamment la dégradation des relations avec l’inspection académique : « Leurs calculs ne sont pas bons, ils ne connaissant pas la réalité de nos écoles. On avait prévenu l’inspectrice, elle n’a pas voulu nous écouter. » Il y a aussi la question de la prise en charge des élèves en difficulté : dans cet établissement comme dans beaucoup d’autres de la ville, il n’y a plus d'enseignants spécialisés chargés de l'aide à dominante pédagogique (maître E) et rééducative (maître G).

Il est 9h, les parents tiennent leur promesse et replient les banderoles pour laisser démarrer l’année scolaire. Le message est passé : « On est vigilants. On est là. »


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