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Logement / insalubrité
/ Les limites du PNRQAD (plan de rénovation du centre-ville)

Nom ou initiales: 
Copros Libres Saint-Denis

Voici les limites du PNRQAD (le plan de rénovation du centre-ville) mis en place par la Mairie de Saint-Denis, dans le cadre de la lutte contre l'insalubrité :

- Le dispositif PNRQAD n'est pas destiné directement aux propriétaires de logements mais aux syndicats des copropriétaires qui décident de réaliser des travaux de rénovation dans leur immeuble dans un périmètre défini par la Mairie.

- Les subventions de la Mairie n'arrivent qu'une fois les travaux terminés. L'argent est directement versé sur le compte du syndicat des copropriétaires. La plupart des comptes bancaires n'étant pas séparés, l'argent est "récupéré" par les syndics de copropriétés et par conséquent, les propriétaires ne voient pas directement les effets positifs de ce dispositif, ni l'argent des subventions.

- Les travaux sont peu surveillés par le cabinet d'étude Urbanis. En cas de malfaçons de la part des entreprises du bâtiment, il n'existe aucune aide juridique pour les propriétaires. Il n'y a pas de conseil architectural au cours du chantier et ils ne proposent pas d'entreprises compétentes pour la réalisation des travaux, ni d'architectes indépendants des syndics.

- Le dispositif PNRQAD est avant tout financier. Les propriétaires à Saint-Denis ont avant tout besoin de conseils juridiques et architecturales pour pouvoir lutter contre des syndics indélicats qui entretiennent l'insalubrité des immeubles, afin de racheter des lots à bas prix.
Une lutte contre l'insalubrité à Saint-Denis ne peut être efficace que par la révocation des syndics de Saint-Denis qui gèrent la presque totalité des immeubles de Saint-Denis. Le PNRQAD n'a jamais permis de lutter contre l’insalubrité et il permet aux syndics de recevoir de l'argent sans contrôle.

Rappel des différents articles publiés sur le JSD, à propos du PNRQAD :

http://www.lejsd.com/content/la-ville-au-chevet-des-copropri%C3%A9t%C3%A...
http://www.lejsd.com/content/la-requalification-va-bon-train
http://www.lejsd.com/content/le-pnrqad-six-ans-apr%C3%A8s
http://www.lejsd.com/content/la-lutte-avance

Logement / insalubrité

Réactions

Bonsoir
Cet article me fait réagir étant donné que je suis concernée par le PNRAQAD. Premierment Vous attaquez Urbanis sur un élément un peu léger. Nous sommes accompagné depuis peu et nous voyons son engagement. En second lieu l,argent dès subventions est attribuée à la copropriété et non pas au syndicat de copropriété. . Ce subventions ne sont pas celle de la Marie mais celles dôrognanismes ANAH et autres dans certains cas. Le conseil syndical a un rôle pivot dans la gestion en choisissant son syndic et en suivant ses activités. Troisièmement le chantier est du ressort de la copro rapprise et du maître d'œuvre qu'elle aura choisi . Le conseiller technique doit s'assurer de la cohérence des devis.
vous avez peu investi avant d'écrire sur ce sujet.
Cordialement Agnes Grimoin

L'argent des subventions est attribué au syndicat des copropriétaires, ce qui signifie donc bien qu'il est attribué à la copropriété : nous disons exactement la même chose vous et moi. Ensuite, vous n'êtes pas sans savoir que, dans un grand nombre d'immeubles, le Conseil Syndical ne joue pas son rôle de contrôle du syndic : bien souvent, les Conseils Syndicaux sont verrouillés par les marchands de sommeil, les commerces défendant leurs intérêts personnels, ou les bailleurs SCI défendant également leurs intérêts personnels. Si le Conseil Syndical avait bien joué son rôle dans les immeubles, alors un grand nombre d'immeubles ne serait pas arrivé dans l'état d'insalubrité qui est le leur. Du coup, le Conseil Syndical, bien souvent, laisse faire le syndic dans sa gestion, donc le syndic décide de tout. Ce qui peut fonctionner si le syndic est bon. Mais, dans un grand nombre de cas, les syndics sont indélicats, et si le PNRQAD repose essentiellement sur le bon vouloir des syndics, et leur bonne gestion, alors les copropriétés prennent un gros risque. Pour votre information, des syndics de Saint-Denis ont déjà planté à plusieurs reprises les aides aux travaux et subventions de différents organismes, ce qui a complètement planté les copros. Donc ce risque existe aussi dans le cadre du PNRQAD. En gros, on laisse les syndics gérer l'argent du PNRQAD, sans contrôle, car malheureusement, dans un grand nombre de cas, les Conseils Syndicaux sont dépassés ou ne sont pas assez investis pour contrôler efficacement l'action de leurs syndics. Si le syndic est bon, ça peut aller. Si le syndic est mauvais, et ça arrive fréquemment, alors ça ne peut pas fonctionner correctement. Le PNRQAD dans ce cas risque de n'être qu'un pansement pour soigner une grosse blessure. Or, pour qu'une blessure soit guérie, un pansement ne suffit pas, il faut s'attaquer au fond du problème : syndics véreux et marchands de sommeil... Si ces éléments ne sont pas supprimés, le PNRQAD ne servira que de pansement. Mais le PNRQAD ne pourra en aucun cas régler les problèmes d'insalubrité sans fin à Saint-Denis.

Acteur depuis sa création du collectif de Saint-Denis dit "Copros Libres", je ne peux pas partager ce qui a été écrit au nom de ce collectif à propos du PNRQAD de Saint-Denis. Car de deux choses l'une. Ou ces accusations portées sur la place publique (le JSD a cru bon de les publier également dans son édition papier) sont fondées. Son auteur disposerait donc d'éléments probants qui doivent alors être divulgués afin que si défaillances il y a eu lors de la réalisation de la première tranche du PNRQAD, celles-ci fassent l'objet des investigations et décisions nécessaires, afin qu'elles ne puissent pas se reproduire lors de la nouvelle tranche du PNRQAD à venir. Or depuis les débuts de son existence il y a près de quatre ans, notre collectif n'a, à ma connaissance, jamais eu à connaître de telles défaillances. Par ailleurs, je ne me souviens pas qu'il en ait été fait état lors des réunions publiques relatives au PNRQAD. Il faut donc envisager la deuxième branche de l'alternative, c'est-à-dire que les accusations portées par son auteur sont totalement infondées. Si c'est le cas, libre à lui (encore que!) mais pas au nom d'un collectif qui s'est efforcé de travailler de manière avisée et rigoureuse dans l'intérêt de nombreuses copropriétés de Saint-Denis confrontées à des défaillances de gestion, des plus courantes aux plus graves.

Jean-Yves, je crois qu'il faut replacer les choses dans leur contexte. La tribune plus haut pose des questions sur l'efficacité réelle du PNRQAD. Cette tribune a été largement approuvée au sein du collectif Copros Libres Saint-Denis. Il ne s'agit pas de remettre en cause le PNRQAD et de jeter le projet à la poubelle. Pour autant, il s'agit de s'interroger sur son efficacité réelle : le PNRQAD a t-il permis de réduire l'insalubrité à Saint-Denis ? A t-il permis de réduire le nombre de marchands de sommeil à Saint-Denis ? A t-il permis de lutter contre les syndics véreux à Saint-Denis ? Autant de questions que les copropriétaires sont en droit de se poser. Je tiens à préciser que je ne suis pas l'auteur de cette tribune, mais j'en approuve le contenu, et je ne suis pas le seul à en approuver le contenu. Pour terminer Jean-Yves, je tiens à repréciser quelques points : le collectif Copros Libres Saint-Denis a rédigé une lettre ouverte au Préfet de Seine-Saint-Denis, il y a de cela quelques mois maintenant : ce courrier a reçu de nombreuses signatures. Tu as fait le choix de ne pas signer ce courrier, c'est ton droit de ne pas être en accord avec cette démarche. Toutefois, cette démarche a été prise collectivement, et a reçu de nombreuses signatures. Tout comme cette tribune s'interrogeant sur l'efficacité réelle du PNRQAD. Je rappelle que notre courrier collectif envoyé au Préfet a été cité à l'Assemblée Nationale par le Député de Seine-Saint-Denis, Alain RAMADIER. Voir son intervention ici : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5392963_5a5e03cf428f9.1ere-se... Rappel du courrier adressé au Préfet : http://www.lejsd.com/content/courrier-%C3%A0-destination-du-pr%C3%A9fet-...

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