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Grand nettoyage à Franc-Moisin
/ Les habitants retroussent leurs manches

Dimanche 22 octobre, une vingtaine d’habitants et d’acteurs locaux ont nettoyé la cité. Une première opération qui vise à sensibiliser les riverains au respect de leur environnement.
Dimanche 22 octobre, une partie de l'équipe de courageux qui a procédé au nettoyage du quartier.
Dimanche 22 octobre, une partie de l'équipe de courageux qui a procédé au nettoyage du quartier.

« On est des habitants. On en a marre, on nettoie ! », lance Adjera Lakehal-Brafman à trois garçons qui passent là par hasard. Gilet jaune sur le dos, balai à la main, la directrice de l’association Femmes de Franc-Moisin ramasse en équipe les détritus sur son chemin. Ce dimanche 22 octobre après-midi, comme elle, ils sont une vingtaine d’habitants et d’acteurs locaux à participer à une opération de grand nettoyage, écumant les allées, les buissons et les recoins de leur cité. 

Ils ont collecté de tout : canettes, bouteilles, emballages en tout genre, vaisselle de cuisine, quelques pneus, une roue de voiture, un Vélib cassé… Des fenêtres d’immeuble, certains jettent des mégots de cigarette, des cotons-tiges usagés et même des couches-culottes. « Les gens ne pensent pas à leurs voisins ! », s’agace cette retraitée.

« On refuse l’abandon et la dégradation de notre quartier », soutient Diangou Traoré, de l’association Franc-Moisin Citoyenne (FMC), à l’origine de l’initiative. Avec d’autres, cette native de la cité a amalgamé la volonté d’habitants, qui pour certains avaient déjà mené des actions similaires. Les deux bailleurs, Plaine Commune Habitat et Logirep, les ont soutenus en fournissant du matériel. Venus bénévolement, des gardiens et des responsables de PCH, dont son directeur général Sébastien Longin, ont aussi donné un coup de main, tout comme l’élu Bally Bagayoko.

« Parce qu’on est dans le même bateau »

Pour les initiateurs de ce projet, les pouvoirs publics – la Ville et Plaine Commune d’un côté, les bailleurs de l’autre – sont responsables de la propreté, mais la population peut aussi être acteur à part entière. « On est dans un quartier abandonné et maltraité. Si l’institution te fait la leçon, tu as envie de lui dire merde, pose Christel Husson, militante associative. C’est bien que ce soit des habitants qui parlent à d’autres habitants. Parce qu’on est dans le même bateau, on le fait pour nous-même. »

Adjera Lakehal-Brafman parle « d’éducation populaire » qu’il faut répéter dans le temps. Elle préconise aussi « l’accompagnement au changement » de la part des décideurs. Elle donne pour exemple la mise en place cette année des nouveaux conteneurs enterrés et de la collecte sélective : la population n’a pas été formée à leur bon usage. Le collectif veut maintenant répéter l’initiative tous les deux à trois mois. « Ce n’est pas une seule action qui va changer certaines habitudes », souligne Diangou Traoré, qui espère voir encore plus de monde lors de la prochaine opération. Rendez-vous en décembre ou en janvier.

Aziz Oguz

Réactions

si chacun y mettait du sien la ville serait bien plus propre, c'est vraiment incroyablement désagréable de se promener ou de devoir marcher sur des trottoirs jonchés de déchets et d'ordures en tout genre, des poubelles ouvertes fouillées où les effets personnels des gens deviennent visibles et s'exposent à la vue de tous, les enfants y compris. Je salue cette initiative et qu'elle se multiplie pour aider notre ville à devenir un environnement plus vivable.

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