Cultures

École Langevin et collège Barbusse
/ Les élèves sur les traces de Blanche-Neige

Jeudi 4 mai, au TGP, ils donnaient un spectacle qu’ils ont imaginé à partir du conte des frères Grimm et de versions antérieures du Liban et de Grèce. L’aboutissement d’un projet pédagogique ambitieux mené avec deux comédiennes.
Les écoliers de Langevin sur la scène du TGP, jeudi 4 mai
Les écoliers de Langevin sur la scène du TGP, jeudi 4 mai

 


De Blanche-Neige, tout le monde connaît le dessin animé de Walt Disney, adapté à partir du conte publié par les frères Grimm. Mais l’origine de la légende est plus lointaine encore. « Dans le monde entier, on trouve des histoires qui se ressemblent, avec des différences, raconte la comédienne Aude Pons. Il y a toujours un enfant jalousé, qu’on menace de tuer, et qui est chassé ou doit s’exiler. L’enfant part, rencontre des protecteurs — selon les versions : nains, ogre ou dragon… — puis, après avoir failli mourir, quelqu’un qui va l’aider à grandir. C’est l’essence de ce conte, sa structure. »

Aude Pons et Natacha Dubois, de la compagnie Infini Dehors, ont créé De quoi conter à l’infini, un objet théâtral et pédagogique autour du conte type dont Blanche-Neige est une des variantes. En octobre, elles ont joué cette forme courte à l’école Langevin. « Ça a été le point de départ de notre projet », raconte Xavier Nicolas, le directeur de l’école.

À partir de versions du conte venues du Liban et de Grèce, les élèves de CM1 ont poursuivi un travail d’écriture (haïkus, cadavre exquis…) avec leurs enseignants pour aboutir à une nouvelle mouture du récit. Les CM2, quant à eux, ont retravaillé la version des frères Grimm. De plus, une classe de 6e du collège Barbusse a mené de son côté un travail en vidéo. Sa projection est venue s’incorporer à la restitution théâtrale des ateliers des écoliers de Langevin.

93 petits êtres sur les traces de Blanche-Neige, c’est le nom du spectacle, a été donné au Théâtre Gérard-Philipe, jeudi 4 mai, sur la scène de la salle Roger-Blin, sous la direction des deux comédiennes. L’aboutissement d’un projet pédagogique ambitieux qui a été rendu possible par le soutien du TGP, de la Fondation de France,  de la DSDEN 93 et de la Ville de Saint-Denis.

« Le théâtre c’est une façon d’apprendre : les élèves ont travaillé l’écriture, ils ont assisté à des pièces, ils ont visité les coulisses du TGP… », explique le directeur de l’école Langevin, qui rêve d’inscrire le projet dans l’identité du réseau d’éducation de son établissement. Pourquoi pas, à terme, un parcours théâtral inter-niveaux, qui irait de l’école primaire jusqu’au lycée Paul-Éluard, qui a déjà prêté son amphithéâtre pour des répétitions ? « Si les partenaires nous suivent, le projet continuera l’an prochain. »


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