À la une En ville

112 Avenue Ambroize-Croizat
/ Le site de l’ancien Christofle joue les prolongations

Après les expulsions de l’an dernier, le site Christofle est à nouveau ouvert à des artistes, artisans et autres locataires avant le chantier de réhabilitation projeté dans dix mois.
Le site de l'ancien Christofle à nouveau ouvert aux artistes, artisans et autres locataires
Le site de l'ancien Christofle à nouveau ouvert aux artistes, artisans et autres locataires

Des locaux d’activités de 20 à 225 m2 pour des loyers annuels à partir de 30 euros le m2 . L’offre est alléchante. D’autant que le site est à portée des transports en commun, et que ses bâtiments en brique rouge lui confèrent un certain cachet.
Diffusée depuis la fin août, l’annonce apparaît d’autant plus surprenante que ces locaux sont ceux de Christofle, l’ancienne orfèvrerie située au 112 avenue Ambroise-Croizat et promise depuis deux ans à une refonte en profondeur.
L’an dernier, des procédures d’expulsion y étaient d’ailleurs engagées par le nouveau propriétaire, le groupe immobilier Quartus.

De fait, la plupart des locataires, artistes, artisans et chefs d’entreprise, ont quitté les lieux depuis les premiers départs en août 2017. Mais sur les 23 qui travaillaient là depuis une quinzaine d’années, du moins pour les anciens, 6 ont obtenu de rester sur place. Où ils cohabiteront donc avec les nouveaux venus, avant l’évacuation générale prévue pour l’heure au 3 juin 2019. « Il s’agit d’un temps d’expérimentation, pendant dix mois, pour tester dans ce lieu des nouveaux usages. L’idée étant d’y faire renaître des activités créatives et productives », explique Laure Colliex, directrice générale de Manifesto, la société de conseil mandatée par Quartus pour dessiner les contours de cette future cohabitation et pour l’orchestrer.


Pubs et émissions de télé

D’après l’appel à candidatures, confié à La Belle Friche, société spécialisée dans les espaces éphémères, sont attendus « artistes, créateurs, agriculteurs et cuisiniers » qui souhaitent s’inscrire dans un projet de « vie en collectivité » et
« d’organisation collaborative ».
Sur les 20 000 m2 du site, 1 700 m2 seront mis à leur disposition. Soit une vingtaine de locaux, de 12 à 225 m2 , disposés en longères, les uns en bon état, les autres avec « des travaux à prévoir ». Les halles aux plus beaux volumes étant toujours réservés à des enregistrements de pubs ou d’émissions télé, comme il s’en tourne depuis des années. Parmi les locataires rescapés de la vague d’expulsion, on s’interroge. « Ils vont relouer à des tarifs bien inférieurs à ceux qui étaient pratiqués. On était dans les 160€ le m2 par an ! »

Quant au projet de réhabilitation, confié aux architectes de l’agence Reichen et Robert, « on a eu l’écho que ça resterait une zone d’activités où on pourrait rester, rapporte le fondeur d’art Frédéric Ducros. Mais à quel prix ? C’est le problème ».

Réactions

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Ce champ nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur