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Appel à mobilisation
/ Le papa menacé d'expulsion libéré !

Placé en centre de rétention depuis le 22 janvier, Souleymane Doumbia, l'un des sans-papiers parrainés par la Ville et Plaine Commune et père d'une petite fille de deux mois vient d'être libéré, à la veille de son expulsion, programmée ce samedi 10 février. Un rassemblement est organisé par son comité de soutien ce vendredi soir à 17h en mairie de Saint-Denis pour l'accueillir et célébrer sa libération.
Manifestation d'un collectif de sans-papiers à Saint-Denis. (archives)
Manifestation d'un collectif de sans-papiers à Saint-Denis. (archives)

Mise à jour à 15h45 : « Souleymane Doumbia est libre ! Il vient d'être informé qu'il devait rassembler ses affaires et qu'il pouvait sortir ! », a-t-on appris ce vendredi après-midi auprès de son comité de soutien. « C'est le résultat des interventions nombreuses qui ont eu lieu de la part des soutiens, des élus, de son parrain, pour exiger sa libération. » Le rassemblement iniatialement prévu ce soir devant la préfecture de police de Paris n'a évidemment plus lieu d'être, mais un nouveau rendez-vous « pour fêter sa libération » et « l'accueillir lui et sa famille » a été fixé à 17h en mairie de Saint-Denis.


 

Ce vendredi 9 février à 10h45 : Habitants, élus, militants associatifs appellent tout un chacun à se mobiliser pour empêcher l'expulsion de Souleymane Doumbia. Ce ressortissant ivoirien a été arrêté le 21 janvier lors d'un contrôle routier et est enfermé depuis au centre de rétention de Vincennes, sur la base d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de police de Paris.

Son expulsion est programmée ce samedi 10 février à 16 heures au départ de l'aéroport de Roissy. Sa compagne, en situation régulière, et lui, viennent d'avoir une petite fille âgée de seulement deux mois. 

Ce monsieur fait partie du collectif 57/59 avenue du Président Wilson. Il est aussi l'un des 93 sans-papiers à avoir bénéficié de la cérémonie de parrainage républicain organisée le 26 octobre 2017 par la Ville et Plaine Commune.  Accompagné et soutenu dans sa démarche de régularisation auprès des services préfectoraux, son dossier pouvait prétendre à une décision favorable d’admission au séjour. « Le dossier de régularisation de M. Doumbia, en France depuis 7 ans, en cours d’examen à la préfecture de la Seine-Saint-Denis, semblait avoir toutes les chances d’aboutir, indiquent ses soutiens. S’il est expulsé, la cellule familiale qu’il a construite en France sera littéralement broyée puisqu’elle ne pourra pas se reconstruire ailleurs et la petite Mariam sera privée de son père. »

Pour obtenir sa libération, une pétition a été lancée en ligne par RESF (réseau éducation sans frontières), qui appelle également à interpeller par tous les moyens le préfet de police de Paris par téléphone, fax, mail, qui «  peut encore arrêter cette décision inadaptée et inhumaine »

Pour demander l’annulation de cette OQTF et le maintien de M. Doumbia sur le territoire français, en accord avec la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, dont la France est signataire et laquelle prévoit que « l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale », une délégation va tenter de rencontrer le préfet de police de Paris ce vendredi soir.

Ses soutiens appellent à un rassemblement ce soir à 18 heures devant la préfecture de police de Paris et donnent rendez-vous à 17h45 à la station de métro Cité à Paris ou à 16h45 au métro Porte de Paris pour un départ de Saint-Denis. 


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Réactions

il me semble avoir lu qu'il avait été libéré. si c'est le cas heureux dénouement.

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