En ville En bref

Devant le 15 place Victor-Hugo
/ Le DAL en marche contre « les bailleurs voyous »

Suite aux révélations de Mediapart, l'association Droit au Logement organisait mercredi 7 juin un rassemblement pour faire valoir le droit des locataires victimes de l'insalubrité et des marchands de sommeil.
Le 7 juin, rassemblement à l'appel du DAL devant le 15 place Victor-Hugo.
Le 7 juin, rassemblement à l'appel du DAL devant le 15 place Victor-Hugo.

« Pas de marchand de sommeil à l’Assemblée » est le message porté mercredi 7 juin lors de la marche organisée par le DAL (Droit Au Logement). Ce rassemblement trouve son origine dans l’article du site d’information Mediapart qui apportait le 29 mai des preuves selon lesquelles Véronique Avril, candidate-députée LREM dans la seconde circonscription de la Seine-Saint-Denis, aurait acheté puis loué à une famille un appartement dans un immeuble déclaré en péril et interdit à l’habitation depuis 2004.

Défendre les droits des locataires

Cette activité comparable à celle d’un marchand de sommeil représente un délit qui peut être puni par la loi à la hauteur d’une année de prison et de 30 000 euros d’amende, ce qui pose évidement le problème de l’éthique dans le domaine politique. Certaines personnes telle que Jocelyne Rousseau, médecin généraliste, sont présentes pour défendre l’image de la candidate-députée, considérant les « panneaux injurieux » dispersés dans la ville comme « une honte ».

Outre l’enjeu politique que représente cette affaire à quelques jours du premier tour des élections législatives, elle constitue avant tout une grande menace pour les droits des habitants de logements indignes et donc un enjeu social, comme le revendiquent et le chantent les 150 militants rassemblés pour cette cause à travers leur slogan « Bailleurs voyous en prison, et locataires relogés ».

La marche, menée par le militant politique Jean-Baptiste Eyraud, débute symboliquement devant l’immeuble du 15 place Victor Hugo, où il fait un état des lieux de la situation, en rappelant les droits relatifs au logement, mais surtout le fossé persistant entre ce que sont ces droits en théorie et ce qu’ils sont dans leur application, avec la pression des bailleurs alimentant la peur des locataires de se retrouver sans logement.

Cette marche prend une double dimension, un double enjeu : dénoncer les actions passées illégales de Véronique Avril et lutter contre l’insalubrité de manière plus globale et sans connotation politique, en manifestant également contre les autres propriétaires du 15 place Victor Hugo.

Installé avec sa famille dans une cave

Le rassemblement prend alors un autre tournant : une atmosphère plus personnelle et plus touchante s’installe autour de la parole d’une victime de marchand de sommeil qui témoigne de sa situation. Il loue une cave dans une commune en Seine-Saint-Denis où il vit avec son fils et sa femme et attend depuis plusieurs semaines la signature d’un arrêté qui déclarerait ce logement interdit à l’habitation et entrainerait son relogement. Ce témoignage est scandé par des cris d’indignation clamés par les militants, où l’on peut entendre les termes de « honte » ou de « criminels », qui rendent compte de la force de cette cause, de son urgence et de son importance pour les habitants de la ville de Saint-Denis, où les cas de logements insalubres sont fréquents.

La suite de la marche se fait dans les rues de la ville où des logements déclarés en péril se tiennent encore, et semblent être malgré tout habités. Faire connaitre les droits relatifs au logement par tous est la première étape à franchir par les habitants pour pouvoir se défendre : cette marche est donc le reflet d’un combat social majeur contre l’insalubrité à Saint-Denis.

Maya Mazzacane (stagiaire)


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