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Création
/ Le Bel Air Sounds, label d’avenir

Ils sont cinq et ont pour ambition de créer des passerelles entre les producteurs musicaux et les designers de mode. Parmi eux, Karl Die, jeune dionysien au look rétro dénicheur de tendances.
Romaric (gauche) et Karl (droite) mixent lors d'une soirée organisée au Social Club (aujourd'hui Le Salo)
Romaric (gauche) et Karl (droite) mixent lors d'une soirée organisée au Social Club (aujourd'hui Le Salo)

Ils sont jeunes, ambitieux et conçoivent des soirées dans des lieux courus de la capitale. Leur credo ? Créer des passerelles entre producteurs musicaux et designers de mode à travers leur label. Leur nom ? Le Bel Air Sounds. « Ce que l’on veut, c’est habiller un mouvement et  à terme créer notre propre courant musical », lâche Romaric Aaron Gouali, le fondateur du projet. Il est épaulé dans sa démarche par Karl Die, jeune de Saint-Denis au look rétro détonnant et totalement assumé. Blouson en cuir sur les épaules, jean rehaussé et col roulé noir bien cintré, Karl traîne sur le pavé dionysien jusqu’à ses spots préférés, un son tribal-house teinté de voguing dans les écouteurs, « le style Jumanji » comme il l’appelle. Un côté hipster, diront certains, savant, diront d’autres. Peu importe.

Du haut de ses 23 ans, Karl supervise clips et visuels, se charge de « dénicher les tendances », fouine l’Internet avec ses comparses à la recherche de nouvelles pépites sonores et une fois installé derrière les platines, partage ce qu’il aura glané avec son équipe. Alexia Petit (en charge du design), Pierre Grévoul (responsable street-art) et Djim Orous (le vidéaste) complètent la bande. « On ne se considère pas comme DJ, mais plutôt selectors. Le DJing c’est un art à part entière, précise-t-il. Cela fait trois ans que l’on existe, on a eu le temps de jauger le public qui pourrait être touché par notre style musical. À la base, on voulait promouvoir la UK Bass puis la Future Bass. Mais on commence à s’en détacher. » « On va aiguiller les gens selon notre vision de la house et de la world music avec une identité club », poursuit Romaric, qui est aussi le « responsable musical ».

Fans de Bass Music, terme qui englobe de nombreux sous-genres, les cinq membres du Bel Air se sont fait un nom dans le monde hermétique du clubbing parisien. Cézaire, fer de lance du label Roche Musique et un ami du crew, leur a mis le pied à l’étrier. Et depuis, à l’instar des collectifs de diggers qui ont pullulé ces dernières années, le Bel Air Sounds a pris de l’ampleur très rapidement enchaînant les DJ sets dans les clubs branchés de Paris comme l’ex-Wanderlust, devenu les Nuits Fauves, la Machine du Moulin Rouge ou encore le Social Club, aujourd’hui rebaptisé le Salo.

Lifestyle

« L’an passé, on puisait beaucoup dans les codes vestimentaires des années 1990. Mais maintenant on veut tendre vers quelque chose d’unisexe, de sobre, épuré, futuriste presque », racontent les deux acolytes Karl et Romaric. En stand-by depuis quelques mois, le Bel Air Sounds relance la machine avec un nouveau concept. Le collectif s’apprête à sortir une série de clips en partenariat avec des marques de jeunes designers tel que Untitled. La jeune firme a participé au clip Agartha (paru le 5 février) du producteur parisien Dehousy qui vient de signer sur le label, tout comme le duo roumain ARME. « Ces clips sont nos cartes de visite », estime Romaric. « Pour chaque mouvement musical, il y a eu une appartenance vestimentaire, un esthétisme, comme l’a été le mouvement punk ou hip-hop qui étaient très codifiés », explique Karl Die.

Le distributeur digital Believe Music se charge de mettre en avant le catalogue (musical) du collectif sur les différentes plateformes de streaming. Leur 2e compilation, une mouture augmentée de la première baptisée Canicule, sortira le 2 mars.

 


Pour suivre leur actualité musicale et stylistique, direction leurs pages Soundcloud et Facebook


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